OsrTrEA narpa Goldfuss
( PI. 49, fig.2 a, b, c.)
O. testà ovato-oblongä, subarcuatà ; valvà superiore concava, radialim strialocostatà, externè incrassatà el longitudinaliter undato-lamellosà ; valv4 inferiore con-
vexiusculà, subcarinalà, concentricè striatà, costis inæqualibus, rotundatis,subradiantibus ornalà ; umbone laterali, involuto.
Ostrea harpa, Goldfuss, 1834, Petref. Germaniæ, pl. 87, fig. 7.
Id. Roemer, 1841, Kreidegeb., p. 48, n° 10.
1d. Forbes, 1844, Quart. Jour. ofthe Geol. Soc., t. 1, p. 250, pl. 3, fig. 12, Id. Leymerie, 1842, Mém: Soc. Géol. de France, t 5, p. 28.
DA NE Re nee ea ce ne D ee En ete choco ete 19 millim.
Coquille ovale, allongée, un peu arquée. Valve supérieure ornée de rides et de petites côtes, confusément rayonnantes, concave au milieu, amincie sur le bord anal, relevée et épaissie du côté buccal où son bord est marqué de rides lamelleuses ondulées. Valve inférieure excavée, mince, divisée en dessous par une carène mousse en deux parties inégales; elle est pourvue de rides concentriques et de côtes inégales arrondies dont quelques-unes se bifurquent ou se trifurquent près de leur terminaison; ces côtes partent du voisinage du crochet et de là divergent: quelques-unes restent sur le côté anal, la plupart passent sur la carène et vont
orner le côté buccal. L’extrémité palléale est un peu anguleuse; le sommet est adhérent et fortement contourné.
RapporTs ET DIFFÉRENCES. Très-voisine de l'O. flabella d'Orbigny, de l'étage cenomanien, elle ne s’en distingue que par sa forme un peu moins arquée, plus étroite et par la profondeur rélative plus grande de sa valve inférieure qui est ornée de plis plus réguliers. Elle est également voisine des jeunes individus de l'O. Boussingaultü de l'étage néocomien; elle en diffère toujours cependant par sa forme moins arquée, par les côtes plus nombreuses et moins grosses de sa valve inférieure, et par sa valve supérieure plus operculiforme. L’O. karpa parait d’ailleurs rester toujours plus petite.
Hisrorre. L'espèce que nous décrivons ici est certainement celle que MM. Leymerie et Forbes ont désignée sous le nom de ©. harpa et rapportée à l'O. harpa de Goldfuss. M. d'Orbigny nie l'existence de cette espèce, et rapporte les citations de MM. Forbes, Roemer et Leymerie à l'O. Boussmgaultü. I considère la figure de Goldfuss comme ne représentant qu'une jeune de l'O. flabella du même auteur, association qui paraît peu probable, car ces deux coquilles n’ont pas été trouvées dans le même terrain. Le résultat de l'opinion de M. d'Orbigny serait que l’espèce qui nous occupe se trouverait depuis le terrain néocomien inférieur jusqu’au terrain aptien. Nous avons donné ci-dessus les motifs qui nous empêchent d'admettre la réunion de l'O. harpa et de l'O. Boussingaullüi ; nous reconnaissons cependant que nous n’avons pas eu une série sufisante de cette dernière espèce à ses diverses âges pour arriver par la comparaison à une certitude complète.
LocaziTÉ. Les grès inférieurs de la perte du Rhône. Collections du Musée de Berne et du Musée de Genève.
Expricarron pes riçures. PI. 49, fig. 2 a, b, c, Ostrea harpa, de grandeur naturelle.