HELIX BARBULA, Rossm, Zconogr. n
Le type, c'est-à-dire la forme la plus habituelle de cette espèce n'offre point une carène tranchante, comme lPauteur de l’/conographie Va dépeint, mais une carène émoussée qui disparait entièrement sur un petit nombre d'individus. Les stries sont pressées, très nettes, et d’une régularité remarquable; en général la spire est
Le légèrement convexe; rarement elle s’enroule sur le même
(1) Cette coquille à été nommée par M. Charpentier, mais elle appartient réellement à Rossmassler qui le premier nous l’a fait connaître en la décrivant. Je ne puis m'empècher de signaler ici l'inconvénient de ces dénominations privées, qui ne sont accompagnées d’aucune description authentique. Elles semblent consacrer des faits qui demeurent cependant inconnus au public et augmentent l'embarras des recherches dans une science qui emprunte déjà une partie de ses difficultés à la confusion de sa synonymie, Je conçois qu’on n’entame pas une pu= blization à propos d’une coquille; mais les revues scientifiques, les aunales, les jour naux Zoologiques , n'offrent-ils pas un accès libéral aux observateurs qui veulent répandre leurs découvertes ?
58 MOLLUSQUES CÉPHALÉS.
plan ; c’est alors que la carène est réellement tranchante et la convexité très saillante à la base.
J'ignore sur quel fondement on a imposé à cette Hélice un nom qui n’est propre qu’à induire en erreur; on la considérée sans doute comme un diminutif de l’Helix barbata ; maïs l’analogie pèche par la base, puisqu'elle est dépourvue du caractère auquel celle-ci emprunte sa dénomination spécifique. Il valait mieux lui conserver le nom d'A. bituberculata qu’elle porte dans la collection de Férussac.
L'animal est gris de fer, plus foncé sur le sommet de la tête, aux tentacules et au bord du pied. Celui-ci, nettement détaché, se termine en carène aiguë. Le derme est finement chagriné et traversé, sur le dos, par des sillons d’une extrême ténuité. On en remarque un seul, un peu plus prononcé, entre les tentacules. Les supérieurs, fort allongés, se terminent par un renflement oculifère; quelquefois elles sont incolores et laissent apercevoir le nerf optique dans son trajet. Le mufle est prononcé; l'animal s’allonge singulièrement en portant sa coquille et la clôt d’un épiphragme blanc, solide, vnalogue à celui de lÆelix lenticula.
Les montagnes de l’Algarve nourrissent une variété constante dans ses proportions minimes ; son diamètre est de 6 à 7 millimètres, tandis qu'elle en atteint ordinairement le double.
Ce mollusque multiplie prodigieusement en Portugal ; on le trouve sur tous les terrains, en plaine et en montagne, depuis le cap Saint-Vincent jusqu'aux frontières de Galice. Il vit presque toujours en famille et il n’est pas
PNEUMOBRANCHES, 99
. CE SAS # Q , are de rencontrer une trentaine d'individus réunis sous un même abri. Il habite aussi les Acores, d’où je l'avais reçu avant d'entreprendre mon voyage.