Haurres Srunerranus Pictet
(PI. 15, fig. 1—4.)
H. testà inflatä, transversim costatà ; costis internè simplicibus, attenuatis, ad
dorsum bifidis et inifidis ; aperturä ovali.
Drmensrons.
Diamètre mesuré du dos au ventre....................... ......... 8à 10millim Diamètre transversal par rapport au diamètre précédent, moyenne. ..... 0,92 Id. id. extrêmes (sauf là la seconde variété citée plus bas)...................... 0,85 à 0,100
Coquille arrondie, épaisse , crnée en travers de côtes qui sont simples sur la moitié interne des flancs, et qui se partagent en deux ou trois pour arriver sur le dos, qu’elles traversent en rejoignant celles du côté opposé. Dans le moule, ces côtes disparaissent sur le ventre, mais lorsque le test existe, elles s’y subdivisent aussi en des lignes minces dont l’imparfaite conservation de nos échantillons m'a empéché d'apprécier distinctement le mode de distribution. Bouche ronde ou ovale. Dos arrondi. Cloisons inconnues.
Variétés. Je réunis provisoirement à cette espèce remarquable deux variétés qui, quand elles seront mieux connues, formeront peut-être de nouvelles espèces.
La première (pl. 15, fig. 5) m'est connue par une grande crosse du Saxonet ; elle diffère du type décrit plus haut, parce que ses côtes sont plus promptement bifurquées, de manière à ce qu'il y a beaucoup moins de différence entre la portion interne des flancs où les côtes sont simples et rares, et la portion externe où elles sont plusnombreuses ; ces côtes sont en outre sensiblement plus sinueuses.
La seconde variété (pl. 15, fig. 4) est remarquable par sa compression beaucoup plus grande ; le diamètre transversal n’est que 0,60 du grand diamètre ; les côtes y sont beaucoup plus atténuées, plus minces et moins visibles. Cet échantillon provient aussi du Saxonet et fait partie de la collection de M. le Dr Roux.
Rapports ET DIFFÉRENCES. La bifurcation des côtes sur le dos fournit un caractère tellement évident que cette espèce ne peut être confondue avec aucune de celles que j'ai décrites dans ce mémoire. Elle se rapproche davantage d’un fragment décrit et figuré par M. Rœmer (Verst. norddeustsch. Kreidegebirg. pl XIIL fig. 15), dans lequel les côtes sont disposés de même, mais dont la coupe transversale est aplatie sur le ventre. M. Rœmer le rapporte sous le nom de H. fissicostatus à | Ammonites fissicostatus Phillips, Geol. of Yorkshire, tab. IT, fig. 49, que j'ai décrite ci-dessus, page 53! Ce rapprochement] et la forme de la coupe m'ont empéché de voir une analogie réelle entre notre espèce et le fragment décrit par M. Rœmer.
LocauiTés. L’H. Studerianus se trouve à la perte du Rhône et au Saxonet. (Collection du Musée académique, de M. le professeur Favre, de M. Tollot et de M. le
docteur Roux.) Je l'ai dédiée au savant géologue Bernois dont les travaux ont tant contribué
aux progrès de la géologie suisse.
ExPLICATION DES FIGURES. Planche 15, fig. À a, Hamites Studerianus de la perte du Rhône, fragment de grandeur naturelle; — fig. 1 b, le même vu du côté du dos; — fig. 4 c, coupe transversale ; — fig. 2 a, la même espèce, du Saxonet; — fig. 2 b, la même vue du côté du dos ; — fig. 5 a, première variété à bifurcations moins régulières, du Saxonet, grandeur naturelle ; — fig. 5 b, la même vue du côté du dos; — fig. 4 a, seconde variété du Saxonet; —- fig. 4 b,
fragment vu du côté du dos.
GENRE PTYCHOCERAS d’Orbigny.
Caracrères. Coquille cloisonnée, formée de deux branches droites, en contact dans toute leur longueur, repliées l’une sur l’autre par un coude serré. Cloisons divisées en six lobes et six. selles.
Les Ptychoceras diffèrent des Hamites parce que les coudes ou crosses ne forment pas un fer à cheval, maïs sont com-
primés de manière à rapprocher les deux branches l’une de l'autre. La petite branche forme contre la grande une impression plus ou moins marquée.
Ce genre n'avait jusqu'à présent été trouvé que dans les terrains néocomiens. L'espèce nouvelle que je décris ici est par conséquent la seule que l’on connaisse des terrains albiens.