‹ Description des mollusques fossiles qui se trouvent dans les grès verts des environs de GenèveChapitre 64 sur 278 · Hamrres rLexuosus d'Orbigny · texte numérisé non relu

Hamrres rLexuosus d'Orbigny

(PI. 12, fig. 9, 10, 11, 19, 13 et 14.)

H. testà transversim obliquè costatà ; costis inæqualibus, his ad dorsum tuberculatis, illis simplicibus (4 vel 2) cum prœæcedentibus alternantibus ; aperturä ovali.

H. flexuosus d'Orbigny, Pal. fr. Terr. crét. t. 1, p. 535, pl. 131, fig. 14—16. H. canteriatus Brongniart dans Cuvier, Oss. foss. 4° édit. pl. 0, fig. 8 a, 6.

DimExsioNs.

Diamètre du plus grand individu, mesuré du dos au ventre ............. 21 millim. Diamètre transversal par rapport au diamètre précédent, moyenne. ...... 0,78

Id. id. extrêmes ....... 0,738 à 0,82

Coquille plus ou moins comprimée, ornée en travers de côtes obliques, plus avancées sur le dos, atténuées sur le ventre sans toutefois y disparaître tout à fait; les unes un peu plus élevées présentent de chaque côté du dos un tubercule saillant, les autres un peu plus basses et simples passent sur le dos sans former de tubercules; on trouve presque toujours une alternance régulière d’une côte tuberculée et d’une simple; rarement il n’y a que deux côtes simples, plus rarement encore il n’y en a point. Bouche un peu comprimée. Cloisons assez découpées; lobe dorsal d’un tiers plus court que le latéral supérieur, terminé par deux grandes branches subdivisées ; selle dorsale profondément partagée en deux parties elles-mêmes échancrées; lobe latéral supérieur terminé par quatre branches dont chacune présente ordinairement trois petites pointes; selle latérale ressemblant à la selle dorsale; lobe latéral inférieur un peu plus court que le latéral supérieur, terminé par trois branches semblables aux siennes ; selle ventrale échancrée par un lobe accessoire plus court que celui qui échancre les autres selles ; lobe ventral d’une longueur égale à la moitié du latéral supérieur et ter-

miné par trois rameaux simples et égaux.

OgsErvATIONS. Ce n’est pas avec une entière certitude que je rapporte cette espèce à l’A. flexuosus d'Orbigny, car ce savant paléontologiste décrit sous ce nom un petit hamite de G millimètres de diamètre, dans lequel les côtes simples sont toujours au nombre de deux entre les côtes tuberculées. Parmi les nombreux échantillons que j'ai observés, j'en ai peu vu de ce diamètre et dans la grande majorité il n’y a qu'une côte simple alternant régulièrement avec une côte tuberculée. Mes motifs pour admettre cette réunion se fondent principalement sur ce que ces alternances de côtes sont un peu irrégulières dans toutes les espèces et sur ce que la forme des côtes, leur direction, leur obliquité, et la position des tubercules sont tout à fait semblables dans l'échantillon figuré par M. d’Orbigny et dans tous les miens. La comparaison des cloisons pourra seule changer ces probabilités en certitude, quand on aura pu étudier celles des échantillons recueillis à Wissant (Pas-de-Calais), seule localité indiquée par M. d’Orbigny. Je trouve aussi de grands rapports entre cette espèce et l’H. spinulosus Sow. des grès verts du Blackdown. La description s'accorde tout à fait, sauf dans l’obliquité des côtes; ce dernier point m’a empêché d’admettre leur réunion.

Je crois que l’on doit réunir à cette espèce l’Æ. canteriatus Brongniart, établi sur un échantillon évidemment déformé par une anomalie individuelle de crois-

sance. J'ai donné une nouvelle figure plus exacte (pl. 42, fig. 13) de ce fragment qui fait partie de la collection de M. De Luc. Les côtes sont moins obliques et fort irrégulières, mais il est facile d'y reconnaitre la position des tubercules et l'alternance du véritable H. flexuosus. Il a été trouvé à la perte du Rhône.

Variérés. Je réunis aussi à cette espèce une variété assez remarquable (pl. 12, fig. 14), dans laquelle les flancs sont ornés de côtes qui se réunissent régulièrement deux par deux à des tubercules dorsaux plus grands que dans le type normal, et dans laquelle le dos est lisse; on pourrait croire au premier coup d’œail que cette forme de côtes doit indiquer l'existence d’une autre espèce ; mais elle est liée à la forme ordinaire par les transitions suivantes : dans quelques individus les côtes simples au lieu de passer sur le dos, s’affaiblissent en s’approchant de cette région et disparaissent presque totalement; dans quelques-uns, elles s’infléchissent un peu de côté vers la côte qui les précède; dans la variété décrite, cette inflexion devient une véritable réunion. Les cloisons de cette variété sont tout à fait identiques à celles que j’ai figurées et confirment la nécessité de la réunir à l'H. flexuosus.

RAPPORTS ET DIFFÉRENCES. Cette espèce se distingue facilement par ses tubercules sur un seul rang de chaque côté du dos, par ses côtes très-obliques et par le mode de leur alternance ; elle se distingue par ces deux derniers caractères des 4. Favrinus et Desorianus. Ses cloisons ont des rapports avec celles de cette dernière «espèce ; elles confirment cependant leur différence parce qu’elles ont le lobe dorsal plus court, le lobe ventral d’une forme très-différente, et le lobe accessoire qui échancre la selle dorsale beaucoup plus petit. L’H. flexuosus diffère de V'H. elegans par ses tubercules qui (sauf dans la variété) sont placés sur une seule côte et par le nombre des côtes simples.

Locauirés. L’H. flexuosus se trouve à la perte du Rhône, et au Saxonet. Le Musée académique en possède un exemplaire un peu plus comprimé, qui provient des grès verts de la vallée de Sixt.

ExPLICATION DES FIGURES. Planche 12, fig. 9 a, H. flexuosus de la perte du Rhône, individu jeune; — fig. 9 b, le même vu du côté du dos ; — fig. 9 c, le même vu du coté du ventre ; — fig. 9 d, coupe transversale ; — fig. 10 à, b, c, d, la même espèce du Saxonet; — fig. 410 e, cloisons du même échantillon; — fig. 11 a, b, fragment de la même espèce où les côtes simples ont en partie disparu ; —fig. 12 a, crosse postérieure de la même espèce, du Saxonet ; — fig. 126,

fragment de la même, vu du côté du dos; — fig. 15 a, H. flexuosus, individu déformé, décrit par M. AI. Brongniartsousle nomde . cantenatus; — fig. 15 b, le même vu du côté du dos; — fig. 14 a, b, I. fleæuosus, variété à côtes réunies.

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