HORLOGERIE. MONTRES. XVII" S
1470 — Montre de forme ovale, en argent ciselé. = Elle figure une fleur dont les pétales sont échiquetés d'argent et d'or. Cadran à une aiguille.
Mouvement à corde do boyau, à roue de rencontre, balancier horizontal. Il est signé Daniel van Pilcam fecit, Amsterdam.
Travail du commencement du xvii*^ siècle — h. sa miu., l. 23.
1471 — Montre de forme ronde, à recouvrement, en or émaillé, enrichie de rubis et de turquoises. =Sur le recouvrement du cadran, Joseph vendu par ses frères ; sur le fond de la boîte, les fils de Jacob aux pieds de Joseph , peintures très fines en émaux de couleur. L'intérieur de la boîte est décoré d'oiseaux et de rinceaux peints en émail noir sur fond bleu. L'anneau de suspension figure une fleur de lis.
Cadran émaillé à une seule aiguille ; mouvement à corde de boyau remplacé par une chaîne ; échappement à roue de rencontre; balancier horizontal sans spiral. Il est signé Mat-
THEUS HaLLAYCHER, AuGUSTA.
Travail du temps de Louis XIII. — d. 4o mm.
1472 — Montre de forme ronde, en or, décorée de sujets en émaux de couleur et d'émaux imitant les turquoises. = Sur le dessus du recouvrement, la Vierge et l'enfant Jésus, d'après un tableau de Simon Vouet ; sur le fond, une sainte famille ; sur le pourtour, quatre sujets tirés de l'Evangile, renfermés dans des médaillons. A l'intérieur, au revers du recouvrement, l'annonciation ; sur le cadran, la Visitation ; au fond de la boîte, repos de la sainte Famille en Egypte.
Cadran à une seule aiguille ; mouvement à corde de boyau , sans spiral ; échappement à roue de rencontre ; balancier horizontal; platines et roues en cuivre doré. Il est signé Jean Hebrat, Bruxelles.
Travail du temps de Louis XIII. — d. 53 miii.
1473 — Montre plate, de forme carrée, en argent et cuivre doré. = Le fond est décoré de rinceaux gravés en relief. Le cadran, à une seule aiguille, et les quatre faces de la boîte.
134 UONUHËNTS EUROPÉENS.
sont enrichie île riuceaux en argent découpés «jour, h3.«'>
tachant snr le fond doré.
Mouvement à fusée et à chaîne , échappement à rave de nocontre; balancier horizontal; avance et retard. II estùgnc' Johann E.
A la lin du xv!!*^ siècle, on a refait le balancier circulûn ri ajouté UD spiral.
Travail du temps de Louis XIII . - 1.. ît mm.
1474 — Montre de forme ronde, en ivoire. = ChuM in sanglier et six trophées sculptés en relief. Cadran & nm teolc aiguille; il est signé Avice, a Reinu.
Travail du commencement du règne do Louis XV. —».(»■•.
147â— Montre déforme ronde, en or, enrichie de peintora en émail. ^Sur le fond extérieur de la boite, uaejonaefeniBK nue cherchant à fuir son époux qui la retient, peinture en émaux coloriés ; k l'intérieur, un templeen camaïeu ronge.
Mouvement k chaîne ; échappement k roue de rencontre, k balancier horizontal avec spiral. Il est signé Juuen Lxboi, A Pahis.
Travail du temps de la minorité de Louis XV. — d. u mi
l I. MOeil.lER RFXllilEUX.
1476 — Autel domestique à volets, en bois peint avec appliques en ivoire =Cet autel, étant fermé parsesToIets, présente l'aspect d'un clocber carré, élevé sur une base en t^us et terminé par une toiture pyramidale obtuse à quatre ptuis.
Le corps de l'édifice, au-dessus d^ soubassement, est décoré, sur la face principale et sur les deux faces latérales, de deux rangs superposés d'arcades simulées, supportées par des colonnes à chapiteaux coniques. Ces arcatures sont surmontées d'un grand arc plein cintre qui s'élève jusqu'à la toiture. Le soubassement est également décoré d'arcades simulées dans le même style. Les arcatures du soubassement et du corps de l'édifice renferment des figures de saints, des figures d'anges et les symboles dos évangélistes, sculptés en bas-relief. Tous les personoagee sont vêtus du même costume : une tuniqae à plis serrés, reconverte d'un manteau qui s'ouvre par-devant. On remarque dans ces figures cette sorte de raideur, cette absence de mouvement, ces longs bustes et
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cette physionomie à peu près uniforme qui caractérisent Vari byzantin. Elles sont vues de face, à mi-corps, et sont placées dans une espèce d'ambon sur lequel la plupart ont les mains appuyées. L'ange, l'aigle, le bœuf et le lion tiennentde larges phylactères sur lesquels le nom de Tévangéliste qu'ils représentent est gravé en lettres capitales romaines.
La face postérieure du monument est occupée par un losange. Au centre, le Christ est assis sur l'aro^n-ciel; sa tête est auréolée du nimbe crucifère; il bénit de la main droite et tient de la gauche le livre des évangiles; ses pieds reposent sur le scabellum. C'est ainsi qu'il est représenté dans un grand nombre de monuments du xi^ siècle ^ Des figures d'anges remplissent les tympans du losange.
Les volets brisés, en se déployant, laissent à découvert le devant et les deux côtés du monument ; les grands arcs restent attachés à la toiture fixée sur le fond. Cet ensemble forme une espèce de dais au-dessus de la statue de la Vierge placée au centre.
La mère du Christ est assise sur un trône dont les formes massives et les décorations architecturales rappellent ceoi qui sont figurés dans les manuscrits des x® et xf siècles. Elle offre son divin fils à l'adoration des fidèles. Remplie de respect pour le créateur sorti de son sein, elle l'a devant elle, mais elle n'ose le tenir en quelque sort«, et encore moins le porter dans ses bras. C'est un des caractères distinctifs de l'iconographie de la mère et de l'enfant jusqu'à la fin du xn* siècle*. L'enfant Jésus est assis sur les genoux de sa mère , tenant le livre des évangiles ; il porte les traits virils. Quelques antiquaires ont pensé que cette imperfection n'était qu'apparente, et qu'elle cachait une intention symbolique.
Le groupe de la Vierge et du Christ est accompagné de sculptures en bas-relief appliquées à l'intérieur des volets. Sous quatre arcades, sont représentés les trois rois mages et saint Joseph. Les mages portent le costume des monarques francs et germains de l'époque carlovingienne : une
(1) M. De Caumont, Cours d'Antiquités monumei^ales^ t. IV, p. 181.
(2) M. DiDRON, Annales archéologiques^ tome I, p. 219.