Navrnus Neckerranus Pictet
(PI. I, fig. 2 a, b, c, d.)
Nautilus cestà discoideä, subcompressä, transversim undulalo-sulcatà, suleis inœquulibus, umbilico mediocri, aperturä subrotundatà ; septis undulatis simplicibus ; siphunculo subcentrali (post mediam partem).
Drmensroxs. Diamètre des plus grands individus. .............. éme... 140 à 150 millim. Épaisseur par rapport au diamètre, moyenne..................... 0,62 Id. ; id. ETÉMÉSoSo0vco0o0c00bo0000000 0,56 à 0,66 Largeur de la bouche par rapport à la hauteur, moyenne. ......... 0,97 Id. id. EXTTÉMES ce. 0,75 à 1,15.
Diamètre de l’ombilic dans un individu de 145 millim. ............. 11 millim.
Coquille discoïdale, médiocrement comprimée, à dos arrondi, ornée de sillons profonds, dirigés en arrière à la partie dorsale, où ils forment, à tous les âges, un angle d’environ 105 degrés. Sur les côtés ces sillons s’infléchissent fortement en avant, puis forment en arrière une nouvelle sinuosité peu marquée avant d'arriver à l’ombilic vers lequel il sont toujours aussi profondément marqués. Quelques-uns d’entre eux (un sur deux ou trois) n’atteignent pas cet ombilic eL disparaissent au tiers de la hauteur. Ombilic médiocre. Bouche à peu près aussi large que haute, arrondie en avant, fortement échancrée par le retour de la spire ; sa plus grande largeur est à niveau de la partie antérieure de cette échancrure. Cloisons très-arquées. Siphon placé à peu près au milieu de la bouche, un peu plus près du retour de la spire que du dos.
RAPPORTS ET DIFFÉRENCES. Cette espèce a des rapports avec le Nautilus radiatus Sow.; mais elle s’en distingue facilement par les caractères suivants : 4° le AN. Neckerianus à l’ombilic beaucoup moins ouvert ; 2° son siphon est plus central ; 5° une partie de ses sillons s'arrêtent avant l’ombilic.
On ne peut d'ailleurs confondre cette espèce avec aucune de celles décrites par M. d’Orbigny comme se trouvant dans les grès verts; mais elle se rapproche bien plus du N. neocomiensis d'Orb. Elle me paraît toutefois s'en distinguer par sa forme moins comprimée, par ses sillons plus arqués et par leur inégalité.
Locariré. Le N. Neckerianus est l'espèce la plus commune à la perte du Rhône où elle acquiert une assez grande taille. J'ai pu en examiner un grand nombre d'échantillons, pris dans les diverses collections que j’ai indiquées plus haut.
Histoire. M. Alex. Brongniart ne cite point de nautiles dans les terrains de la perte du Rhône, mais il indique seulement une espèce indéterminée dans les grès verts des Fiz. Il n’a donc probablement pas connu le Nautilus Neckerianus. Je crois que les auteurs, qui après lui ont étudié les fossiles de ce gisement célèbre, n’ont pas eu des échantillons suffisamment bien conservés, et l’ont confondu avec le N. radiatus Sow.; c'est en particulier ce qui est arrivé à M. d’Orbigny. J'ai signaté plus haut les différences évidentes qui distinguent ces deux espèces. Le N. radiatus est probablement spécial aux craies chloritées et aux grès verts qui font partie du même étage géologique. Le N. Neckerianus au contraire caractérise le gault ou les grès verts de l’étage albien.
EXPLICATION DES FIGURES. Planche 1, fig. 2 a, N. Neckerianus vu de face et réduit de moitié; — fig. 2 b, le même vu de face; — fig. 2 c, une cloison de la forme la plus ordinaire ; — fig. 2 d, une autre cloison plus étroite.