‹ Description des mollusques terrestres et fluviatiles du PortugalChapitre 17 sur 66 · TESTACELLA MAUGEI. Fer · texte numérisé non relu

TESTACELLA MAUGEI. Fer

Je n'ai point rencontré en Portugal la T'estacella Haliotidea ; Yespèce que l'on trouve assez communément sous les pierres, depuis lé parallele de Coïmbre jusqu'aux rivages de l’Algarve ressemble à celle de Ténériffe, que la description de Férussac distingue suffisamment de la nôtre. Sa couleur est un brun verdâtre analogue à celle du bronze. Le disque ventral est d’un rouge orangé tres vif; les tentacules sont effilés, sans renflement à leur sommet; les supérieurs bruns, les inférieurs presque incolores. On sait que le test, plus développé que celui de l’Haliotidea, est en même temps plus mince, plus allongé et plus convexe. L’enroulement de la spire étant mieux prononcé, le bord columellaire se dessine avec plus de netteté; il est moins élargi, plus régulier, et, dans ses rapports avec l’ensemble, il rappelle mieux la physionomie habituelle d'une coquille,

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M. d'Orbigny, dans sa description des mollusques des iles Canaries, émet un doute sur la valeur de cette espèce qui paraît être, selon lui, une simple variété de V Haliotidea. Je ne partage pas cette opinion. Les animaux , J'en conviens, offrent entre eux de grands rapports; mais leurs tests présentent des différences vraiment spécifiques. J’en ai comparé un grand nombre dans toutes les phases de leur développement, sans qu’il m’arrivât jamais de les confondre. D’un autre côté, j'ai examiné avec attention la Testacelle que nourrit l Algérie dans des circonstances climatologiques analogues à celles du Portugal, et je l’ai trouvée parfaitement semblable à V’Haliotidea dans ses caractères zoologiques et dans ceux du rudiment testacé. Celle-ci appartient donc au bassin de la Méditerranée, tandis que l'autre espèce semble vivre sous l'influence du Grand-Océan (1).

Quand l'animal est inquiété, il fait jaillir par dessous son test qui se soulève, une écume blanche qui s’accumule sur l’extrémité dorsale et la recouvre entièrement. Je n’ai point vu d'individu qui atteignit plus de 5 centimètres de longueur; mais je possède des coquilles dont les dimensions correspondent exactement à celles qui ont été figurées par Férussac, pl. VIT, fig. 10, c’est-à-dire qu'elles ont 13 millimètres de développement,

Je signale à l’attention des voyageurs futurs un petit mollusque extrémement curieux que j'ai recueilli à peu de distance d’Abrantès, de l’autre côté du Tage, sur les

© (x) La Testacelle que le hasard a transportée dans les jardins de Bristol n’est pas autre chose que l’Haliotidea,

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murs d’un jardin borné par la petite riviere d’Alvega, et qui constituera peut-être un genre nouveau, lorsque ses caracteres zoologiques nous seront mieux connus. Sa forme est celle d’un Arion; le dos est cylindracé et l’extrémité postérieure arrondie; le plan locomoteur est large , non marginé et nettement tranché. La cuirasse est petite, la cavité branchiale un peu en avant; un pore muqueux terminal.

Le phénomène particulier que présente ce mollusque, c’est que le plan locomoteur ne’se lie pas antérieurement avec la tête de l'animal, mais offre une solution de continuité qui forme une espèce de sac où elle s’engage dans la contraction. La couleur est un brun enfumé avec deux bandes latérales plus ‘claires. Le disque ventral est orangé comme celui de la Testacelle.

Les circonstances ne m’ayant pas permis de pousser plus loin l’examen au moment même où je venais de le recueillir, j'ai eu le regret plus tard de le trouver complétement défiguré par la pression d’un corps plus dur. Néanmoins la section de la cuirasse m'a laissé voir le rudiment protecteur sous la forme de concrétions calcaires irrégulières et abondantes.

DEUXIÈME FAMILLE. — Les LIMACONs.

GENRE VITRINE. Drap.

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