Havwrres Desorranus Pictet
(PI. 12, fig. 8 a, bc.)
H. testà compressä, transversim costalà; costis tenuibus, æqualibus, ud later4 dorsi tuberculatis; aperturû compressä, ovali.
Druensrons.
Dametremesurédu dOS AUVENtrE 2. ee... 19 millim. Diamètre transversal par rapport au diamètre précédent........... BRUT 0,50
Coquille comprimée, ornée de côtes simples, peu saillantes, égales, légèrement obliques, un peu plus avancées sur le dos que sur le ventre, munies de chaque côté du dos d’un tubercule aigu; ce dos est en conséquence bordé de deux séries de tubercules, il est étroit etles côtes y sont presque interrompues; sur le ventre les côtes sont encore visibles mais plus faibles que sur les flancs; dix côtes sont comprises dans une longeur égale au grand diamètre qui leur correspond. Bouche ovale, deux fois aussi haute que large. Cloisons assez découpées; lobe dorsal large, un peu plus court que le latéral supérieur, fermé de chaque côté d’une grande branche terminée par trois rameaux et de deux petites branches simples; selle dorsale profondément divisée en deux parties elles-mêmes subdivisées; lobe latéral supérieur terminé par deux grandes branches dont chacune a trois rameaux et dont la plus rapprochée du lobe dorsal est la plus grande ; selle latérale semblable à la selle dorsale ; lobe latéral inférieur terminé par trois branches bifurquées ou trifurquées, un peu plus court que le latéral
supérieur ; selle ventrale profondément divisée par un lobe accessoire très-grand en deux parties elles-mêmes subdivisées ; lobe ventral plus court que le latéral inférieur, terminé par un petit prolongement médian et par deux branches latérales plus longues que lui.
RAPPORTS ET DIFFÉRENCES. Cette espèce ressemble beaucoup à l’H. Favrinus, mais elle me paraît en différer par sa compression plus grande, ses côtes moins saillantes, plus rapprochées et moins interrompues sur le ventre, et par ses tubercules du dos plus rapprochés. Les cloisons de l'A. Favrinus étant inconnues, il me reste quelques doutes sur la possibilité que ces deux espèces ne soient qu’une variété l’une de l’autre.
Elle a aussi quelques rapports avec l’H. ellipticus Mantell, mais cette dernière espèce est si imparfaitement connue, que je n’ai pas eu des raisons suffisantes pour admettre un rapprochement qui la ferait considérer comme se trouvant à la fois dans les terrains turoniens et albiens.
Locariré. L'H. Desorianus se trouve dans les grès verts de la perte du Rhône. (Collection du Musée académique.)
Je l’ai dédiée à M. Desor, habile collaborateur de M. Agassiz dans ses travaux sur les glaciers.
ExPLICATION DES FIGURES. Planche 192, fig. 8 a, H. Desorianus de grandeur naturelle ; — fig. 8 b, le même vu de face; —fig. 8 c, coupe transversale.