II. MEUBLES, CABINETS ET COFFRETS
1492 — Petit coffret en ivoire, de forme oblongue, décoré sur toutes ses faces de sculptures en bas-relief. = Sur le couvercle, saint Jean, sainte Catherine et deux autres saints sont placés fious des arcades ogives trilobées. La légende d'une sainte martyrisée, représentée en plusieurs tableaux, occupe les quatre faces du cofifret. Les plaques d'ivoire sont contenues dans une légère armature en cuivre doré.
Ouvrage de la fin du xni*^ ou du commencement du xiv®
siècle. ^ H. 70 mill., Long. 95, L. 65.
1493 — Coffret hexagone en bois. = Il est décoré de six bas-reliefs en os, placés sur son pourtour, et d'une riche marqueterie de bois et d'ivoire de diverses couleurs. Les
sujets des bas-reliefs sont tirés d*un roman de Tépoque.
Le couvercle, dont le centre s'élève en forme de pédicule, est enrichi dune frise de feuillage sur laquelle sont sculptés des génies ailés.
Travail vénitien du xiv^ siècle. — h. 32 ccm., d. 27.
Il existe un assez grand nombre de coffrets de ce genre. M. Alexandre Lenoir, qui en possédait un dans sa collection, l'a fait graver dans son Musée des monumen/s français, t. D, p. 29. Le savant antiquaire annonce, dans la description qui accompagne sa gravure , que ce monument provient de la Sainte-Chapelle de Paris, et qu'il a servi à saint Louis pour transporter en France certaines reliques. Il part de là pour supposer qu'il y avait au xiii« siècle, en Syrie, une fabriquede ces coffrets que l'on vendait comme curiosités du pays. Il ne paraît pas possible d'admettre l'opinion du savant antiquaire. Les sujets de sculpture qui décorent ces coffrets sont toujours tirés de la fable ou des romans de chevalerie, et bien que l'on rencontre quelquefois des sculptures profanes et obscènes au milieu des sculptures chrétiennes de nos cathédrales, il n'est pas à supposer qu'au xm® siècle, à cette époque d'austère piété , où les orfèvres , les émailleurs , les sculpteurs en ivoire et en bois produisaient des reliquaires en si grand nombre, on ait songé à renfermer des reliques dans des coffrets couverts uniquement de sujets profanes. Rien ne signaled'ailleurs le style oriental dans ces petits meubles. 11 est facile, au contraire, d'y reconnaître l'art et le goût du nord de l'Italie à la fin du xni^ et au xiv^ siècle. Le cofïret de notre collection présente une grande analogie, par le style de ses sculptures et par la décoration de marqueterie qui les encadre, arec nos deux triptyques n*® li7 et 148. Ces trois pièces sontéridemment sorties des mêmes fabriques, et sont à peu près de la même époque. Or il est impossible de rien trouver dans nos triptyques qui se rattache à l'art oriental ; il sont évidemment lombards ou rénitiens, et du xrv*^ siècle.
Il est à croire que les coffrets dont nous nous occupons étaient destinés à l'usage des dames, qui y renfermaient des bijoux et des objets do toilette
MEUBLES, CABINETS ET COFFKETS. XV^ S. 749 1491 — Coffret de forme oblongue , monté en cuivre et décore sur toutes ses faces de bas-reliefs, en corne de cerf, découpés et appliqués sur un fond do maroquin rouge. =Sur le couvercle on a représenté une joute aux plançons. Deux chevaliers, armés de pied en cap, fondent l'un sur l'autre; ils portent le heaume de forme héraldique orné de lambrequins, l'armure articulée, l'écu suspendu au col, les longs sollerets à poulaine recourbés vers la terre, et les éperons de grandeur démesurée. Les lances courtoises sont garnies d'une rouelle pour protéger la main. Les chevaux, couverts de longs caparaçons flottants, sont défendus par le chanfrein et la barde de crinière.
Sur le devant du coffret, où se trouve la petite serrure carrée du temps, sont sculptés un lion et un griffon ; sur les côtés, un chasseur perçant un cerf de son épieu et un homme velu aux prises avec un ours; enfin sur la face postérieure , deux animaux chimériques enlacés.
Le costume des tournoyants est celui des chevaliers à la fin du règne de Louis XI, époque à laquelle il faut reporter la confection de ce coffret. La gravure du couvercle est placée en tête de notre Introduction, ^h. 9 cent.. Long, si, l. u.
1 495 — Deux pliants à bras, en forme de X. = Us sont incrustés d'une riche marqueterie de Venise en bois précieux, en ivoire de diverses couleurs et en étain.
Les sièges de cette forme remontent à une époque très reculée. Quelques-uns sont encore conservés dans les églises primatiales pour servir aux ordinations des évéques. Il en existe un, en bois sculpté, dans le trésor de la cathédrale de Sens, que l'on regarde comme ayant appartenu à saint Loup.
Dans le vitrail n° 474 de notre collection, qui représente le sacre d'un évoque, on verra que le prélat consacré est assis sur un pliant semblable. Travail italien du xv^ siècle.
1496 — Petit bahut de forme oblongue à couvercle hémisphérique, monté en bronze ciselé et doré, appliqué sur fond do velours rouge. = Les angles sont cantonnés de pilastres dont les chapiteaux sont formés par des tètes d'anges ; six
écussons découpés, sur lesquels sont gravés en creux des sujets tirés de TÉvangile, décorent les faces de ce coffret. La serrure, très saillante, do forme hémi-cylindrique, est composée d'une combinaison à secret de cinq cercles tournants, sur lesquels les lettres de Talphabet sont gravées en creux ; un ange nu et ailé est placé au-dessus de la combinaison ; il s enlève lorsque les lettres sont disposées de manière à former le mot choisi, ce qui permet d'ouvrir le coffret. Le couvercle, décoré de quatre fleurs de lis, est surmonté d'une poignée dont les extrémités se rattachent à des masques barbus. Ouvrage du xvi* siècle. — h. h cem. , Long. i7, l. h.
1497 — Crédenco ou buffet de salle en bois de noyer, décoré de sculptures. =: Le corps du meuble est supporté sur le devant par deux pilastres formés de caryatides adossées qui reposent sur un socle, de manière à laisser le bas du meuble ouvert. La face principale, au-dessus des caryatides, est divisée en deux corps par une moulure et décorée de griffons et de figures de sphinx sculptés en relief; les côtés sont ornés
de cartouches . — h. I mètre 46 cent., Long. I mètre 5 cent., L. 45 cent.
Ouvrage de la fin du règne de François l^.
1498 — Coffret en ambre de forme oblongue, présentant l'aspect d'un édifice. = Au-dessus d'un soubassement, s'élève le corps principal, décoré sur chacune de ses deux grandes faces de quatre caryatides qui supportent l'entablement. Au centre de la terrasse qui couvre l'édifice, un étage en attiquo renferme un petit coffret. Les panneaux sont décorés de médaillons finement gravés en relief, où sont représentés des arabesques, des oiseaux et des trophées ; sur le couvercle du petit coffret, un bas-relief représente Porsenna entouré de ses officiers qui lui montrent Clélio et ses compagnes traversant le Tibre à la nage .
Travail italien, —h. 20 cent., Long. 24, l. i*.
1499 — Cabinet en riche marqueterie, présentant l'aspect d'un monument carré. = Il est composé d'un soubassement et d'un étage cantonné de pilastres qui supportent un petit attique recouvert par une terrasse plane. Deux venteux s'ou-
MEUBLES, CABINETS HT COFFRETS. XVF S. 751 vrent au-dessus du soubassement dans toute la.Iargeur de la face principale, laissant à découvert un corps de neuf tiroirs déformes variées; le soubassement contient un grand tiroir, et la tablette qui recouvre le monument sert de couvercle à une espèce de coffre ménagé dans l'entablement.
Toutes les faces du meuble, la tablette supérieure et Tintérieur des ventàux sont en bois de prunier incrusté d'un semis de fleurs entremêlées do personnages et d'animaux en ivoire gravé. Le devant des tiroirs offre des sujets de combattants vêtus à l'antique, exécutés aussi en ivoire découpé et gravé.
Travail du temps de Henri II. — h. so cent., Long. 42, l. 34.
1600 — Grande armoire en noyer à deux corps. = La face principale est divisée en trois parties : un avant-corps faisant saillie au milieu et deux parties latérales en retraite. Le corps inférieur, dans la partie qui fait saillie, offre un panneau sculpté , orné au centre d'une peinture en camaïeu d'or. Ce panneau, servant de porte, est encadré par deux caryatides qui soutiennent un large tore sculpté, séparant les deux corps du meuble. De riches consoles, sculptées en haut relief et découpées à jour, figurant des chimères au milieu de rinceaux , occupent les deux parties en retraite et servent de support aux parties latérales du corps supérieur.
La partie en saillie du corps supérieur est remplie par une porte richement sculptée. Une figure d'Apollon, exécutée en haut relief, en occupe le centre. Ce panneau est également encadré par deux caryatides qui soutiennent la corniche. Les deux parties latérales adjacentes forment des panneaux servant de portes. Ils sont décorés d'ornements sculptés et de peintures en camaïeu d'or. Les sujets des peintures sont tirés de l'histoire de Céphale et de Procris.
La corniche est surmontée d'un fronton brisé, soutenu par deux consoles renversées; il renferme un tableau à l'huile de la fin du XV* siècle. Saint Jérêmey estreprésenté, occupé à écrire, dans un cabinet de travail disposé comme l'étaient à cette époque les appartements qui recevaient cette destination.
Travail français de la seconde moitié du xvi® siècle.
Ce beau meuble a été gravé dans \ Album de M. Du Som-
merard, 1" série, planche xix. — h. 3 m.. Long, i m. m cent., l. m.
1501 — Dressoir en bois de noyer, à deux corps. = Deux pilastres, formés do chimères adossées, s'élèvent sur le devant de l'étage inférieur, au-dessus du socle, et supportent une large frise à godrons. Le devant de l'étage supérieur est décoré à chaque extrémité de deux balustres richement sculptés qui supportent la corniche. Des panneaux à cartouches occupent le fond des deux corps du meuble.
Travaildelafinduxvi^siècle.— H. 1 m. 47c., Long. 4 m.uc.i.uc.
1 502 — Cabinet à abattant en ébène. =:En s'abaissant, l'abattant laisse à découvert le corps de tiroirs. Une arcade, encadrée par deux colonnes en ivoire qui supportent un fironton brisé, en occupe le centre. Deux figures sculptées en ivoire sont couchées sur le rampant du fronton. Cinq tiroirs sont étages de chaque côté de cette décoration architecturale.
La face de chaque tiroir, le champ intérieur de l'arcade, ses tympans et les pieds-droits qui supportent la frise et le fronton, sont ornés de plaques d'ivoire où sont gravés des . sujets, des figures et des arabesques.
L'abattant, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur, ainsi que les faces latérales du meuble, sont décorés dans le même stvle. Les sujets représentés sont tirés de l'histoire de la guerre de Troie.
Travail allemand de la même époque.—ii.eo cent.. Long. 74, i. n.
1503 — Pupitre en bois d'ébène orné de plaques d'ivoire gravées. = Le centre do la tablette est rempli par un riche cartouche en ivoire où l'artiste a représenté Michel faisant descendre David par une fenêtre, pour le sauver de la fureur des gens que Saiil avait envoyés pour le tuer.
Ouvrage allemand de la môme époque. — Long. 45 cent., l. ».
1 504 — Table en ébène. =Cette espècedc secrétaire estéleyé sur huit balustres. Le devant est divisé en douze compartiments figurant des tiroirs qui sont décorés de plaques d'ivoire gravées où sont représentés différents sujets tirés de l'histoire de Joseph. La tablette de dessus est également enrichie de plaques d'ivoire à sujets.
Travail allemand. — h. ts cent., Long. 7.>, l. 5*.
MEUBLKS, CABlNiiTS KT COFFKKTS. XVI^ S. lôli 1605 — Petit cabinet en ébène. = Toutes les faces extérieures sont décorées de rinceaux en argent finement découpés et reliaussés de têtes d'ange en vermeil. Le meuble s'ouvre à deux ventaux. La façade intérieure présente, au milieu, une arcade surmontée d'un fronton triangulaire. Elle est ornée de rinceaux en or finement découpés, rehaussés de petits rubis qui servent do boutons à douze tiroirs. Le tiroir principal du milieu renferme lui-même dix tiroirs Ce petit meuble est un chef-d'œuvre d'ébénisterie.
Travail d'Augsbourg, —h. 21 cent., Long. 49, l. 13.
1506 — Petit cabinet en ébène. =11 est porté sur le dos do quatre tortues et enrichi d'écoinçons en argent et de rinceaux en vermeil. La face antérieure s'abaisse et laisse à découvert un corps de neuf tiroirs de différentes proportions. Celui du milieu est décoré d'arabesques en vermeil découpés à jour ; les autres de rinceaux en argent.
Travail d'Augsbourg. — h. ai cent., Long. 29, l. le.
1 507 — Grand cabinet en écaille marbrée, décoré de sculptures et d'ornements en ivoire. = Ce meuble présente l'aspect d'un monument à deux étages d'ordres superposés, dont le centre, rentrant et demi-circulaire, laisse en saillie deux ailes.
L'hémicycle est divisé dans les deux étages en trois parties : une arcade en retraite dans le fond et un panneau de chaque côté de cette arcade. L'arcade de l'étage inférieur, dont Tarchivolto est décorée d'un cartouche que soutiennent deux amours, forme l'entrée d'un vestibule voûté. Une statue de l'Espérance, élevée sur un piédestal, en occupe le centre. La Prudence et la Fécondité, figures de ronde bosse, portées par des consoles, sont adossées au monument au milieu des panneaux. Chacun de ces panneaux est encadré par deux colonnes torses d'ordre composite, dont le fût est décoré à la partie inférieure do rinceaux découpés à jour, donnant naissance à des feuillages d'ivoire qui s'élèvent en spirale jusqu'au chapiteau.
Dans l'étage supérieur, l'arcade qui occupe le fond est portée par doux colonncttes à bases et chapiteaux d'ivoire.
posant sur des socles réunis par une balustrade ; c'est le motr ^^i^fc" de Palladio qu'on retrouve à la basilique de Vicence. En ar*- mt-xrière de cette arcade, il existe un renfoncement, dont la voût-^^ -atô en demi-berceau est portée par deux colonnettes engagée^^-^s faisant face à celles qui soutiennent la retombée de l'arcade^^-Be. Les panneaux, à droite et à gauche de cette arcade supérieure^^'**^, sont ornés d'un médaillon renfermant une composition traité-^^-^iéc en haut relief. Deux colonnes d'ordre composite à bases es^ et chapiteaux d'ivoire, dont le fût à la partie inférieure est ei richi de figures d'enfants, accompagnent chacun de ces neaux et soutiennent l'entablement.
L'étage inférieur des ailes est décoré de deux panneau-*:^^**'!^ d'ivoire sculptés en haut relief. De chaque côté de ces pan -«r«' -anneaux, des caryatides de ronde bosse, dont le buste est cl^:::^ en ivoire et la gaîne en écaille, soutiennent les chapiteaux quL^ t?^ portent l'entablement sur lequel pose l'ordre supérieur.
Dans chaque aile, à l'étage supérieur, deux colonnes s'élc-^^ '^ vent au-dessus des caryatides; le champ renfoncé du panneai^ -^^^^** qui existe entre leurs piédestaux est orné de sujets traités ei^ ^^^ figures de ronde bosse et d'un élégant cartouche sculpté. U^ ^ — ^° bas-relief de la dimension de ceux qui existent à l'étage infé-^^^ rieur est placé entre ces deux colonnes.
Les six grands bas-reliefs qui décorent les deux ailes of-^^^^ '
frent des compositions d'une belle ordonnance, et du travail le plus étonnant sous le rapport de la difficulté vaincue.
Les deux faces latérales du monument sont flanquées. Tétage inférieur, de deux colonnes torses semblables à ceUes^^ qui décorent la partie en hémicycle, et à Tétage supérieur, consoles renversées en ivoire, enrichies de feuillages d'une grande richesse.
Le couronnement du monument se compose d'une balustrade divisée par seize piédestaux. Quatre de ces piédestaux qui s'élèvent au-dessus des colonnes des ailes portent des statues : la Religion, l'Humilité, la Charité et la Vérité; les autres sont surmontés de vases à flammes. Cette balustrade est interrompue, au centre du monument, par un groupe de deux amours qui soutiennent un écusson destiné à recevoir
MEUBLES, CABINETS ET COFFRETS. XVll» S. 75:» des armoiries. Au-dessus, deux lions, posés sur la balustrade, servent de support à un médaillon, où l'on devait sans doute graver une inscription.
L'harmonie des proportions, la richesse des ornements, la délicatesse d'exécution des bas-reliefs font de ce meuble un véritable chef-d'œuvre en ce genre ; il est impossible dans une description d'en faire connattre toutes les beautés, mais la vignette placée en tête do ce chapitre pourra du moins donner une idée de ses dispositions architecturales. Il renferme dixhuit figures de ronde bosse, dont trois statuettes de 17 centimètres de haut et quatre de 12 centimètres, quatre caryatides de 25 centimètres, six bas -reliefs de 17 centimètres de largo sur 8 centimètres de haut, trois cartouches sculptés en basrelief, deux médaillons et deux panneaux renfermant des compositions traitées en ronde bosse. Les dés des piédestaux, les frises et les encadrements des bas-reliefs sont, en outre, décorés de rinceaux et d'arabesques découpés à jour. Les sujets traités dans les bas-reliefs sont tirés de Thistoire
de Joseph. — h. tôt. I m. I3 c. Long. I m. 43 c, L 46 cent.
Ce meuble est placé sur une table en écaille incrustée de filets d'ivoire, qui est portée à ses extrémités par deux larges pieds contournés.
1508 — Autre cabinet semblable à celui qui vient d'être décrit et lui faisant pendant. = Les sujets traités dans les bas-reliefs sont également empruntés à l'histoire de Joseph. Les statuettes de la partie en hémicycle représentent la Foi, l'Espérance et la Charité ; celles du couronnement, la Puissance, la Justice, l'Abondance et la Générosité.
Ces deux beaux meubles ont été apportés d'Espagne, où l'on savait par tradition qu'ils avaient appartenu au duc de Lerme, et que les villes des Pays-Bas les avaient fait exécuter, sur les dessins et sous la direction de Rubens, pour en faire hommage au premier ministre de Philippe IIL
1509 — Grande armoire en bois noir, à deux corps, ornée de bas-reliefs en ébène. = Chacun des doux corps s'ouvre à deux ventaux décorés de bas - reliefs et bordés de mon-
75fi MONUMENTS KLROPÈKNS.
tants où sont pratiquées des niches renfermant des st^^-A' tuettes. La corniche est ornée do trophées et d'une tête < ^ ^^ lion. Le couronnement du meuble se compose d'un écusscn^ on armorié placé au centre, et de deux bustes casqués posés aui-^^—ii^ deux extrémités. Travail du commencement du xvii® siècle. — '-
A l'intérieur du corps d'en bas, il existe une espèce de cs-i^:*^»" binet d'un travail beaucoup plus ancien.
— H. 3 m. 30 c, Long, du corps sapériear I m. 8 c, du corps inférieur I m. 35 ceni. ^ ^•
1510 — Glace à biseau de Venise. = Elle est encadrée dam-^^^^^ une bordure noire à baguettes d'or, dont les écoinsons soiK:^==3)nt ornés de rinceaux en bois sculpté et doré — h. tôt. i m. lOc, l. 95
Travail de la fin du règne do Louis XIII.
1511 — Petit coffret en ébène. = Il est orné de deux reliefs en buis d'un travail très fin; l'un représente un co"^^'^*^*™" bat d'hommes nus, l'autre une danse d'enfants.
Travail de la môme époque. — h. 3 cem., l. e.
1512 — Grand cabinet en marqueterie d'écaillé, de cui rouge et jaune et d'étain. = Le corps du meuble repose sk:^ ^^ une console soutenue par deux caryatides de ronde bosa^ ^se exécutées en bois doré.
La partie centrale est occupée par un grand pannea-^^^^*** servant de porte. Quatre tiroirs sont étages au-dessus le^^ *^ uns des autres, à droite et à gauche de ce panneau. IHI^*^ sont encadrés par deux pilastres d'ordre composite qui por**^^'' tent l'entablement. Le meuble est couronné par un frontot-^^^*^'^ circulaire surmonté d'un vase chargé de fleurs qui est soutenu ^::nu par un groupe de satyres exécuté de ronde bosse en bois Deux autres vases à bouquets sont placés aux extrémités di^-^^ meuble, au-dessus des pilastres. Des enroulements en doré, découpés à jour, au milieu desquels se jouent des figure de satyres, sont disposés sur la tranche du meuble en deho des pilastres et complètent sa décoration. Le panneau centre, où se trouve figurée une représentation théâtrale dan le style grotesque , a été exécuté sur les dessins de Bé— rain, dessinateur de^ menus-plaisirs du roi, sous Louis XIV; il est gravé dans son œuvre. La face de chaque tiroir est
MEUBLES, CABINETS ET COFFRETS. XVII" S. 757 enrichie d'un cartouche renfermant un sujet de la fable. L'ordonnance grandiose de ce meuble, la richesse de sa marqueterie, la belle exécution des sculptures en bois qui le décorent, en font un des plus beaux spécimens des œuvres de André-Charles Boule (1642 f 1732), célèbre ébéniste du
temps de Louis XIV. —h. tôt. 3 m., Long, i m. AM cent., L. 49 cent.
1613 — Console en bois sculpté et doré de la fin du règne
de Louis XIV.— II. 82 cent.. Long. 4 m. 23 cent., L. 49 cent.
1514 — Coffret de forme oblongue en ébène. = Le dessus et toutes les faces sont enrichis de mosaïques de Florence en pierres de couleur, sculptées en relief; sur le couvercle, deux oiseaux posés sur des branches chargées de fruits ; sur les deux faces principales, des oiseaux de formes et de couleurs variées ; sur les côtés, des branches feuillues d'arbustes en fleurs. Les panneaux sont encadrés dans des moulures en
bronze doré. —h. 25 cent., Long. 38, L. 22.
$ ni. OBJETS USUELS.
1515 — Peigne en ivoire, décoré de deux bas-reliefs. = D'un côté, un guerrier conduit un quadrige ; de l'autre, deux cavaliers fondent l'un sur l'autre, la lance en arrêt.
Ces bas-reliefs sont assez usés pour ne pas permettre de distinguer exactement le costume des personnages, mais les entrelacs nattés et les guirlandes de perles dont ils sont encadrés rappellent les ornements du style byzantin. Le char à quatre chevaux, qui n'a jamais été employé dans l'Occident et dont les Grecs du Bas-Empire ont conservé si longtemps lusage dans les jeux du cirque, doit faire supposer que cet objet est de provenance byzantine.
La date de sa confection peut être fixée à une époque antérieure au XI® siècle. — H.de8bas^reliefs45raill.,Long. 90.
1516 — Autre peigne en ivoire orné de deux bas-reliefs. = D'un côté , l'attaque du château d'Amour défendu par deux femmes ; l'un des assiégeants porte le bassinet conique sans ventail et le haubergeon de mailles recouvert de la cotte d'armes. De l'autre côté, un jeune homme est aux genoux
d'une jeune fille que Cupidon vient de frapper d'un trw '^*» cinq personnages se tenant par la main assistent à cette scèn — ^^* dont le sujet est tiré d'un roman de l'époque. Les femmes poi^c3Ttent la longue robe traînante serrée à la taille et les cheyei^^-s^ flottants. Ces costumes sont ceux de la fin du xnf^siècW^.Hle; ils se trouvent reproduits dans les miniatures de plusiea.^cuaiB manuscrits des xni*^ et xrv*^ siècles. On peut donc regarder objet comme une production de la fin du xaf siècle ou des premières années du Xrv^. — h. des bas-reUefâ 4 cent.. Long. 13.
1517 — Peigne en bois. = Il est sculpté à jour et orné ^ de marqueterie d'ivoire de diverses couleurs. Travail italien du xiv^ siècle— h.^g cent., Long. îo. Il provient du cabinet de M. Alexandre Lenoir.
1618 — Autre peigne en bois, également découpé à jour. =^ -= Au centre est sculpté un cœur enflammé, percé d'une flèch-tf— Ae-
Travail français du xv*^ siècle, —h. i6 cent., Long. m.
1619 — Un grifîon ailé en cuivre, servant de fontaine. Ouvrage allemand du commencement du xv*^ siècle h. se cm -^^^m'-
1620 — Un lion en cuivre, destiné au même usage. ==' = L'anse est formée par la queue du lion et par un animal ch^^""^^'" mérique qui se tient debout sur son dos.
Travail allemand de la même époque. — h. S7 cent.
1521 — Boîte carrée, sculptée et découpée à jour, destina .^léa à renfermer des lettres.
Travail du xv* siècle, de la même fabrication que le peigtBB T**®
n® 1518. —H. 46 cent., L. 7.
1 522 — Boîte plus petite du même genre, à cinq pans, couvercle représente une coquille, —h. 4* cent., l. e.
1623 — Couteau et fourchette à deux dents, et un décoïc:::^" poir à large lame plate, pour servir la pâtisserie. = Les msa^^^' ches, en ambre, sont terminés par un pommeau en ivoir^^^ décoré de petits bas -reliefs très finement exécutés, plac^^ sous une feuille d'ambre transparente, xvi^ siècle.
1624 — Couteau et fourchette à deux dents à découper, et deux grands découpoirs à large lame plate, pour servir U
OBJHTS USUKLS. XVI" S. 759
pâtisserie. = Les manches, en cuivre» sont incrustés d'une fine mossûique.
1525 — Ciseaux en fer, = L'étui est couvert de rinceaux finement ciselés en relief.
1 526 — Ciseaux en fer gravé et doré.
1527 — Étui en fer couvert d'ornements et de médaillons damasquinés en or. Il renferme un grattoir et deux canifs.
1 528 — Cuiller de poche à deux fins, en ivoire. = La tige est formée par une colonne quadrangulaire, surmontée d'une figurine de la Vierge, tenant dans ses bras l'enfant Jésus.
Cette tige est terminée à la partie inférieure par une fourchette, dont les pointes s'insèrent dans de petites gaîncs placées sous le cuilleron. Le manche est brisé vers la bifurcation de la fourchette, ce qui permet, en faisant glisser un petit fourreau mobile, de rabattre la tige sur le cuilleron, ou do la fixer dans la position directe en ramenant le fourreau sur la charnière. Ce petit ustensile est finement sculpté dans toutes ses parties. Il i^partient par le style de ses ornements au commencement du xvi^ siècle.
1529 — Cuiller en ivoire. = Le manche est formé par une figurine représentant un roi à cheval, derrière lequel s'élève un arbre.
1 580 — Cuiller en ivoire. = Le manche reproduit un arbre branchu, au devant duquel le roi David assis dans un char.
1 531 — Cuiller en ivoire. = La figure d'un archer, adossé à un arbre touffu, forme la tige.
1532 — Couteau et fourchette à deux dents dans une gaîne en ivoire. = Les manches en ivoire sont formés par des figurines, homme et femme, qui portent le costume du temps de Charles IX. La gatne est sculptée en relief. D'un côté, le roi David jouant de la harpe ; de l'autre, l'Espérance, sous la figure d'une femme nue, tenant une ancre. Le reste du champ est décoré de masearons et de divers ornements. — h. ss cent.
1533 — Six cuillers. = Les manches sont formés par de petites figures de 6 centimètres de liauteur, qui portent les
costumes du temps de Charles IX; elles représentent un prince couronné; un soldat armé d'une arquebuse à rouet; un joueur de flClte ; un tambour ; un guerrier portant on bouclier orbiculaire; un soldat tenant une lance.
1534 — Une paire de couteaux. = Les manches en bois sont sculptés circulairement en haut relief. L'un représente Diane au bain ; Tautre, Actéon dévoré par les chiens.
1535 — Eventail entièrement en ivoire sculpté et découpé à jour. = On y a représenté des personnages qui portent fe costume du temps de Henri III. Travail qui paraît avoir été fait dans Tlnde sur des dessins envoyés de TEurope.
1536 — Botte à porter le vin*. = Espèce de gobdet de voyage en cuir gaufïré et doré. — h. 26 cent.
1537 — Vase à deux anses, de forme antique, en cuifie doré. = Il est orné de mufles de lions et de mascarons h. s o«l
1538 — Porte-coupe en cuivre doré. = Le pied est découpé à jour et bordé de masques ciselés. — h. e cent
1539 — Cuiller en bois. = Le haut du manche représente le buste d'un homme barbu, se terminant en terme.
1540 — Manche de cachet. = Six colonnettes détachées, qui occupent la partie supérieure, sont surmontées de têtes supportant une couronne fleurdelisée. Dans la partie inférieure, on a représenté la crucifixion et tous les instruments de la passion, exécutés en bas-relief.
Travail allemand. — h. <o cent.
1541 — Couteau de poche en fer. = Le manche est décoré d'arabesques et de deux médaillons damasquinés en or.
1542 — Gatne de couteau en bois sculpté. = Elle est décorée de dix sujets, séparés en deux colonnes par une bande sur laquelle sont représentés dix personnages. On y lit le monogramme W. G. W. et la date de 1593.— Long, so ceDi.
1543 — Autre gaînc on bois, de forme ovale. = EDe est ornée de dix sujets tirés de l'Ancien et du Nouveau Testa-
(1) Cette dénomination so lit dans (iivers inventaires des xiv' f* XV* siède.^.
OBJETS USUELS. XVII' S. 76t
ment, sculptés en bas-relief. Ils sont séparés eu deux colonnes par une bande couTcrte do cette inscription en vieux flamand : Dye my beniden ende nyet en geven, sy moeien my lyden ende laeten lewen. ** Ceux qui me portent envie et ne me donnent rien, doivent me supporter et me laisser vivre. » A la suite la date de 1&93. — Long, so cent.
1544 — Grand couteau à découper. = Le manche en cuivre doré est formé de deux caryatides adossées, qui portent un griffon ailé, à tête d*aigle. Ce couteau a été exécuté sur un dessin de Salviati, dont h gravure, par Chérubinus Alberti, existe dans un album de la collection n^ 633.
Ouvrage du commencement du xvn® siècle.
1545 — Gatne pour deux couteaux, en bois sculpté. = De chaque côté six médaillons représentant divers sujets. Ils sont séparés par une tranche sur laquelle sont les douze ^>ôtres, et, au-dessous, le monogramme W. G. W. et la date
de 1615. —Long. 10 cent.
1546— Deux présentoirs en bronze colorié, faisant pendants. = L*un figure un homme en costume de cavalier du temps de Louis XIII ; Tautre, une femme en costume de servante. h. Ucent.
1547 — Petit couteau de la forme appelée vulgairement eustache. =L.e manche en ivoire représente Judith nue tenant à la main la tête d'Holopherne. — u. 4o cent.
Travail de Tépoque de Louis XIII.
1548 — Couteau et fourchette à deux dents. = Les manches, sculptés en ivoire, sont pareils. Ils représentent Adam et Eve auprès de Tarbre de la science ; Eve reçoit la pomme que loi donne le serpent. Ouvrage de la même époque.
1549 — Couteau et fourchette à deux dents. ^ Les manches sont sculptés en ivoire ; celui de la fourchette est formé par un groupe de trois enfants ; celui de la cuiller par un piédestal orné dune guirlande de fruits, sur lequel sont deux petits lutteurs exécutés de ronde bosse. Même époijue.
1550 — Cuiller. =Le cuilleron est en vermeil ; le manche,
en ivoire, est formé par un buste de femme en terme. Une
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ut MONUMENTS EUROPÉENS.
tète de dauphin termine la gatne et sert de point d attadie
au cuilleron. Même époque*
1551 — Manche de couteau en bois sculpté, formé par un groupe de cinq enfants. ~ h. 8 cent.
1552 — Couteau et fourchette. = Las maûcbes, en bois sculpté, sont formés de groupes de figures traités en haut relief; l'un représente la mort d'Absalon ; Tautre, David tenant à la main la tète de Goliath.
1553 — Fuseau en ivoire. = LaHéte figure un groupe de petits personnages échelonnés les uns aa-dessus des antres.
1554 — Deux flambeaux en bois. = Le pied est couvert de rinceau]^ élégants gravés en relief. — h. n cent.
] 555 — Douze manches de couteaux en bois. = Ils représentent les douze apôtres. Figures en pied de ronde bosse.
1556 — Etui de cuiller en coco. = Il est couvert de sujets de chasse, de feuillages et d oiseaux gravés en relief.
1557 — Cuiller en bois. = Elle est décorée de sculptures où les sujets sacrés sont mêlés à des sujets profanes. LernsD^ che est composé de trois groupes élevés au-dessus les uns des autres : un singe qui mange une pomme, la Vierge debout avec l'enfant Jésus dans ses bras, un homme et une femme nus se tenant embrassés.
ATintérieur du cuilleron, oii Ton a représenté deux amours occupés à scier un cœur, on lit, gravées sur un Kstel, des inscriptions allemandes, dont voici la traduction :
*« Je partage mon cœur avec toi; si tu le brises, queDi«tt «♦ alors se venge sur toi. — On ne pourrait savoir combien j« •« t'aime de tout mon cœur. «
A l'extérieur du cuilleron, une femme présente un vidre^ come à un cavalier qui porte le costume des grands seigneurs du temps de Louis XIV. Cette grarore, en relief, est entourée d'une inscription allemande dont voici ia traduction :
*« Mon bien-aimé pour to^jottrs, accepte ee que je t'ea^ti^^' >« si le don est peu important, Dieu sait qu'il vient du ocenr.^