SUCCINEA LONGISCATA. Spec. Nov
HAE fig. le
S. test elongatä, fragili, valdè striatà, fulvo-rubescente. Aperturâ symetricâ, subangustä, oblongâ, supernè ovatd, infernè angulatä; spir4 acuminatà; anfractibus juxtà suturam planulatis.
Anfr. 3 4/2. — Longit. 47 mill. — Amplit. 7.
Personne n’ignore combien il est difficile d'apprécier nettement les caractères distinctifs des Ambrettes, qui reposent en général sur des modifications plus où moins sensibles, plus ou moins constantes dans l'obliquité de l'ouverture, ses proportions et celles de la spire (1). En proposant ici des espèces qui m'ont paru nouvelles, sans offrir cependant ces caractères tranchés qui permettent de classer une coquille au premier aspect, je n'ai rien négligé pour ne pas m’égarer sur la limite des variations qu’un même type peut subir en changeant de sol et de climat. J'avoue franchement que je les ai considérées comme simples variétés de l’Æmphibia, ] usqu'au moment
(x) Aussi avait-on confondu jusqu'ici deux espèces qui habitent généralement les mêmes lieux, la $, amphibia et la S. Pfeifferi, Rossm., que l’ovale régulier de son ouverture, la brièveté de sa spire, et un demi-tour de plus distinguent suffisamment,
te
52 MOLLUSQUES CÉPHALÉS.
où la comparaison ne n’a plus permis de les confondre. Malheureusement la description et la-gravure suffisent à peine pour exprimer nettement des rapports que l’observation elle-même ne révèle pas sans quelques efforts.
La Succinea longiscata se distingue par sa forme aïlongée, la régularité et le rétrécissement de son ouverture dont le péristome décrit une courbe symétrique et parallèle à l’axe de la coquille. Ce dernier caractère l’éloigne de lÆmplhibia dont le plan péristomal est oblique , tandis que son rétrécissement et le développement de la spire permettent bien moins encore de la confondre avec la Succinea Pfeifferi.
L'examen des détails élargit encore l'intervalle. Les tours de spire se creusent au bas de la suture et forment un bourrelet aplati, circonscrit lui-même par un sillon décurrent tres faible , mais sensible à l’œil nu. Observés à la loupe, les deux premiers se montrent sous la forme d’un cône tres allongé. Le sommet est pointu; les stries d’accroissement larges, fortement prononcées, élèvent sur la surface des plis irréguliers. Le test est plus épais que celui de l'4mphibia, luisant, d’un fauve rougeàtre, peu transparent et très cassant.
Habite sur les bords d’un ruisseau à un quart de lieue de Faro (Algarve).
2, SUCCINEA AMPHIBIA. Drap.
PI, V, fig. 2.
J'ai hésité long-temps sur la valeur de cette espèce qui, malgré certaines modifications qui appartiennent sans doute à l'influence du climat, me parait définitivement
PNEUMOBRANCHES, ‘ 03
identique avec la Succinea amphibia; c'est par ce motif que j'en ai donné la figure, mes doutes n'étant pas encore résolus lorsque je l’ai fait exécuter.
Elle est commune dans la plaine du Tage, aux environs d'Azambuja, de Villa-Nova, d’Alemquer, sur les Joncs qui bordent les canaux.