‹ Description des objets d'art qui composent la collection Debruge DumenilChapitre 45 sur 139 · PEINTURE, MINIAT. DE MANUSC. XVI' S · texte numérisé non relu

PEINTURE, MINIAT. DE MANUSC. XVI' S

9" Quatre miniatures à pleine page, tirées d'un livre in-4" du XVI® siècle.

Chaque miniature renferme deux saints ou saintes : sainte Geneviève et sainte Gudule ; un petit diable perché sur un arbre s'efforce d'éteindre, avec un soufflet, le cierge que tient sainte Gudule ;

Saint Nicolas et sainte Marguerite ;

Sainte Catherine d'Alexandrie et sainte Anne ;

Saint Augustin et saint Martin, — h. 23 cent., l. i6.

10® Quinze lettres initiales provenant d'un missel in-folio du XVI* siècle.

Les unes sont en or sur un fond de couleur, les autres en feuillages de couleur sur un fond d'or.

Toutes renferment, soit un sujet tiré de l'Évangile, soit la représentation d'un saint ou d'une sainte. — locem. carrés.

11** Miniature à pleine page , provenant d'un manuscrit in-quarto du xvi® siècle.

Deux femmes, qui portent un costume monastique , sont assises sur une riche estrade ; deux jeunes femmes, l'evêtues d'un riche costume, se tiennent debout prèiâ d'elles ; l'une a sur la tète une espèce de voile noir.

De la banquette s'élève un arbre généalogique, qui, projetant deux rameaux à gauche et un à droite, se termine au sommet par un large feuillage > Sur chacune des deux branches inférieures sont placés deux personnages, homme et femme, richement vêtus et couronnés de la couronne des ducs souverains ; sur la 3^ branche, une reine diadémée entre deux rois, qui portent le sceptre fleurdelisé et la main de justice, insignes distinctifs des rois de France; enfin, au sommet de l'arbre, un roi et une reine de France.

Le texte qui se trouve au revers de la gravure est ainsi conçu : ^ Incontinent, la ditte princesse fut conduite iusques ^ devant le chastelet où se tient la iustice ordinaire ; là estoit

- le sixième eschauffault préparé , dessus lequel estoit la

- généalogie de la royue, du costé maternel depuis le duc «• lehan. "

Quelle e.st cette princesse, quelle est cette reine dont la

généalogie maternelle est évidemment représentée dans la

miniature que nous décrivons ?

Il est à croire que cette reine est Claude de France, femme de François I^ ; ils occupent tous deux Ja cime de l'arbre ; sur le rameau qui suit en descendant, on doit voir Anne de Bretagne , mère de la reine Claude , entre ses deux maris , Charles VIII et Louis XII ; au-dessous, François II de&etagne et Marguerite de Foix, sa femme, père et mère de I ,= reine Anne; plus bas, Richard, duc de Bretagne, et Margu< rite d'Orléans, père et mère du duc François.

Richard était le quatrième fils du duc de Bretagne, Jean du nom.

La princesse , conduite devant Veschauffavlt dessus estoit la généalogie de la royne, serait Madeleine de France, fil. de François P' et de Claude, née le 10 août 1520, mariée l'église de Notre-Dame de Paris, en 1536, à Jacques roi d'Ecosse ; et il est à croire que le manuscrit d'où a ér- -« tirée notre vignette devait donner la description des fôtes q^' J eurent lieu à Paris à l'entrée de la princesse Madeleine.

Les fenmiies qui sont au pied de l'arbre seraient les quatr -^ filles du duc Richard : Marie, qui après avoir été mariée ^ l'âge de sept ans, en 1431, au maréchal de Rieux de Roche<-^'^ fort, prit le voile après la mort de son mari, arrivée en 14SSh«^ et fut élue abbesse de Fontevaud ; Madeleine, qui devint re- ^^ ligieuse de l'ordre de Sainte-Claire à l'abbaye de Longchamp ; Marguerite, qui se retira avec sa mère, après la mort du duc Richard, à l'abbaye de Longchamp, mais qui ne prit pas le voile ; et enfin Catherine, mariée le 19 août 1438 à Guillaume deChàlons, seigneur d'Argueil. depuis prince d'Orange. Cette princesse serait celle qui descend de l'estrade tenant un sceptre*, —h. iocent., l. i*.

1 2^ B initial en camaïeu jaune rehaussé d'or.

Cette lettre historiée se compose d'un assemblage défigures, d'animaux chimériques et d'ornements. Elle est posée sur une miniature qui représente Michol faisant descendre David par

(I) Lo P. ANSELME, Hist. gén.^ tome 1, p. 462.

PEINTURE. MINIAT. DE MANUSC. XVl« S. 501 ne fenêtre pour le soustraire aux soldats de Saîil. Cette ignette provient d'un manuscrit du xvi^ siècle, —h. 40 cem., l. 9. 13** Miniature à pleine page tirée d'un manuscrit in-8** du m»^ siècle.

Elle représente trois religieuses s'approchant d'une dame i les accueille avec affabilité; cette dame a quelque ressemée avec la reine de Navarre, sœur de François I*'. La miniature est encadrée, ainsi que six vers écrits au- BBous, par une riche décoration architecturale dans le style gant de la renaissance. — h. 75 mui., l. iss. 14® Trois miniatures, dont deux à pleine page, tirées d'un uscrit in-8° du xvi* siècle.

Iles-ci, renfermées entre deux colonnes torses, reposent

an soubassement décoré d'arabesques où l'on remarque

enfSuits qui soutiennent un écusson de gueules au che-

n ployé d'or, accompagné de trois tourteaux, deux en chef

^im en pointe.

première représente l'intérieur d'une galerie à colonnes

'^^^orée dans le style de la renaissance. Sur le premier plan,

roite, deux enfants ; à gauche, un cardinal auprès duquel

^^ent un génie ailé à demi vôtu de blanc ; en arrière, trois

et trois femmes se tenant par la main : tous ces per-

nages portent le costume de l'époque de Louis XIL

seconde, plus petite, représente ce même cardinal tenant

la main le petit enfant vêtu de blanc qui symbolise la

ée, ainsi que nous l'apprend le texte : ^ Afin de satisfaire

mon désir, ie prins Entendement par la main et ensemble

^^E^archftmes. **

X^A troisième, la Mort sous la figure d'un squelette, les yeux

^^ndéB et tenant une flèche à la main. Elle est affourchée sur

iKBuf conduit par un vieillard qui joue du gaboulet et firappe

^ur un tambourin, et par une femme qui porte un étendard ;

^1^ arrière, un homme sonne de la trompe. ~ h. 46 cent., l. 40.

463 — Trois miniatures sur une feuille provenant d'un manuscrit in-folio magno du xv® siècle, traitant de l'histoire de Troie.

La première, placée au milieu du texte, sur le recto du 1®' feuillet (de 14 cent, sur 95 mill.) représente l'arrivée de Priam à Troie quHl trouva desiruitte et arse.

La seconde, sur le verso (de 48 cent, sur 31), occupe toute la page. Elle représente la reconstruction de Troie par Priam. Voici ce que dit le texte : •* Quand Priam vit Ilyon, le maistt^v «« château de Troye, ars et confondu, et la cité arse et de^^. «« truitte, moult en démena grant douleur et moult « ment gémit et ploura. Et incontinent, fist venir ouvriers •• les mist en euvre... » Suit la description des travaux, c se termine ainsi : •« Et Ilyon ainsi parfait, ce fut la plus M chose et la plus noble qui oncques fîist veue de œil •« homme ne que jamais soit veu et la plus riche. »'Sur le mier plan, le roi, suivi de quelques personnages de sa coi donne des ordres à de nombreux ouvriers. Il est revêtu d longue robe traînante que Charles YIII avait remise à la m< pour cacher les défauts de sa taille. Au second plan, à droi une rue entièrement terminée ; le rez-de-chaussée de toai les maisons est occupé par des boutiques; plus en a l'une des portes de la ville est en conslruction ; des à élever les pierres sont placées sur le haut des m Dans le fond, le château d'Ilion déjà terminé et dont les mi sont couverts de riches sculptures. Ce ch&teau, flanqué grosses tours et surmonté d'une foule de tourelles à fléch-* aiguës, présente beaucoup d'analogie par son slyle avec ch&teau de Chambord.

Ce curieux tableau, qui ne contient pas moins de 75 sonnages, a été publié par M. Du Sommerard dans son chap. Vni, pi. I.

La dernière miniature de cette feuille (de 13 cent, sur 1 placée au milieu du texte, sur le verso du second feuille, présente le départ d'Anténor, que Priam, •« après que la •« de Troye fut très forte et noblement édiffiée , envoie •« ambassade en Grèce au roy Poilus et aux autres roys <• barons des Grégois, afin que Erionne sa sœur lui ** dissent et envoyassent. »

Dans les petites miniatures, les personnages portent J^

PEINTURE. MINIAT. DE MANUSC. XVI« S. 503 ostume de la fin du xv^ siècle, époque à laquelle il faut faire monter Texécution de ces curieuses peintures. Cette feuille est renfermée sous glace dans un cadre ulpté de la fin du xvi*^ siècle.

;r. — Aquarelles, gouaches et miniatures.

464 — Entrevue d'Octave, d'Antoine et de Lépide, d'après bas-relief antique .

aquarelle sur vélin, portant la date de ! 570. —ii. 20 cent., l. fo.

^55 — Les Bohémiens en voyage.

^Aquarelle vernie sur médaillon ovale en ivoire, attribuée à

Ot. — H. 6 cent., L. Mmill.

en fer ciselé.

56 — Vue de la place et de l'hôtel de ville d'Augsbourg. ouache sur médaillon rond en ivoire, datée de 1610, par

iasHoll.— D. 7cent.

57 — Deux têtes déjeunes filles.

^^^VEiniatures sur médaillons ovales en ivoire, par Fragonard

32 f 1806).— H. 7 cent., L. 6.

58 — Deux figures d'enfants ; Tun porte le costume de , l'autre celui de Scapin.

^%4Qniature8 sur ivoire du même artiste. —11. s cent., l. 5.

"4^ ^9 — Deux naïades surprises par un fleuve. ^A^ïniature sur vélin par Charlier, artiste qui florissait sous *^ "ïc^gne de Louis XV. — d. 75 mm.

«4 60 — Fête de village.

^Aédaillon à la gouache, appliqué sur une botte d'écaillé, Bleremberg. — d. 7 cent.

461 — Une jeune femme assise sur un sofa, ayant auprès ^^^Ue deux amours, dont l'un tire de l'arc.

Dessin à l'encre de Chine, dont les carnations sont légèreluent teintées, par Basset, artiste qui vivait sous le règne de

ïiOUis XV. — H. 45 mill., L. 65.

462 — La pêche miraculeuse ; La résurrection de Lazare ;

Les vendeurs chassés du temple ;

Le repas chez Simon le Pharisien.

Quatre gouaches d'après les grands tableaux de Jouvenet, du musée du Louvre, par Grenier, artiste qui vivait sous Louis XV et Louis XVL — h. es mui., l. h cent.

463 — Bacchanale.

Camaïeu sur ivoire, par Degaux, artiste qui florissait sous

Louis XVL — D. 55 mill.

464 — Lot et ses filles.

Peinture en vernis sur bois, par Martin, inventeur du vernis qui porte son nom. — d. 5 cent.

465 — Seize sujets tirés de la passion du Christ, exécutés à la gouache et réunis dans un même cadre.

Chaque sujet, qui comprend cependant un grand nombre de personnages, est renfermé dans un espace de 9 mill. de longueur sur 5 mill. de haut.

Cet objet curieux appartenait, en 1 790, à Charles-Auguste, duc souverain de Deux-Pônts.

Cadre contourné en ivoire, bordé de bois, et décoré d'ornements en argent.

466 — Chasse dans une forêt.

Gouache, par Taunay père. - h. s cent., t. 7.

467 — La nativité. La Vierge place Tenfant Jésus dans la crèche. Saint Joseph et deux anges à genoux, en adoration.

Gouache sur vélin. — h. m cent., l. i7.

Cadre octogone en ébène, décoré de plaques de verre peint.

468 — Suzanne surprise par les deux vieillards. Miniature sur ivoire. — h. 85miu., l. eo.

469 — La Vierge au voile bleu, d après Carlo Dolci. Miniature sur ivoire. — h. 65 mm., l. so.

Cadre octogone en bronze doré, avec filets d'ébène et ornements en corail.

470 — Le crucifiement. La Vierge et saint Jean se tiennent debout de chaque côté de la croix ; la Madeleine, agenouillée, embrasse les pieds du Christ.

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