SECONDE FACE DE LA CROIX
r le sommet de la hampe :
YMETAMOPOOZH
'H (leTafAop^pcoctç. — La transfiguration.
Xa milieu de la traverse :
H^AYPOSHT^Xi^
^ï flrrotupciwt[ç] toU X[ptffT[ou. — Le crucifiement du Christ.
^^^ï^tiste a représenté Tinstant où un soldat perce le côté droit ^^ Cîhrist ; un autre soldat tient une éponge attachée à l'ex- ^mité d'un roseau. Il n*a pas oublié, au bas de la croix, la ^^^tiite grotte où se trouve le cr&ne d'Adam.
Sur le croisillon droit :
HÇOAHEO
^ <lç To [6^ T(Sv i]Xaiô[v. — Ascension du Christ de la montagne des Oliviers. Acies des Apôtres, l, 10.
Sur le croisillon gauche :
HS'HAAOHSHT^OM
*H <j^T|Xo^(jtç Tou B[o}](x[5]. — L'attouchement de Thomas^ ^^
Au-dessous, sur la hampe :
HAnOKAOlAOZH 'H à7:oxa^X(«)<ii[ç. — La descente de croix.
Sur le pied de la hampe :
HANATA2HTOXY
'H (ivatrraaiç tou X[piTro[u. — La résurrection du Christ.
L artiste a représenté là, comme le sculpteur de la croix n" ^ la descente du Christ dans l'enfer.
Tranche, côté du croisillon de gauche.
Sur le sommet de la hampe :
HTHNEFHnTO
'H eU t^v AtYuirco[v (puyi^. — La fuite en Egypte.
La Vierge est sur une mule ; saint Joseph porte l'enfanc*^ Jésus affourché sur ses épaules.
Sur le croisillon :
HnEPHTOMH Ti ^reptTOjXT^. — La circoncision.
Au-dessous, sur la hampe :
HTOYEPO
*H elç To tef)o[v xapatrraaiç. — La présentation au temple.
Sur le pied de la hampe :
HErEPSITSAAZAPS
'H eYspacç toîî AaÇapou. — La résurrection de Lazare.
Tranche, côté du croisillon de droite.
Sur le sommet de la hampe :
H^HFAAEA
'H 6ÎÇ rJiM raX[iX]aia[v ^a)^oipT](T(ç. — Le Christ S étant retiré en Galilée, parle aux apôtres . Sain/ Mathieu , IV, 1 2 et 21 .
Sur le eroisillon :
fiou Irrroo. — Ne me touchez pas ! Paroles du Christ adressées à Marie Madeleine. S. Jean, XX, 17.
^^u-dessous, sur la hampe :
HANAAH'KH
'H ài£h\^i[(;. — L*assomption de la Vierge.
Sur le pied de la hampe :
HnENTHKOTH
'H irtvTTjxomq. — La pentecôte.
•^K*tiste n a pas oublié la personnification du monde^ sous la Ye d*un vieillard couronné, assis au-dessous des apdtres. «ir le dessus du croisillon de gauche, la figure de saint il tient une clef à la main. Au-dessous de ce croisill^^*^ , rimage du soleil. Sur le dessus du croisillon de droite, Paul, la tête chauve, la barbe jonciforme, tenant à la le livre de ses épitres ; au-dessous, l'image de la lune. ^X^Ixifin, sur l'épaisseur du bois, au sommet de la croix, une à grande barbe, qui se détache sur un fond de fleurons.
O — Bas-relief. = Le crucifiement. Jésus est attaché à la ; au fond, les murs de Jérusalem, au-dessus desquels <>^^ aperçoit les principaux édifices de la ville surmontés de ^^poles.
T^r^vail grec. — h. 8o mui.. l. es.
^1 — Statuette. = Saint Sébastien. Le saint, dépouillé de *^» vêtements, tourne les yeux vers le ciel, et s'appré£e à re- ^^"Voir le martyre. — h. 89 cent.
42 — Bas-relief de forme trapézoïdale. = Ganymède en- ^é par Jupiter, sous la forme d'un aigle. — h.78 miii., l. moyenne m.
43 — Triptyque. = Dans le tableau central, la crucifixion.
*^^ïi8 chaque volet, deux sujets : au volet droit, sainte Véroni-
V^e présentant le linge sur lequel la sainte face est empreinte,
^ le Christ à la colonne ; au volet gauche, Jésus couronné d'é-
piiies et le portement de croix. Ces sujets, découpés, sont
appliqués sur un fond de plumes de colibri. — h. » mm., l. îb.
44 — Bas-relief carré. = Vulcain, à la demande de Vénus, forge des traits pour Cupidon.
Travail de la fin du xvi^ siècle. — h et l. e cent.
46 — Haut relief. = L'Enfer. Satan, tenant à la main une fourche à deux dents, harangue les démons rassemblés autour de son trône. La figure de Satan et celles de trois démons assis au premier plan se détachent presque entièrement du : fond. Cette pièce est exécutée dans un morceau de bois de 23 < millimètres d'épaisseur entièrement fouillé.
Travail de la fin du xvi® siècle. — h. it cent., t.u.
46 — Grand cadre. = Il est orné de tètes d anges et de« masoarons sculptés en bas-relief.
Travail italien de la fin du xvi^ siècle. — h. 8o cent., l. 45. Il a été publié par M. Du Sommerard, dans son Ailoi^'m chap. V, pi. viu.
47 — Médaillon ovale sculpté en bas-relief. = Portraits deis Daniel de Muderbach et de sa femme. Entre eux deux, un^ enfant, assis sur une tête de mort, tient d une main un sa — blier, de l'autre un cierge.
Au-dessus des personnages, cette inscription allemande :
WlE GoTT WILL DAS WAR MEIN ZIEL.
La volonté de Dieu, tel est mon but.
École d'Augsbourg du commencemeiit du xvn® siècle. Cette pièce provient du cabinet de M. le comte de Renesse- - Breidbach. .- h. ss mui., l. h cent.
48 — Bas-relief. = Joseph s'enfuit en laissant son manteau dans les mains de la femme de Putiphar. >- h. locent., l. #•.
49 — Bas-relief. = L'annonciation et la nativité. Ces deux scènes sont exécutées sur une petite pièce de bois, de forme trapézoïdale, dont la tranche est décorée de masques
et de petites figures. — h. IO cent., L. as miU. dans la partie supérieure.
6D — Hauts reliefs faisant pendant l'un àTautre. =LaCène et le lavement des pieds. Ces compositions sont exécutées dans des morceaux de bois de 3 centimètres d'épaisseur en-
rement fouillés. Les figures du premier plan se détachent -tièrement du fond.
Travail du commencement du xvii*^ siècle. — h. 45 cent., l. is.
^1 — Poivrière piriforme. = Sur la panse, Neptune et deux
adossés sont sculptés en haut relief. Le bouchon,
é par une tête de femme, est retenu par une chaîne d'ar-
t qui sort de la gueule d'un monstre marin.
IZVavail italien du commencement du xyu"" siècle. — h. • cent.
— Groupe sculpté dans le môme morceau de bois. = femmes nues se battant.
X^ole flamande du commencement du xvii^ siècle. — h. i4 eent.
3 — Statuette. :=: Femme nue appuyée sur un tronc d*ar- • Elle tient d*une main un serpent , de l'autre une épée. Travail italien. — h. <» cent.
A4 — Statuette, = Vénus sortant du bain. — h. a cent.
â A — Bas-relief. := Diane et ses nymphes surprises au bain ^^x» Actéon.
I^ravail italien. — h. ss cent., l. 31.
•SB — Groupe. =Un jeune homme et un vieillard portant ^^^ oostume antique. Celui-ci tient à la main une tête de cheval Aci^séchée. — h. 7 cent.
^7 — Bas-relief. r= La conversion de saint Paul. Saul ^"^^xxversé de cheval est relevé par ses gens. Au second plan, ^^>^x>i» cavaliers de sa suite, dont un porte un étendard, sont ^Ti:xportés par leurs chevaux. .- h. 23 cent., l. i*.
^8 — Groupe. =La Vierge est assise, tenant l'enfant Jésus
*^» ses genoux ; saint Joseph, debout auprès d'elle, s'appuie
^'^l' un b&ton et porte les ye,ux vers le ciel. Cette composition,
®^^tée de ronde bosse, est placée au milieu des ruines d'un
^onoment à arcades. — h. des figures 75 miii.
i9 — Bas-relief .= Une vieille femme représentée à mi-
^t^. — H. « cent., L. 8.
60 — Haut relief. =: Le Christ à la colonne.
Travail allemand. — h. «6 cent.
Cette figure est placée dans un encadrement en bronse
doré, orné d'appliques en argent, qui est d une époque pos
rieurc.
61 — Groupe. =Le Christ mort. Jésus descendu de croix est couché à terre ; la Vierge vient de poser un cous sous la tête de son divin fils ; un ange se tient à genoux f pieds du Sauveur. — h. des figures «e cent.
62 — Bas -relief de forme octogone. = Saint Antoine Padoue tenant Tenfant Jésus dans ses bras. Un ange est d le ciel au-dessus de ce groupe.
Au revers est gravée cette inscription : mikael ooNDOEn
NAXIENSIS SCULPSrr. 1679. —h. 12 cent., L. u.
63 — Groupe. =La Vierge assise tient lenfSEmt Jésus ses genoux; elle écrase le serpent sous ses pieds. — h. ss •
64 — Groupe. = La Vierge debout, tenant Tenfant Je dans ses bras, lui présente un cœur. — h. se cent.
65 — Groupe. = La Vierge debout présente au peuple 1 divin fils, qui tient à la main le globe surmonté d'une en Ce groupe est élevé sur un socle sculpté, pris dans le m^ morceau de bois. — h. 19 cent.
66 — Bas-relief. =Seila, suivie de ses compagnes, s'ava au devant de Jephté. Le vainqueur des Ammonites décl ses vêtements en apercevant sa fille, que son vœu Tobli^
sacrifier, —carré de 30 cent.
67 — Salière. = Trois enfants adossés à un pilastre, | tant chacun une coquille au-dessus de la tête. — h. tôt. 19 cen
68 — Statuette. = Un paysan. Son chapeau, sa hotte gourde et son bâton sont en argent. Un lézard de même m est à ses pieds sur le socle.
Travail suisse. — h. 26 cent.
69 — Bas-relief sculpté sur une croix. = Sur le som de la hampe. Dieu le père étend la main droite au-dessui l'hostie sainte qui sort d'un calice portésur un nuage. LaViei saint Joseph et plusieurs saints sont prosternés en adorai Sur le pied de la hampe sont placés des pères de l'Église au-dessous deux anges disputant au démon un jeune enf
aboie de l'innocence. Un damné au milieu des flammes terle cette composition, dont le dessin est très correct et le TAÎl d'une grande finesse d'exécution. ~ h. n cent., l. 2.
0 — Bas-relief. = Trophée d'armes ; le centre est occupé une cataphracte antique, —h. «o cent., l. 7.
1 — Bas-relief. = L'ascension de la Vierge. La mère du îst est portée sur un nuage par deux anges. Les figures sont >upée8 et se détachent sur un fond de velours noir renié dans une large bordure de forme ovale, qui est sculptée uirlande de feuillage.
ravail de la fin du xvif siècle, —h. 57 cent., l. m.
2 — Bas-relief. == La sainte face de N. S. empreinte sur un
B. — H. 38 cent., L. 30.
3 — Cadre en bois de chêne. == Il est composé de rinceaux ;ants surmontés par un amour, qui est appuyé sur une ère céleste. — h. u cent., l. la.
4 — Bas-relief. = Louis XIV. Buste de profil découpé et létachant sur un fond de velours. Il est posé sur un terrain Ton voit un coq qui terrasse un aigle 'à deux têtes ; on lit dessous : L. Morisan. 1708. Cette composition est renfermée tu une bordure sculptée, de forme ronde. — d. 22 cent.
"îô — Haut relief. = L'archange Saint-Michel terrassant le ûaon. Le socle sur lequel ce groupe est placé est pris dans ^ême masse de bois. —h. 29 cent., l. 20.
"76 — Tête de jeune homme. = La moitié de la face, dé- ^par des serpents et des crapauds, est dépouillée de chair ; litre moitié est intacte et belle, —h. h cent.
77 — Tête de mort. =Elle est enlacée par un serpent et ^ie par une griffe d'aigle. — h. 5 cent.
78 — Statuette. = Un orateur drapé dans un large man-
tQ.^H. 26 cent.
79 — Cadre en bois doré. = L'encadrement découpé est ûé de fleurs et de coquilles ; deux têtes d'anges sont appelées sur les côtés; dans le haut, l'écusson armoirié du mare- ^A d'Harcourt. Le cadre est terminé par un culot ayant pour
motif une tète d'ange qui soutient un bénitier, —h. 49 ce
80 — Figurine. = Un moine ayant un chien coud
pieds.— H. 55mill.
81 — Figurine. =Un moine tenant un livre, —h. 6 «
82 — Bas-relief. = Un guerrier, entouré d'une noi escorte de cavalerie, est renversé de cheval, foudroya main de Dieu. — h. i6 cent., l. 34.
83 — Bas-relief faisant pendant au précédent. = ' de cavalerie, dans une plaine traversée par un fleuve; sonnages portent le costume antique, —h. i6 cent., l. i4.
84 — Quatre bas-reliefs décorant un socle. =Le prii Tété, l'automne et l'hiver représentés par des enfants i tentles attributs des saisons. — h. ii cent., l. ss mui.
La statuette n? 4 1 est placée sur le socle.
85 — Groupe. = Le crucifiement. Jésus est sur la à sa droite la Vierge, à sa gauche saint Jean. LaM£ est prosternée aux pieds de l'arbre de rédemption, qu*e embrassé. Ce groupe, en figures de ronde bosse, est < par une draperie relevée et soutenue par dix anges i
en haut relief. — h. toule du monumeol 55 cent., L. 40.
86 — Bas-relief. = Trois enfants jouant avec des : de raisin.
Travail du temps de Louis XV. — carré de ii cent.
87 — Cadre en bois doré. = Il est décoré de rineea six figures d'anges. — h. so cent., l. ss.
88 — Porte-montre. = La boîte circulaire où se montre est soutenue par trois amours et surmont figure du Temps. — h. m cent., l. m
89 — Un soulier à talon décoré d'ornements découp<
90 — Bas-relief. =Une vache qui paît. — h. io cent.,
91 — Quatre bas-rehefs réunis dans le même c Scènes champêtres : la pêche, l'hiver, la laitière et h
Ecole flamande. — h. de chaque bas-rcUef 14 cent , L. 9.
92 — Bas-relief. =Une femme, montée sur un ftne
an paysan, s'apprête à boire un verre de vin qui lui est E-ésenté par un aubergiste. Un'&ne couché et deux moutons ^mxmplissent le tableau. — h. 2s cent., l. 29.
^3 — Bas-relief faisant pendant au précédent. = Une femcsonduisant deux vaches, un àne et deux moutons, traverse l^orrent, en tenant un enfant dans ses bras. — h. 2s cent., l. 89.
— Groupe. =Femme montée sur un coq. — h. 7 cent.
— Groupe grotesque . =Un homme est affourché sur une qui se lève sur ses pattes de derrière. Un autre homme, dessous, cherche àla teter, tandis qu'un troisième s efà len empêcher. — h. 10 cent.
9 S — Groupe de quatre figurines. = Jésus entrant à Jéru-
— H. 8 cent.
B 7 — Groupe de trois figurines. =Copie du groupe de YEn- Jèfy^m^nt d'une Sabine, par Jean de Bologne. — h. » cent.
98 — Statuette. = Un écorché. — h. iscent.
99 — Statuette. =Un enfant assis, joignant les mains et élevant les yeux au ciel. — h. 9 cent.
lOO — Diptyque sculpté et découpé à jour. = Chaque feiùlle renferme deux grands médaillons et trente-neuf petits, soutenant des sujets de piété ou des bustes de saints. L exté- Ti^^ est orné d'un médaillon à jour et d'ornements sculptés «^ïelief.
^vrage provenant des fabriques gréco-russes de Kiev ou
^ Viazma. —h. 10 cent., L. de chaque volet 75 mill.
101 — Bas-relief découpé à jour et appliqué sur un fond de 80ierouge.= Au milieu, dans un médaillon, trois personnages ^és, assis devant une table, représentent sans doute, sous une forme mystique, la divine Trinité. C'est du moins ce que paraît indiquer une inscription russe , écrite en caractères qui ne sont plus aujourd'hui en usage que dans les livres liturgiques, et dont voici la traduction : •< La sainte Trinité unique- «* ment existante, le Père, le Fils, et le Saint-Esprit, indivisi- ■» Ue par sa divinité. ^ Le surplus du champ est couvert d'une
U4 MONUMBNTS HUHOPKKNS.
hranclie de vigne, dont les enroulements forment quatre dallions où sont renfermés des bustes de saints. Ouvrage des mômes fabriques. — h. 85 mui., l. es.
102 — Une paire de pantoufles en bois, imitant le mi quin.
^ n. SCULPTURE EN MARBRE ET EN MATIERES TENDRES.
1 03 — Marbre blanc. =Busto de Béatrix d'Esté, fille d1 culc P^ duc de Ferrare , représentée à Tâge de douzr -z treize ans.
Cette princesse, née en 1473, épousa en 1491 Lou^^is Maure, duc de Milan; elle mourut en 1497.
Sur le socle est gravée cette inscription :
DIVAE. BEATRia. D. HERCUL. F.
Ce buste est attribué à Desiderio da Settignano, l'unu des plus habiles sculpteurs italiens du xv*' siècle. — n. 6s cent.
104 — Calcaire compacte à grains fins (Speckstein). Ba*— ^^ lief. = Charles-Quint et Henri VIII.
Par suite d'un traité secret que Cliarles-Quint avait 001^^** à Bruges avec le cardinal Wolsey, ministre de Henri "VTf D. celui-ci déclara la guerre à la France, le 29 mai 1522. L*^**^ pereur ne négligea rien pour tirer avantage de la joncti^**^ d'un si puissant allié, et l'heureuse situation de ses affai^*^ lui permettant de partir pour l'Espagne, il voulut dans ^ route faire une visite à la cour d'Angleterre, et vint débarqi^ à Douvres. Henri, dont la vanité fut flattée d'une pareille ^^ marche, fit à l'empereur une réception magnifique ^ C'est mémoire de cet événement que Hans Dollinger, sculpteur graveur en pierres fines, qui à cette époque jouissait en AIl^^ magne d'une grande réputation, exécuta ce bas-relief.
L'empereur est à cheval, revêtu de son armure ; le roi, quî^ marche après lui, est aussi à cheval, armé de toutes pièces. Les deux souverains sont entourés de chevaliers et de soldats à pied , et suivis de quatre dames montées sur des haquenées,
(1) RoBERTSON, Histoire du règne de l'empereur Charles-i^uinL — San- DOVAL, Histmia del emperador Carlos V, lib. xi, J I, anno 15ît.
Sculpture en matières tendres. xvi« s. avj
ï^c conduisent des soldats allemands. Tout ce cortège traverse un pont, au milieu duquel s'élève un arc de triomphe. ^Qif ce monument sont gravées les armes de l'empire, et au- 6SS0US cette inscription : virti:tum et viaoRirM adumbracio. •c.xxii, et le monogramme de l'artiste, H.
Hans Dollinger, en donnant à sa composition cette singu- -p« dénomination, Esquisse des vertus et des vices ^ a voulu itter l'empereur son maître. Pour les vertus, il les représente ►1X8 les traits de l'empereur lui-même, de Henri VIII, son lié, et des dames et seigneurs de leurs cours. Pour les vices, lésa personnifiés dans les chevaliers français, qu'on voit em- ►1^8 au milieu des eaux écumeuses du fleuve que traverse le lendide cortège, et dans les Turcs, dont on aperçoit le camp -Us le lointain, au delà du pont.
On doit se rappeler en effet que c'est dans cette année 22 que les Français, commandés par Lautrec, furent bat- * au combat de la Bicoque, près de Milan. Surrey, amil de l'empereur, fit aussi dans cette môme année une des- ^te en Bretagne, pilla et brûla Morlaix, et ravagea les côtes
la Normandie. A la même époque, Soliman le Magnifique
t>a en Hongrie, s'empara de Belgrade, attaqua ensuite l'île
Ilhodes, et força la capitale à se rendre.
tDans le fond du tableau, à droite, du côté d'où le cortège
parti, on aperçoit toute la fête. Des seigneurs se livrent
plaisir de la danse, d'autres sont à table, d'autres tour- «nt, d'autres enfin partent pour la chasse. fillette grande composition , dont les figures sont traitées ^cune rare délicatesse d'exécution, a été publiée par M. Du tkimerard, Atlas, chap. V, pi. vi. —h. s? cent., l. 47.
105 — Chaux carbonatée lithoïde. Bas-relief. = Buste, vu > deux tiers, de Louis V, dit le Pacifique, comte palatin, duc ^ deux Bavières ( 1478, f 1544 ).
Au bas du portrait se trouve cette inscription gravée en relief;
DEI . GRATIA . LVDOVICVS . CO.MES . PALA . TINIIS . RHENI . UTR : BAVARIiE . DUX .
Ecole de Nuremberg. — h. 22 ccm., l. is.
106 — Jayet. Figurine. = Saint Jean-Baptiste. Cette figurine s*élève au-dessus d'un culot composé d*c
ments sculptés à jour, parmi lesquels on remarque deux ic ithyphalliques.
M. Dubois* croit que les objets de ce genre ont été seul dans le xvi^ siècle, et qu'ils ont appartenu à des associât qui sont restées inconnues. Il est certain que ces petites f res de saints en jayet étaient très communes à cette époc on en trouve une ainsi mentionnée dans Tinventaire^ du bilier de Marguerite d'Autriche, gouvernante des Pays-I morte en 1 530 : ** Un petit sainct Jacques, taillé, dejeys na. A la Kunstkammer de Berlin on conserve plusieurs coqui de saint Jacques en jayet ; il en est une portant une date peu effacée, qui paraît être 1 404 . — h. o ccnu
1 07 — Calcaire compacte à grains fins. Bas-relief. = Bu vu de deux tiers, de Charles de Wiltberg, chantre du dôm Worms. Il est représenté à mi-corps, les mains appuyées une tribune.
Autour de la figure est gravée cette inscription :
CAROL. VON. WILTBERG. DHOMSENGER. Z. WORMBS.
Dans un cartouche au-dessous de la tribune on lit : ^et svjË, 44, et la date de 1570.
Ecole de Nuremberg. — o?. h. io cent., l. 75 miii.
108 — Calcaire compacte à grains fins. Bas-relief. = centre, buste, vu de deux tiers, de Christophe Furleg la' avec cette inscription :
CHRISTOF FURLEG ER DER ELTTER. ^55.
Sur le pourtour, l'artiste a représenté de petits amours versant l'Océan, les uns à la nage, d'autres dans une ban ceux-ci sur le dos d'un monstre marin, ceux-là montés sui béliers. Composition de vingt et une figures très finei exécutée.
Ecole de Nuremberg. — d. i6 cent.
(1) Description des objets dtart qui composent le cabmet de M. Dt Paris, 1826, p. 139.
(2) Le calnnet de Vamnteur et de Vantiquairey tome 1, p. 2»0.