IsocarpraA crassicornis d'Orbigny
(PI. 31, fig. 3 a, b, c, d, e,f, g, h.)
T. tesiä subrotundatà, inflatà, inœquilaterä, concentricè irregularier rugoso-striatà; latere buccali brevi ; latere anali truncato ; umbonibus brevibus, approximatis. ( {n senioribus : umbonibus crassis, irregularibus, incæqualiter proeminentibus. )
Ceromya crassicornis, Agassiz, 1842, Études critiques, Myes., p. 36, pl. 8 Ê, fig. 5 à 10.
Isocardia crassicornis, d'Orbigny, 1850, Prod., t. 2, p. 137, n° 249 partim.
DiMENSIONS.
Longueur: . 4.004. RER een 2ectee tn 43 millim. Par rapport à la longueur : Largeur. ................. ........... 0,100 à 0,110 en = = PHAESENPO à 20000000000006000000608000000 0,85 Angle apicial......:.................................0.c...... 85°
Coquille arrondie, aussi large que longue, inéquilatérale, renflée sur sa partie médiane en suivant le diamètre de sa plus grande largeur, ornée de lignes d'accroissement peu régulières et inégales entre elles, plus large du côté anal que du
côté buccal qui est beaucoup plus court que l’autre ; crochets épais devenant irréguliers avec l’âge. Dépression transverse de chaque côté des valves, plus marquée du côté buccal, figurant un méplat un peu excavé du côté anal.
Moule lisse, marqué de rides concentriques plus ou moins apparentes, reproduisant les dépressions transverses de la coquille, surtout du côté buccal où la depression forme un véritable sillon partant du crochet et circonscrivant l'impression musculaire qui est très-marquée et bien plus apparente que l'impression anale. On voit du côté anal de-faibles traces de trois ou quatre côtes transverses intérieures. Impression palléale marquée.
Ogservarions. Celle espèce varie de forme suivant l’âge ; lorsqu'elle est jeune les crochets sont médiocres, puis ils se développent, se contournent, deviennent plus forts, plus épais, plus saillants; enfin dans un âge plus avancé, le diamètre transverse dépasse le diamètre longitudinal, et les crochets se font remarquer par leur grosseur, par un aplatissement irrégulier sur leur sommet et suriout par leur développement inégal, celui de a valve droite étant ordinairement le plus proéminent. Ce changement de forme de la coquille ne paraît pas s’opérer également et en même Lemps sur les deux valves; nous possédons du moins quelques échantillons sur lesquels l’inégalité de développement est très-curieuse à observer. Les seules parties de cette espèce qui conservent le même aspect à tous les ages sont la charnière etles impressions musculaires ; nous avons étudié plusieurs exemplaires de cette Isocarde et n'avons jamais observé la moindre variation dans ces parties essentielles de la coquille.
Cette espèce a été classée par M. Agassiz dans le genre Ceromya, mais son impression palléale entière et ses valves non bäillantes prouvent qu’elle ne peut pas être associée à ce genre.
M. d’Orbigny, daus son Prodrome, l'a rapportée au genre Isocardia ; nous avons suivi son exemple, mais nous devons faire remarquer qu'elle se rapproche des Cyprines par quelques-uns de ses caractères ; ainsi le facies des individus non déformés par l’âge rappelle beaucoup celui de la Cyprina regularis dont il sera question plus loin, quoiqu'ils soient plus tronqués et plus courts sur la région anale ; l’impression musculaire buccale très-marquée est d’ailleurs un caractère appartenant plutôt aux Cyprines qu'aux Isocardes. Ce qui nous a décidé à placer cette espèce dans le genre Isocarde, c’est l'étude de la charnière, ou du moins des impressions laissées sur le moule par cette partie de la coquille. On voit en effet entre les crochets des moules une double dent ou lame saillante, oblique, hori-
zontale, correspondant très-bien aux cavités qui reçoivent les dents cardinales obliques des Isocardes, et par contre, on ne découvre aucune impression des dents cardinales directes, qui sont ordinairement si bien marquées sur les moules des Cyprines. L’irrégularité des crochets ne pouvait être d'aucun secours dans cette discussion, car uous n'en connaissons d'exemple ni dans l’un ni dans l’autre de ces genres,
M. Agassiz, sous le nom de Ceromya crassicornis, a confondu deux espèces trèsdifférentes. L’une d'elles représentée par les fig. 5, 6, 7, 8, 9 et 10 de la planche 8 f de la monographie des Myes, est une véritable Isocarde, et c’est à elle que nous conservons le nom de crassicornis; l’autre représentée par les figures 1, 2, 3 et 4 de la même planche, est une Jsoarca, comme nous le démontrerons plus loin. Nous faisons cette séparation avec d’autant plus de sécurité que M. le professeur Favre a mis à notre disposition les exemplaires originaux figurés et décrits par notre savant ami.
Locazirés. Nous possédons plusieurs exemplaires de cette espèce provenant du Saxonet et du Reposoir.
ExpLicATION DES FIGURES. PI. 51, fig. 5 a, Isocardia crassicornis non déformée. Fig. 5 b, c, moule d’un individu plus jeune, déjà inéquivalve, mais à crochets encore courts. Fig. 5 d, e, moule d’un individu adulte, inéquivalve et à crochets déformés Fig. 5 f, g, k, moule d’un individu équivalve régulier,
2me Fame : ASTARTIDES.
( Astartides et Carditides d'Orbigny.)
CaracrÈères. Coquille entièrement fermée, ordinairement épaisse, inéquilatérale, équivalve. Charnière forte, munie de grosses dents cardinales. Impressions musculaires plus ou moins arrondies, la buccale étant souvent double. On en observe quelquefois une petite au fond de la valve sous le crochet.
Ces coquilles diffèrent de celles de la famille des Cardides par l'absence des dents latérales, par leur forme plus inéquilatérale, et souvent par la duplicité de l'impression musculaire buccale. Elles ont ordinairement la même forme générale que les Cythérides et ont été fréquemment confondues avec elles ; mais elles s’en distinguent par leur impression palléale enüière.
Quoique nous ayons en général tâché dans ce mémoire de changer le moins possible la classification admise, parce qu'il nous semble que des remaniements de ce genre doivent être réservés aux ouvrages généraux, nous n'avons pas pu conserver les deux familles indiquées par M. d'Orbigny sous le nom de Carditides et d’Astartides, ainsi que nous l'avons déjà annoncé. Ce savant paléontologiste base en effet presque entièrement leur distinction sur l'impression musculaire buccale qui est double, suivant lui, dans les Astartides, et simple dans les Carditides. Il place dans cette dernière famille les Cyprina et les Cardita. Or, la plupart de ces dernières ont une impression buccale très-évidemment double, et dès-lors il ne reste aucun motif appréciable pour les éloigner des Astartides. Nous avons donc préféré les réunir en une seule famille qui nous paraît tout-à-fait naturelle et qui comprend parmi les
genres que nous avons trouvés dans nos grès verts les Oris, Asrarre, Carpira et CypriNa.
432 MOLLUSQUES FOSSILES GENRE OPIS Defrance.
Caracrères. Coquille très-épaisse, cordiforme. Crochets trèsgrands. droits et saillants. Charnière forte, composée sur chaque valve d’une cavité et d’une dent. Ligament extérieur.
Ces coquilles qui ne sont connues qu’à l’état fossile paraissent spéciales aux terrains Jurassiques et crétacés.
Nous en avons trouvé deux espèces. dont une était déjà décrite.