Ouvrages cbinois
1703 — BaB-relief.^Uu rase à bouquets, une coupe chargée de fleurs et de fruits et un ting exécutés en relief et renfermés BOUS glace, dans un cadre en bois de fer sculpté et enrichi d'ornements ea ivoire.
Le vase k bouquets est en p&te de ris (vitrification qui imite le jade] ; il est enrichi de pierreries et de pwles. Les fleura sont en corail et en ambre, et les tiges qui les portent, en bronze ciselé et doré. La coupe est en cristal de roche roserubis; l'ambre, l'agate, la chrysopraae, le cristal rose et d'autres matières dures ont été employés pour imiter les fleurs et les fruits qui remplissent la coupe. Le ting est eu bronse ciselé et doré, rehaussé de pierreries. La vapeur des parfums est imitée avec du jade. L'étagère, en bois de fer, est décorée de découpures en ivoire. h. n cent., l. i m. s cent.
Xous donnons eu tête de cette page la gravuro de ce riche tableau.
1 70S — Bas-relief. = Autre tableau faisant penduit k odui dont la description précède. Il contient également trois vases.
mosaïque ET MARQUETERIE. 78»
Rencontre de quatre personnages auprès d'un kiosque élégant;
Un jeune homme présente une tasse de thé à une dame ;
Une mère, avec ses enfants, dans Fintérieur de son appartement ;
Un homme et une jeune femme auprès d'un grand arbre.
Les sujets sont exécutés en agalmatolithe sculptée en relief, découpée, enrichie de fines gravures et teintée. Ils sont appliqués sur un fond de bois de bambou. Les derniers plans des tableaux sont peints. — d. si cent., l. 16.
1707 — Bas-relief. = Deux personnages en conversation dans un jardin fermé par une balustrade.
Ce tableau est exécuté de la même manière que ceux décrits sous le numéro précédent. — d. si cent., l. 16.
1 708 — Bas-relief. = Une vigne chargée de raisins ; deux écureuils sont perchés sur les rameaux
Mosaïque, exécutée en agalmatolithe, en ivoire teinté et en nacre de perle, appliqués sur bois. — h. s cent., l. se.
1709 — Deux bas-reliefs faisant pendants Tun à Tautre. = Des feuillages, des fleurs et un oiseau, exécutés en agalmatolithe, en ivoire teinté et en nacre de perle, appliqués sur
bois. —H. 8 cent., L. 30.
1710 — Incrustation et vomissure. = Trois médaillons do forme ovale en cuivre où sont représentés, sur fond laqué noir, de beaux bouquets de fleurs exécutés en burgau de diverses couleurs. Ces bouquets sont placés dans des vases aventurinés, dont les anses sont formées par des dragons.
Travail à l'imitation des laques mosaïques de la Chine, exécuté par Martin, artiste qui vivait sous Louis XV et
Louis XVI H. S8 cent., L. 8S.
1711 — Incrustation et vernissure. = Deux autres médaillons de forme ovale, faisant pendants l'un à l'autre, exécutés dans le mémo genre et par le même artiste.
Ils sont placés dans des cadres contournés en bronze doré et ciselé,traités dans lestylederépoquedcLouisXV.—H.88 cent, L.sî.
790 HONUMSNTS EUROPÉENS.
î. — Ouvrages indous.
1712 — Béquille entièrement recourerte d'une marqueterie remarquable en bois divers, en métaux et en ivoire de
couleur. - Long. W ont.
1713 — Jen de tric-trao, Bervantde damier lorsqu'il est fermé. Il est exécuté en marqueterie de bois divers et d'ivoire. — Long. 7t c«nt. , t. ta.
1714 — Les principaui chapitres du Coran, écrits en arabe sur 185 feuilleta de vélin, de fonne octogone, de 32 millimètres de large. Un cercle, dont le diamètre varie de 17 à 30 millimètres, est tracé sur les deux cAtée de chaque feuillet, et c'est dans l'intérieur de ce cercle, souvent bordé d'autres cercles coloriés, que se trouve renfermé le text«, dont l'écriture est si fine qu'on ne peut la lire qu'à l'aide d'une loupe. Malgré cette extrême finesse, elle est d'une régularité parfute, et peut passer, ajuste titre, pour l'un des plus étonnants chefs-d'œuvre de la calligraphie orientale.
Ce petit volume, relié en veau, d'une épaisseur de 20 millimètres, reliure comprise, est renfermé dans une hotte d'argent, de forme octogone comme le manuscrit.
Ces mots •<UI L Ya Allah. (> Dieu ! sont gravés en relief sur le dessus de la botte ; sur le dessous eet gravée cette inscription : itUI Lï l* Ma cha AUah, à la volonté de Dieu !
1 7 1 A — Calendrier perpétuel, écrit en turc sur une feuille de vélin de 1 mètre 65 centimètres de longueur et de 12 centimètres de large, roulée en forme de volumea, ot renfermée dans un étui de bois.
Le croissant qui est placé eu tète contient une inocription dont voici la traduction : Ecrit par le plus faible des écrivains^ Sii/eîman [Soliman), connu sous le Tiont de Hikmety, 1199. Cette année de l'hégire », commencé le 3 novembre 1 784 et fini le 3 novembre 1785. Nous donnons en cul -de-lampe, à la tin
de ce chapitre, la gravure du croissant et de rinscription
qu'elle contient.
Ce calendrier est divisé en plusieurs tableaux ; dans le second, on trouve, pour chaque jour de Tannée, l'indicaliondeB heures du lever de l'aurore, du lever du soleil, du midi, de Yasr (milieu entre midi et le coucher du soleil), du coucher du soleil, de Fâcha (une heure et demie après le coucher du soleil). Le quatrième tableau renferme la correspondance entre le calendrier arabe' et le calendrier grec ; le cinquième, la position du soleil relativement à la Mecque, aux différents jours de Tannée.
Ce calendrier a principalement pour but de déterminer Theure de la prière à chaque jour de Tannée, et de fixer le moment où doit commencer et finir le jeûne du ramazan. II est terminé par une inscription en langue turque, qui en ikit connaître Tobjet.
L'écriture du calligraphe est très remarquable ; il est impossible d'en rencontrer une plus belle, et Ton conçoit qu'il ait pris le soin de se faire connaître en signant cette œuTre de son nom.
Le manuscrit est en outre décoré dornements en couleur et en or, dans le meilleur goût oriental. Nous en donnons un spécimen dans la vignette en tête de ce chapitre.
EMAILI.ERIE.
!i 1. ÉMAUX INCRUSTÉS.