‹ Description des objets les plus remarquables de la collection de sculpture antique de Mr. A. de MontferrandChapitre 65 sur 77 · Candélabre · texte numérisé non relu

Candélabre

Ce candélabre consiste en une douzaine de grands et de petits morceaux en marbre pentélique, appartenant tous à peu près à la même époque, au second siècle de notre ère.

La belle coupe (superficies) qui surmonte le fut (scapus) , est ornée de trois bords de feuilles pointues, de godrons allongés et de feuilles d’acanthe. La partie supérieure de la colonnette, sur laquelle la coupe est placée, offre des feuilles et des fleurs de lierre; les deux zones suivantes sont enrichies de la même manière, mais avec des feuilles d’acanthe en bas. Elles reposent sur une autre portion semblable, qui offre deux petits oiseaux dans un feuillage de chêne avec des glands La partie qui suit, bombée vers le milieu, est ornée d’un feuillage de laurier et de feuilles d’acanthe en bas. Elle est fixée sur une zone large et aplatie, sur laquelle sont gravées des feuilles d’acanthe renversées.

L’autel triangulaire qui forme la base du candélabre, offre sur ses côtés étroits, un prochous , penché et tourné à gauche, un aspergillum , dont le manche est formé d’un pied fourchu, probablement d’un taureau sacrifié, et une patère (cpùi h)

1 P. e. Clarac, II, pl. 137 N° 137, pl. 142 N° 120, et 257 N° 641 etc. Museo Pio Clem. p. 222 N° 31 etc.

Sur chacun des côtés larges, on voit une guirlande de fruits, suspendue par des bandelettes, dont les bouts pendent aux côtés. Au-dessous de ces guirlandes sont représentés: une cicogne, dévorant un serpent; deux oiseaux mangeant une sauterelle et deux oiseaux attaquant un lézard.

Le tout repose sur trois pattes de lion.

H. 3 a. 12 w. = 8 pieds 9 pouces angl.

Les ustensiles de sacrifice prouvent que ce beau candélabre était bien destiné à un temple, mais on ne saurait désigner pour quelle divinité, puisque les emblèmes caractéristiques manquent. Pourtant les feuilles et les fleurs de lierre qui abondent, nous font pencher pour Bacchus, à qui étaient consacrés la plupart des candélabres qu’on connaît 1 .

Ces deux monuments rares ne cèdent en rien aux candélabres si célèbres qui se trouvent au Vatican.

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