‹ Description des mollusques fossiles qui se trouvent dans les grès verts des environs de GenèveChapitre 69 sur 278 · Hamires vircurarus Brongniart · texte numérisé non relu

Hamires vircurarus Brongniart

(PI. 14, fig. 1—10.)

H. testé compressà, transversim costatà; costis rectis, æqualibus, aculis, internè bifidis

(test deficiente interruptis); aperturà ovali, marginatà.

H. virgulatus Brongniart, dans Cuv. Oss. foss. pl. 0, fig. 6. Id. d’Orbigny, Pal. fr. Terr. crét. tome 1, p. 545, pl. 134, fig. 1—4.

DIMENSIONS

Diamètre mesuré du dos au ventre ............-................. 9 à 12millim. Diamètre transversal par rapport au diamètre précédent, moyenne. .... 0,85 Ia. 1 id. extrêmes ..... 0,76 à 0,92

Coquille allongée, plus ou moins comprimée, ornée transversalement, presque à angle droit, de côtes égales, étroites, peu saillantes, rapprochées, légèrement élargies sur le dos et se dédoublant sur le ventre en deux petites côtes qui y forment une ellipse allongée ; six à sept de ces côtes sont comprises dans la longueur d’un grand diamètre. Les moules ont des côtes un peu plus saillantes sur le dos et sur les flancs, mais ils sont au contraire parfaitement lisses sur le ventre, car les deux petites côtes n’y laissent aucune trace. Bouche arrondie ou ovale. Je n’ai pu voir les cloisons que très-imparfaitement ; le lobe ventral est court et terminé par cinq points obtuses à peu près comme dans l’H. Venetsianus; le lobe latéral inférieur n’est pas oblique et est terminé par trois branches; la selle latérale est trèslarge (beaucoup plus que les lobes) et est partagée profondément en deux parties elles-mêmes bilobées.

OgBservarIoNs. Cette espèce est remarquable en ce qu’elle présente une bouche (M. d'Orbigny dit que les Hamites n’en ont jamais), ce qui m'aurait fait douter qu'elle appartint à ce genre, si tous les autres caractères ne l’indiquaient pas d’une manière évidente. Cette bouche n’est d’ailleurs pas un accident, car je l’ai vue dans plusieurs échantillons; elle est composée de deux anneaux plus forts

que les côtes et un peu plus arqués en avant, séparés par un étranglement lisse et assez profond.

Si l’on compare la description que je viens de donner avec celle de M. d’Orbigny, on trouvera des différences importantes; je crois pouvoir les attribuer complétement à ce que ce savant paléontologiste n’a connu que des moules. Dans la plupart des échantillons, en effet, le test manque, et le ventre tout à fait lisse n'offre aucune trace de la bifurcation des côtes.

Hisrome. Cette espèce a été décrite pour la première fois par M. Alex. Brongniart; je ne suis toutefois pas certain que cet illustre géologue ait eu entre les mains l'espèce à laquelle M. d’Orbigny a conservé ce nom, car il dit: que les côtes sont plus écartées que dans l'A. rotundus et la figure montre ces côtes sur le ventre, caractère qui rappelle plutôt l'A. Charpentieri. Mais la brièveté de la description et l’imperfection de la figure laissent trop de doute, pour que j'aie cru devoir essayer de rectifier une synonymie qui prendra dorénavant sa base sur la description plus complète de M. d'Orbigny.

Ce dernier auteur cite comme identique à l’H. virgulatus V'H. funatus Alex. Brongniart, loc. cit. pl. O, fig. 7. J'ai déjà montré que cette citation devait être rapportée seulement à l'A. attenuatus.

Variété. Je rapporte à cette espèce un échantillon figuré pl. 44 fig. 10, dont je ne connais que le moule ; il diffère du type ordinaire de l'espèce par ses côtes plus grosses et plus espacées. Pour décider définitivement de ses véritables rapports, il faudrait connaître le test.

Rapports ET DIFFÉRENCES. Cette espèce quand elle est munie de son test se distingue facilement de toutes les autres par ses côtes clairement bifurquées du côté du ventre. Quand ce test manque, elle se reconnaïtra facilement encore par son ventre parfaitement lisse; ce dernier caractère la rapproche de l'A. Venetzianus, mais les côtes larges et arrondies de cette dernière espèce n’ont aucun rapport avec les côtes étroites et nombreuses de l’H. virgulatus.

Locazrés. LH. virgulatus est commune dans les grès verts de Savoie. J'en ai vu des échantillons du Saxonet, du Reposoir, du Criou (près Samoëns) et de Bossétan (val d’Iliers). Elle est rare à la perte du Rhône.

ExPLICATION DES FIGURES. Planche 14, fig. 7 a, Hamuiles virgulatus du Saxonet, grandeur naturelle, avec le test; — fig. 7 b, coupe transversale; — fig. 8 a, la même espèce, portion de la crosse qui précède immédiatement la bouche, vue

DES GRÈS VERTS, 137 du côté du dos; — fig. 8 b, la même, vue du côté du ventre ; — fig. 8 c, coupe transversale ; — fig. 9 a, bouche vue de profil; — fig. 9 b, la même vue du côté du dos; — fig. 10 «, variété à côtes plus larges (moule); — fig. 10 b, fragment du même vu du côté du dos; — fig. 10 c, le même vu du côté du ventre ; — fig. 10 d, coupe transversale.

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