‹ Description des mollusques fossiles qui se trouvent dans les grès verts des environs de GenèveChapitre 90 sur 278 · AvELLANA INCRASSATA Mantell · texte numérisé non relu

AvELLANA INCRASSATA Mantell

(PI. 16, fig. 6 à, b, c, d, e, f,gq.)

A. testà ventricoso-ovatà, vel veniricoso-rotuulatä ; anfractibus convexiusculis, brevibus, longitudinaliter costatis et transversim striats, ultimo crasso ; aperturà ma-

gnà ; labro incrassato, intüs plicato , plicis inœæqualibus ; columellà 3-plicaïà.

Auricula incrassata Mantell, 1822. Sussex, pl. 19, fig. 33.

Brongniart dans Cuv. Oss. foss. 4* éd. 1v, 172, pl. NW, fig. 10, l’a confondue sous le nom de Cassis avellana avec l'espèce des craies chloritées qui a été plus tard décrite par M. d’Orbigny sous le nom de 4vellana cassis.

Auricula incrassata Sowerby, Min. conch. pl. 163, fig. 1—3.

Auricula incrassata Sowerby dans Fitton, Frans. of the Geol. Soc. 2° série, 1v, p- 363.

Pedipes incrassatus Quenstedt, Wiegmanns Archiv. 1836, 1x, p. 249.

Auricula incrassata Rœmer, Verst. norddeut. Kreidegeb. p. 77.

Avellana incrassata d’'Orbigny, Pal. fr. Terr. erét. t. 2, p.133, pl. 168, fig. 13—16.

Avellara Hugardiana; loc. cit. p. 135, pl. 168, fig. 17—19.

Avellana incrassata Reuss, Verst. bæœhm. Kreidef. 1, 50.

Ringicula incrassata Geinitz, Grundriss der Versteinerungskunde, p. 837, pl. 16, fig. 3, 4.

DIMENSIONS

Made sotel, canbobet aott opobovocooconoc rorenpapeboot cao à c 95° à 120° Hauteur#totale ste ea MOT RTE TOUTE (FOI LRU ATEN 17millim. Drametreldufdernientoun Eee PAP PERTE CET nas ar ser A 14 » Hauteur du dernier tour, par rapport à l’ensemble..................... 0,80 à 0,85

Coquille plus ou moins ronde ou ovale, ventrue, courte et épaisse. Spire, formée d’un angle convexe, composée de tours renflés, courts et convexes, ornés en long de petites côtes nombreuses , et en travers de stries fines et serrées, formant , dans les intervalles des précédentes, des petites fossettes transversales très-rapprochées. Les proportions du dernier tour varient beaucoup, car tantôt,

il est plus haut que large, et tantôt, ce qui est le cas le plus fréquent, il est un peu plus large que haut. Bouche large, à bord épaissi en bourrelet; labre saillant, épais en dehors, orné en dedans de plis nombreux très-inégaux. Columelle encroûtée en dehors, pourvue de trois dents inégales, la dent médiane la plus longue. 6

Moule lisse, présentant quelquefois des impressions peu apparentes, qui forment des raies transversales obliques.

Ogservarions. On a pu voir, par la description précédente, que nous réunissons en une même espèce les À. incrassata et Hugardiana de M. d'Orbigny, quoique ces dernières soient plus courtes et plus globuleuses que les premières. Mais ces deux formes sont liées par des transitions insensibles et leur test est identique. Les échantillons figurés dans la Paléontologie française, terr. crét. pl. 168, fig. 17—18, sont des À. incrassala, auxquels manque la couche superficielle du test, qui porte les stries en fossettes transversales.

Le grossissement du test que nous donnons, diffère un peu de celui qui est figuré par le même auteur, car les stries transversales existent sur toute la hauteur des tours et non pas seulement dans les intervalles des côtes longitudinales. Ce grossissement montre les deux couches du test; la couche profonde n’a que les sillons longitudinaux.

Locarrré. L’Avellana incrassata, très-commune à la perte du Rhône, l’est un peu moins dans les grès verts de Savoie.

ExpLicarion pes riqures. Planche 16, fig. 6 «a b, Avellana incrassata de la perte du Rhône, échantillon un peu plus globuleux que ceux figurés sous ce nom par M. d’Orbigny, et que nous n'avons pas figurés de nouveau; — fig. 6 c,

échantillon qui a perdu la couche superficielle du test ; — fig. 6 d, moule surlequel on remarque quelques sillons obliques transversaux, peu profonds; — fig. 6 e, grossissement du test montrant la couche profonde et la couche superficielle ; — fig. 6 f et g, moules de la même espèce dans leur apparence la plus fréquente.

32e Famce: NATICIDES.

Caractères. Coquille enroulée, globuleuse, à spire courte ou médiocre. Bouche sans canal ni sinus. Opercule corné ou pierreux.

Animal gastéropode, tres-volumineux, pourvu d’un pied des plus grands, dilaté, plus ou moins disposé à former en arrière un lobe se relevant pour couvrir une partie du test. Tête séparée du pied par une rainure et pourvue de deux tentacules coniques, déprimés.

Les coquilles des naticides se distinguent en général assez bien par la grandeur de leur bouche. Elles forment toutefois par les espèces allongées des transitions insensibles aux trochides.

Nous n'avons trouvé dans nos grès verts que les genres Natica et Narica, et même nous avons des doutes sur la convenance de séparer entre ces deux genres les espèces que nous avons observées. M. d'Orbigny qui a établi le genre Varica, le caractérise par l'absence de callosités soit sur l'ombilic, soit sur le bord columellaire qui est très-mince. L'espèce que nous avons nommée /Varica Genevensis présente ces ca-

ractères négatifs et porte de plus des côtes croisées semblables à celles qu’on observe sur la W. cretacea, d'Orbigny, des craies chloritées, la seule narica fossile connue; elle appartient donc évidemment au genre Narica de M. d'Orbigny. Mais l'absence de callosités sur lombilic est de règle générale chez la plupart des naticides des grès verts, et le bord simple et aminei de la bouche se retrouve dans quelques espèces de vraies natices. Nous ne voyons pas en particulier de motifs bien puissants pour séparer génériquement la Vatica excavata et les Narica ; il est bien probable que les animaux de ces deux genres avaient de grandes ressemblances et que, si nous pouvions les observer aujourd’hui, nous ne les séparerions pas. Îgnorant toutefois les formes réelles de ces animaux, nous acceptons la distinction établie pour les espèces fossiles, par l’un de nos paléontologistes les plus illustres.

GENRE NATICA Lamarck.

Uaracrères. Coquille lisse ou marquée seulement de li- 3 . r ° r gnes d’accroissement, globuleuse ou déprimée, rarement allongée. à spire presque toujours courte. Bouche ovale ou semi- , ] lunaire, oblique à l’axe de la coquille, pourvue sur son bord , P columellaire d’un bourrelet ou de callosités qui s'unissent quelquefois à celles qui existent souvent sur une partie de l'ombilic. Opercule corné, rarement pierreux. Animal pouvant rentrer entièrement dans la coquille et Sy

renfermer, pied n'enveloppant pas la coquille. Les natices

habitent sur les plages sablonneuses au niveau des plus basses marées et au-dessous.

Ce genre qui a vécu pendant toutes les époques géologiques, est représenté dans nos grès verts par de nombreuses espèces. dont la détermination est entourée de quelques difficultés. Les natices de ces terrains sont, en général, moins variées que celles des mers actuelles; elles s’écartent peu de la forme globuleuse et la plupart d’entre elles sont à peu près aussi larges que hautes. Leur ombilic ne présente jamais d’encroûtements remarquables; il est ordinairement médiocre, tout à fait simple, et seulement marqué sur son bord par des lignes d’accroissement.

M. d'Orbigny divise les natices en quatre groupes.

Ir Groupe : les Hamillæ, dont la coquille est en mamelle, dont le bord postérieur de la bouche est encroûté, et dont lombilic est ouvert ou calleux. Ex. NV. mamilla, uberina, Hugardiana, etc.

Ile Groupe : les Canrexx, moins déprimées, plus globuleuses, dont l’ombilic est marqué d’un fort funicule qui pénètre dans l'intérieur. Ex. N. canrena, sulcata, etc.

ITTe Groupe : les Excavaræ, à coquille plus large que haute pourvue d’un large ombilic, simple, sans funicule. Ex. N. Coquandiana, excavata, qaultina, Dupinii, Rauliniana, perspicua, etc.

IVe Groupe : les Przcoxez, à coquille plus haute que large, pourvue d’un ombilic très-étroit. Ex. N. prælonga, Clementina, Ervyna, lyrata, etc.

Nos espèces appartiennent toutes aux deux derniers grou-

pes, savoir, les N. Clementina, Ervyna et Favrina à celui des Prælongæ et les autres à celui des Excavatæ. Parmi ces der-

nières on peut encore distinguer les N. rhodani, Rauliniana,

gaultina et truncata qui ont un méplat ou un cordonnet sur chaque tour au bord de la suture du côté spiral, et les N. excavala et perspicua dans lesquelles ce même bord des tours

n’est ni aplati, ni déprimé, mais semblable au reste.

Ca

Ombilic très-grand, bouche très-grande par rapport à la spire............. 2 Ombilic et bouche médiocres ...................................... 3 Une carène longitudinale sur le milieu de l’extrémité du dernier tour. N. perspicua. Dernier tour arrondi, sans carène ......,..,................... NN. excavata. Tours marqués près de la suture, du côté de la spire, d’un méplat ou d’un cordonnet........... en ere ee UE CI ie 4 Bord des tours, près de la suture, tout à fait semblable au reste ........... 7 Un méplat sur le bord des tours, perpendiculaire à l’axe ................. 5 Un cordonnet oblique à l’axe. ................................ N. rhodani. Ombilichassezferand PER PP EEE ET CEE EE CPI CE N. gaultina. Ombilicipettsrte ee rec cec de CCE MELON CE LÉCAUnNLE 6 Coquille plus haute que large ............ ................. N. Rauliniana. Coquille plus large que haute................................ N. truncata. Coquille à peu près aussi haute que large........................ N. Favrina. Coquille beaucoup plus haute que large............................... 8 Spire longue ; angle spiral 73°............................. N. Clementina. Spiremmediocre; anelelspiral O3 RE EC ee N. Ervyna.

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