SECONDE FACE DE LA CROIX
Le sculpteur aurait dû placer au sommet les Rameaux dont la fête suit celle de la résurrection de Lazare. Il y f placé l'ascension, et au-dessous, au centre de la traverse.
SCULPTURE KN BOIS. X1V« S. 417
Aï CTocifiement. C'est encore pour se conformer aux règles du ^^t*i(fe, qui dit : - Ayez toujours attention de mettre le cruci- - ticment au milieu des fêtes représentées * . »•
^ous allons suivre dans nos descriptions l'ordre que nous ^^^ons adopté, en commençant par le bas-relief qui est au som- ^ de la hampe.
*H à}faky\^iç. — L'ascension.
«« Une montagne avec des oliviers; en haut, les apôtres, 1 ^8 regards au ciel. Au milieu d'eux, la mère de Dieu ; à ses
^tés, deux anges montrent aux apôtres le Christ qui s*éve. Au-dessus d'eux, le Christ»» assis sur l'arc-en-ciel, s une auréole soutenue par deux anges. Le Guide dit: ssis sur des nuages, s'avance vers le ciel où il est reçu par
xie multitude d'anges. »»
u centre de la traverse :
+HSAPWCIPCy *
'H araci^iç X[ptffTo]u. — Le crucifiement du Christ.
scène du crucifiement présentait trop de détails pour notre artiste pût les rendre tous : il s'est borné à montrer
Christ en croix ; de chaque côté de lui les deux larrons "■^mcifiés; »» la Vierge et les saintes femmes sont à sa droite ;
gauche, saint Jean et des soldats ; la Madeleine embrasse ied de la croix. L'artiste cependant n'a pas oublié certains ils minutieux que prescrit le Guide: le bon larron, celui est à droite, a >* la barbe arrondie; »» celui qui est à gauche - imberbe. Saint Longin, le centurion, regarde le Christ; élève la main et bénit Dieu. Au bas de la croix, une petite
tte où est le crâne d'Adam. »»
ur le croisillon gauche :
*H (îvatrroatç. — La résurrection .
l) Manuel â^ Iconographie chrétienne, p. 467. 0 Une cassure du bois a séparé Va, du p, donl la jonclion par le bas ^^^ait une bifurcation qui exprimait W.
Sous co titre, qui semblerait annoncer la sortie de Jésus du tombeau , l'artiste a réellement représenté la descente du Christ dans Tenfer, en se conformant aux prescriptions du Guide : *< Les portes de l'enfer sont renversées ; le Christ les » foule aux pieds. Le Sauveur prend Adam de la main droite H et Eve de la main gauche. . . David est prés de lui, ainsi que » d'autres rois justes avec des couronnes et des nimbes... *• En arrière, •« une foule de personnages. Tout autour, une lu- « mière éclatante ; » une tôtc d'ange ailé dans le haut. Le Guide dit : ** Une foule d'anges ; » mais l'espace manquait à notre sculpteur.
Sur le croisillon droit :
+HKOJMHWDT 'H xoifiriatç Tpç]. — La mort de la [Vierge].
«» Maison. Au milieu, la Vierge, morte, couchée sur un 1- ^t, les mains croisées sur la poitrine. De grands flambeaa:^^ et des cierges allumés. Devant le lit, un Hébreu» dont ï^ mains coupées sont attachées au lit, et, prés de lui, un avec une épée nue. » Au premier plan, « saint Pierre un encensoir; tout autour, les autres apôtres et les évéques... Au-dessus, le Christ, tenant dans ses Tàme de la Vierge, ^ sous la figure d'un enfant emmaiUo deux anges sont à ses côtés. »
Sur la hampe, au-dessous de la traverse :
ec lis
+ HrBNTHKOSH 'H icevTYjxo^. — La Pentecôte.
*« Une maison. Les douze apôtres assis en cercle. Au- *• sous d'eux un homme âgé, ** assis dans une cathedra, «iii •« à deux mains devant lui une nappe dans laquelle il y a doi *« cartels roulés.» Ce vieillard couronné, portant le cos des empereurs byzantins, est la personnification du Dans le haut du tableau, un disque dont les rayons se ikt^ gcnt vers les apôtres.
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SCULPTURE EN BOIS. XIV» S.- «1î>
ir le bas du pied de la hampe :
*H pa!ç<Jpoç[lopTi^]. — La fête des rameaux.
'^ L'enceinte d'une ville. Au dehors, une montagne. Le ^m^irist, assis sur un âne, donne sa bénédiction. Derrière lui, apôtres; devant, un arbre... Des enfants coupent des iranches de cet arbre et les jettent à terre. . . En bas, près de 'àne, d'autres enfants : les uns portent des branches, d'autres étendent des vêtements. . . Hors des portes de la ville, les Juifs, hommes et femmes. **
fleuron qui surmonte le sommet de la croix renferme
is une auréole circulaire, d'un côté, Jésus ailé, bénissant
la main droite, et tenant de la gauche le livre des Evan-
^^ es. Le Guide dit que le Christ, ainsi représenté, doit être
i^isigné par le nom de «« l'Ange de la grande volonté^ ; ** de
ïs^mitre côté , « la Vierge avec l'enfant Jésus - devant elle ,
- ^tles bras étendus d'un côté et de l'autre*. »•
Xes autres fleurons renferment des bustes de saints, parmi lesquels on voit celui de saint Constantin, le premier empereur chi»étien, et celui de sainte Hélène, sa mère. Ce monument si curieux est probablement l'ouvrage d'un moine du mont Athos .
3 — Retable à volets, sculpté en bas-relief. =11 est divisé
^^ sept arcades en anse de panier, qui renferment chacune
'^^ figure. Dans l'arcade du milieu, qui est en surélévation,
* Vierge couronnée, tenant dans ses bras son divin fils, est
P*^cé« au centre d'une auréole flamboyante ; à ses côtés sainte
^ttà^rine d'Alexandrie et sainte Barbe. Dans le volet droit,
^^"t Jean-Baptiste et saint Jean l'évangéliste ; dans le volet
^^^lie, saint Christophe portant l'enfant Jésus sur ses épau-
*^ •*♦ saint Sébastien.
L-dessouB de l'arcade du milieu, Jésus couronné d'épines *• J^résenté au peuple par la Vierge et par saint Jean. Ce ^^^^ï^lief carré vient poser sur un socle qui élève le retable ^^'^«ssus du sol.
^^'i Manuel d'iconograph. chrét., \). 429. (2) Ibidem, p. 428.
Aux extrémités supérieures et inférieures de chaque volet se trouvent des parties carrées, servant à recouvrir, lorsqu'on feiTne le retable, la partie en exhaussement de Tarcade du milieu et le bas-relief qui est au-dessous ; dans ces parties sont des figures sculptées à mi-corps : en haut, deux hommes barbus tenant des phylactères; en bas, saint Pierre et saint Paul.
Travail allemand du xv® siècle. — h. i m. 3 cem., l. 1 m. 60 cent.
4 — Statue en bois de chêne. =Sainte Marie Madeleine. Elle est vêtue d'une robe serrée à la taille et lacée sur la poitrine, dont la jupe est très large. Un manteau tombe de ses épaules jusqu'à terre. La tête est couverte d'une espèce dV^coffion, coiffure très en vogue du temps de Charles VI. Ses cheveux nattés sont passés par-dessus cette coiifure et retombent en avant. Elle tient à la main un vase de parfums.
Cette statue présente un beau spécimen de la sculpture n ligieuse au xv® siècle. — h. i mMre.
6 — Haut relief. = Le crucifiement. Jésus est attaché i la croix entre les deux larrons. Sur le premier plan, à la droi'te du Christ, la Vierge évanouie est couchée à terre, les femmes et saint Jean s'empressent auprès d'elle; à gau< des soldats se battent. Dans le fond, le centurion à cheval entouré de soldats. Le bourreau, au haut d'une échelle, s' prête à rompre les membres du mauvais larron. Les fij du Christ, du bon larron et de quelques soldats se détach< entièrement du fond.
Cet ouvrage, de la fin du xv® siècle, est attribué à Miel Wohlgemuth. — h. ss cent., l. 23.
6 — Figurine. = Un chevalier armé de pied en cap. porte l'armure en usage du temps de Louis XL Cette pii paraît provenir d'un ancien jeu d'échecs. — h. 7 cent.
7 — Bas-relief peint et rehaussé d'or. =: Groupe de ^--^"^^ vieillards. Ils sont vêtus de riches costumes ; l'un deux poi l'ample garnie déceinte et est coiffé du chaperon, —h. S9ceni.,L.
8 — Statuette coloriée. = Sainte Barbe. Elle est vêt^^ d'une longue robe rouge, recouverte d'un manteau en éto'*^
d'or. — H. 36 cenl.
O — Statuette coloiûée. = Sainte Gudule. Elle porte un à peu près semblable à celui de sainte Barbe, et tient e lanterne à la main ; un petit diable nu en éteint la lumière ^c un soufflet. Cette statuette, qui fait pendant à celle de xite Barbe, repose sur un socle, où Ton peut lire le nom >""^i(»cA, qui est probablement celui du sculpteur. — h. sr corn.
0 — Statuette coloriée. = Une sainte. Elle porte aussi robe rouge, avec un manteau en étofife d'or, et tient un ' * '^i^an'c ouvert. Le socle porte le nom de Brucsch. — h. so cent.
-• 1 — Tête de quenouille. = Elle est formée d'une tige ^^P"li:»drique surmontée d'une main fermée ; sa surface, divisée ^^* ^Tois compartiments par deux ceintures de feuillage, offre ^^ *a sujets sculptés dans l'intérieur de la masse. Les figures, "tirées avec une grande délicatesse, portent le costume du mencement du règne de Louis XII. — ii. S5 cent., d. 5.
^3 — Figurine coloriée et dorée. =Melchior, l'un des ^ mages ; il tient un vase de parfums. — h. 9 cent.
* 3 — Diptyque sculpté en bas-relief. = Au feuillet droit, * ^^ioration des mages ; au feuillet gauche, la crucifixion. T^Tivail allemand de la fin du xv*' siècle. — h. 45 cent., l. 45.
* 4- — Quatre consoles. = Elles sont ornées de figures
*^^lptées en haut relief : un ange portant un écusson aux
•'^^^ïos de France; un ange tenant un écu aux trois hermines;
^^ Baint avec un livre dans les mains ; un ange tenant un
P*^ylactère. — h. w cent.
1 6 — Gros grain de chapelet de forme sphérique. = Il
*^^Uvro à charnière en deux parties, et présente dans Tinté-
^^^r deux médaillons sculptés en haut relief. Dans l'un, Jésus
***i8, entouré d'une auréole rayonnante, bénit de la main
^'^ite, et tient de la gauche le globe surmonté de la croix ;
**^8 l'autre, saint Jean écrivant son évangile.
Ia surface extérieure est couverte d'ornements réguliers "^nsle style ogival de la fin du xv*" siècle. — d. s* miii.
16 —Trois panneaux divisés en quatre compartiments. sculpté? en ba»^-relief. = Sous (juatre arcades en accolade ,
422 MONUMENTS KUROPËËNS.
soutenuos par des colonnes carrées, sont représentés les sujets suivants : Hercule combattant le lion de Némée, Hercule étouffant Antée , et deux joueurs d'instruments portant le costume de la fin du xv^ siècle. Ces panneaux sont encadrés par deux pilastres décorés de niches, qui sont remplies, celles du haut par des bustes, celles du bas par des sirènes. Époque de Louis XII.
—H. 60 cent, L. de celui da milieu 48 cent. ; des deux autres, 27.
17 — Petit autel domestique, sculpté en haut relief. = L'adoration des mages. Dans le tableau central, sur le premier plan, la Vierge, assise dans Tétable, présente Tei^hiit Jésus aux mages venus d'Orient. Dans le fond, on aperçoit la suite des trois rois.
Cette composition, qui présente vingt-deux personnages et plusieurs animaux sculptés en haut relief avec une délicatesse surprenante, est renfermée dans une niche de 20 millimétrés d'épaisseur sur 45 millimètres de large et 70 de haut. La voûte en plein cintre est décorée de festons découpés à jour ; l'extrados se relève au centre pour former une ogive en accolade, surmontée d'un pédicule terminé par une pointe. Sur chacun des volets, trois sujets sont sculptés en bas-relief : dans le volet droit, l'annonciation, la visite à sainte Elisabeth, la Vierge et saint Joseph en adoration devant le Christ ; dans le volet gauche, la circoncision, la fuite en Egypte, Jésus enseignant dans le temple.
La niche repose sur un socle où se trouvent gravés en langue flamande les noms des trois mages : Jasper, Baltesab, Melcior.
Travail flamand de la fin du xv^ siècle. — h. tôt. f s cem.
18 — Figurine coloriée en partie. = La Vierge, couronnée et revêtue de riches habits, tient l'enfant Jésus dans ses bras.
Travail allemand. ~ h. 7 cent.
Elle est placée dans une niche de bronze doré, décorée dans le style ogival du xv* siècle.
19 — Deux panneaux sculptés représentant des vases d'où sortent d'élégants rinceaux, soutenus par deux personnages.
Tases sont placés sur des piédestaux formés de sphinx
^)uvrage du commencement du xvi* siècle. - h. eo cent., l. m.
20 — Deux panneaux sculptés. = Arabesques. 3Méme époque. — h. eo cent., l. 38.
21 — Statuette coloriée. = Un abbé mitre. De la main ite il bénit; de la gauche, il tient sa crosse, à laquelle est
le 9udarivm, espèce de voile que la règle prescrivait :3 abbés pour les distinguer des évéques , et indiquer que leur ^€orité était d'une nature secrète et subordonnée. — h. ss cent.
32 — Statuette coloriée. = Une abbesse. Sa tête est cou- Brie d'un voile noir. Une riche chape, sous laquelle on voit ]^ yétement de son ordre, couvre ses épaules et descend J^^^^qu'à terre. Elle tient à la main un calice ; sa crosse est ap- P^*3ée sur son bras gauche.
Oette statuette fait pendant à celle n^ 21 . — h. is cent.
23 — Tombeau à couvercle prismatique. = Les plans incli- ^^•^ du couvercle sont décorés d'ornements, sculptés en relief, ^^^■c^jruntés au style ogival. Sur les deux faces longitudinales la tombe, se trouve gravée cette incription : Memoare (sic)
ISSIBfA TUA ET IN ETERNUM NON PECCABI8. Le COUVercIo s'oU-
à charnière, et le tombeau ne présente encore aucune ca-
, le cofire et l'intérieur du couvercle étant fermés par des
les sculptées. Sur la table qui ferme l'ouverture du cercueil
représenté, revêtu d'une longue robe flottante, le person-
qui vient d'y être déposé. Cette inscription : Omnia
s habent tebcpus nascendi tempus moriendi. EccL 3, est
vée sur le listel qui borde la table tumulaire. Cette table
lève, et an revers se trouve une composition qui comprend
^^gtcinq personnages : Jésus dans sa gloire reçoit la Vierge,
S est couronnée par des anges ; des saints sont aux pieds
la mère du Christ, et plus bas, des anges célèbrent, par un
'^cert, son arrivée dans le séjour céleste. L'inscription:
^— ORIA PATRI ET FILIO ET SPIRITUI SANCTO, OSt gravéo SUr l'eU-
^^^'^bement du baft-relief. Au fond du tombeau repose un corps ^^*^8que réduit à l'état de squelette; le bandeau qui entoure cette
dernière cavité est couvert do l'inscription : Moritur doct
UT INDOCTUS ET IDEO TEDUIT ME VITE MEE. Eccl. 2. La tàb
qui recouvre la partie creuse du couvercle offre la résurre tion au jour du jugement dernier ; elle se lève, et au revers e représenté l'enfer. Enfin, au fond de la cavité du couvercl on voit un corps attaché par une chaîne. Une bandelette, q circule du haut en bas, est couverte de cette inscriptioi Pater Abrhas miserere mei et mitte Lasarum. Luce. (sic)
Si Ton n'avait pas ce monument sous les yeux, on aun peine à comprendre comment l'artiste qui l'a exécuté a \ renfermer tant de personnages, des sujets aussi compliqué des inscriptions si nombreuses et si nettement gravées, dai aussi peu d'espace; ce petit sarcophage, en effet, n a que i millimètres de longueur sur une hauteur moyenne, y compr le couvercle, de 28 millimètres, et une largeur de 17.
Travail du commencement du xvi* siècle.
24 — Tombeau à couvercle prismatique. =L.e cercueil et se couvercle sont enrichis extérieurement d'ornements sculpti en relief. L'intérieur du cercueil ne présente qu'une table rei foncée sans sculptures. La cavité du couvercle est fermée pi une table sur laquelle est sculptée la résurrection au jour c jugement dernier. Cette table se lève, et au revers on voit I< damnés précipités en enfer par les diables. Une seconde tab au-dessous de la première représente le même sujet; elle se le' également, et laisse voir, au fond de la cavité du couvercle, \ corps nu chargé de chaînes et dévoré par les flammes.
Travail de la môme époque. — \.m^. 57 miu.. 11. !."> mm., l. le.
25 — Lettre F. Elle est découpée dans un morceau de bc de 13 millimètres d'épaisseur. Les doux côtés sont couyer de rinceaux élégants. La lettre s 'ouvre à charnière, et présen ainsi deux F adossés ; elles sont décorées de cinq médailloi sculptés, réunis entre eux par des groupes d'enfants et de a lamandres, ce qui peut faire supposer que cette pièce a é exécutée pour François P^
Ces médaillons, dont les plus grands n'ont que là millîmi très (le dianuHr(\ présoutont chacun un sujet : la crueiiixioi
Arthur, Judas, Charles, Godefroy, Hector, Alexandre, Jules, ^osué etDayid. Plusieurs de ces personnages sont revêtus des <^tume8 ou des armures du commencement du xvi^ siècle ; ^ Josué porte sur son écu une salamandre, emblème de Franl^isl"; Charles, Taigle impériale àdeux tètes sur le caparaçon d^ son cheval.
X existe au musée du Louvre une lettre M que Ton attribue * 1 ^artiste qui a sculpté cet F.
Travail du premier quart du xvi* siècle, —h. 7 cent.
26 — Composition de ronde bosse. = L*arbre de Jessé. Le
ne symbolique sort des entrailles de Jessé, et s'élève en je-
à droite et à gauche des rameaux qui portent les douze
de Juda, ancêtres du Christ. La Vierge, tenant lenfant
aaus, est assise au sommet, dans le calice d'une fleur de lis
S^^^antesque. .-H. S7 cent.
27 — Médaillon. =Portrait de femme; elle porte le costume *tl^anand.
Travail d'Augsbourg; premier quart du xvi* siècle d. 55 miii.
8 — Statuette coloriée. =Un moine. Il porte une robe d*é- ÎB brochée d'or, que l'artiste a rendue par une fine gravure, ®^ ^ient un livre. — h. eo cent.
9 — Bas-relief colorié. = La Vierge, assise sur un nuage, et Tenfant Jésus dans les bras de saint Antoine de Padoue, stemé à ses pieds. Un ange, tenant une branche de lis, ^ au-dessus de la tête du saint. — h. 26 cent., 1.. is.
0 — Bas-relief colorié. = Saint Georges à cheval, combatt le dragon. Dans le fond, Marie de Cappadoce lève les
Sns au ciel pour le remercier de sa délivrance. — h. sa c. , i.. i8.
1 — Médaillon. = Portrait d'homme, "^ïravail d'Augsbourg, du milieu du xvi*^ siècle. — d. 5 cent.
— Figurine. = La Vierge debout tenant l'enfant Jésus
s ses bras. —h. 75 min.
^3 — Cadre de miroir. = La bordure d'encadrement est
^<:iorée d'arabesques et accompagnée de deux pilastres qui
*^^1>portent un riche couronnement, que domine un aigle
^^^^ché sur un tronc d'arbre écoté. Les pilastres reposent sur
un soubassement qui se termine par un culots Deux qui y sont sculptés, au milieu de divers ornements, t un anneau auquel est attaché un écusson armoirié bandelette où se trouve gravé le mot suave.
Travail italien de la bonne époque du x\'i^ s — h. n cet Ce cadre a été publié par M. DuSommerard.dans son 2^ série, pi. xx. Il renferme le portrait en émail de Qf France, catalogué n** 701 .
34 — Cadre de miroir. = L'encadrement est renfenr deux colonnes engagées, dont le fût, cannelé, est ( feuillages à la partie inférieure. Les chapiteaux, à voli niques, sont enrichis de feuilles d'acanthe. La frise, l piédestaux et le panneau renfoncé qui les unit sont c d'arabesques d'une délicatesse surprenante , décou] appliquées sur le fond. La corniche est surmontée du ton découpé. Des consoles renversées, décorées de tète liers, accompagnent la tranche du cadre, terminé par i composé de têtes d'anges et d'un enroulement d'anifa
Travail allemand. ^ h. 55 cent., l. ae.
Ce cadre renferme le portrait en émail de Franc catalogué n"" 700.
36 — Arabesques découpées à jour et sculptées deux côtés, d'une pièce de bois de 5 millimètres d*épi ayant la forme d'une demi-circonférence. Travul d'une finesse — d. is cent.
36 — Arabesques sculptées en haut relief et décoi jour. :=:Un amour ailé, jouant do la mandoline, est ass deux pédicules qui soutiennent des pupitres où se ces des livres. Une draperie qui retombe encadre toute position. Cette pièce n'est qu'un fragment; il est prés que deux personnages, en face l'un de l'autre, étaientà devant les pupitres, —h. u cent., l. 12.
37 — Petit socle carré. = Chaque face présente un qui renferme un bas-relief : la descente de croix, le mis au tombeau, la résurrection de Jé.sus, la descente ^ dans l'enfer. - 11. ^i miii.. i.. 11.
58 — Médaillon ovale. = Saint Georges combattant le
>n. — H. s cent., L. 4.
59 — Croix byzantine. = Elle est portée sur un socle de centimètres de hauteur, qui a la forme d'une tour à huit 18 irréguliers. Cette tour s'élève au-dessus d'un soubasse-
la^^st octogone ; elle est divisée dans sa hauteur en cinq étagc^aa, en retnûte les uns sur les autres. Chacun des pans, à chm^siqne étage et dans le soubassement, renferme un bas-relief. Le socle, dans son pourtour, présente donc quaranteliia^St basHreliefs, y compris ceuxdu soubassement, tous sculptés et^ découpés à jour.
Xa croix, qui s'élève au-dessus de la tour sur une tige annulée, est prise dans un morceau de bois de 33 millimètres d*^pais8eur. La hauteur de la hampe est de 30 centimètres, traverse a une longueur de 125 millimètres. La larde la traverse et la hauteur des croisillons sont de millimètres.
CI!hacune des faces de la croix contient six bas-reliefs, un sur
'e j^ ommet de la hampe, trois sur la traverse, deux au-dessous,
^^^'K:^ le pied de la hampe; ils sont encadrés dans un listel,
^«^^jrgé d'élégants fleurons, qui borde la croix. La tranche,
^^ chaque côté, offre quatre bas-reliefs, un sur le sommet, un
le croisillon, deux sur le pied de la hampe. Tous les bas-
efs sont sculptés et découpés à jour en arrière de fines
^^^■*^>nnette8 qui supportent des arcades ogivales, et dont ils
ientièrement détachés. Le dessus du sommet do la hampe,
-si que le dessus et le dessous des croisillons, sont ornés de
'"^Xlptures pleines. La croix comprend ainsi vingt-cinq bas-
sujets des bas-reliefs qui décorent la tour sont tirés de
Oenèse et de l'Exode; ceux des sculptures de la croix sont
dans les merveilles de l'Évangile : c'est la nouvelle loi
^^"Ui g'appuie sur l'ancienne. Toutes ces sculptures, à l'excep-
^on de celles qui sont placées au-dessus et au-dessous des
^^isillons, sont surmontées d'une inscription en grec vul-
^re très altéré ; l'ignorance de l'artiste a tellement défiguré
ou mutilé les mots, que plusieurs sont à peine reconnaissa-
bles ; mais le savant helléniste M. Hase a bien voulu étudier ces inscriptions et les déchiffi'er : nous pouvons donc, grâce à son profond savoir et à son inépuisable complaisance, rétablir les mots de ces inscriptions d'après les règles de Torthographe et en donner la traduction.
Le monument dans son ensemble of&e une forme très élégante; mais, sous le rapport de lart, ses sculptures sont loin de valoir celles de la belle croix n°2; elles ne manquent pas cependant d'intérêt : on retrouve dans plusieurs de celles dont TÂncien Testament a fourni les sujets, des détails que ne donnent pas les livres sacrés, et qui semblent reproduire des traditions particulières à l'église d'Orient. Dans quelques-unes, l'artiste s'est abandonné à son imagination; ce qui doit faire penser qu'il n'était pas de l'école du mont Athos, si rigide observatrice de la tradition. Cependant, quand il s'agit de sujets qui se rapportent à l'Evangile, l'artiste est fidèle aux prescriptions des pères de l'Eglise, réunies en code dans le curieux livre 'Eputiveia tyJç ^iojyfxxcpixîiç, dont nous avons parlé sous le n° 2.
Les monuments dominent dans ses compositions ; presque toutes les scènes qu'il représente sont disposées dans des édifices dont les détails intérieurs sont très compliqués. Souvent, lorsque l'espace lui manque, il place quelques-uns de ses personnages à l'étage inférieur, les autres au premier étage. Cette tendance de notre artiste doit faire supposer qu'il était moine et reclus, et qu'il n'avait sous les yeux que les édifices du monastère où il avait passé sa vie.
La description détaillée de chacun des sujets nous entraînerait beaucoup trop loin, sans utilité : il nous suffira de les indiquer par les inscriptions dont ils sont accompagnés, en faisant remarquer les particularités qui pourraient s'y rencontrer. Les caractères de ces inscriptions ayant une grande analogie avec ceux dont nous avons donne le/ac-simile au n** 2, nous nous bornerons à rendre ces inscriptions en lettres capitales usuelles; mais nous donnons ici le fac-similé de celle qui existe au-dessous du socle, en forme de tour, qui supporte la croix, cette inscription étant du plus grand intér<5t, tant sous lerap-
SCULPTURE EN BOIS. XVl« S. 420
paléographique qu*en ce qu'elle fait eonnaitre la date de onfection du monument et le nom de l'artiste qui Ta exécuté ,
5 : 'ExeXetw^ ô oraupoç tou xuptou ^[jlcov 'lyjaoîî Xpi^rou e!ç ^^$C> VI XicpiXCou, elç fiç x6, &ito ^(^eipoçrcwpYiou tou Aaaxapi. — A été ^^^^nrminée la croix de Notre-Seigneur Jésus-Christ, en 1 567, ^ mois d'avril, le 29®, par la main de Georges Lascaris.
oici maintenant l'énumération des sujets des bas-reliefs, ^^ <H>mmençant par ceux du socle et par l'étage supérieur, Y^^^Jr redescendre jusqu'au soubassement.