JEAN DE BOLOGNE. — Buste, par Erancheville
Ilaut. l,580 m — 1 p. 9 po. 3 I.
Ce buste de Jean de Bologne, qu’on croit de son élève Franeheville , est un hommage que ce dernier devait à un tel maître; il est d’une grande vérité et d’une belle exécution. . . x
Ce sculpteur , que l’oa est habitue' à regarder comme Italien , k cause du long séjour qu’il til à Bologne , dont il conserva le nom, e'taitde Douai, où il naquit en la24. Ainsi que tous (es jeunes gens de cette e'poque qui se sentaient des dispositions pour les , arts, il passa en Italie, où ii profita si bien des conseils et des exemples de Michel-Ange, qu’il devint bientôt très-habile, et l’un des plus grands sculpteurs modernes. Son style est noble , son dessin presque toujours pur et élo'gant, et fon voit qu’en admirant les productions de Michel-Ange et de son école , il n*. perdait pas de vue les chefs-d’œuvre des anciens, dont souvent il se rapproche. L’Italie est remplie de beaux ouvrages de Jean de Bologne; c’est sur-toutdans cette ville et à Florence que l’on voit les plus remarquables. A Bologne, sa fontaine de Neptune est très-belle ; il n’y a rien dq plus gracieux que les figures des Néréides qui entourent lé piédestal , et pressent leurs seins pour eu
DES XVI.*,' XVII.* ET XVIII.* SIECLES, faire jaillir de l’eaa. A Florence , on admire son Enlèvement des Sabines ; sa statue équestre de Côme de Médicis , qui , ainsi que son père, fut son protecteur; au jardin de Boboli, le Neptune, aux pieds duquel , dans une immense coupe de granit , sont couehés le Nil, le Gange et l’Euphrate, de vingt pieds deproportioni Le Mercure de Jean de Bologne , si connu de tout le monde , est une des plus jolies productions de ce grand sculpteur, à qui Paris devait la belle statue équestre de Henri IV. 11 mourut à Florence y en 1608. .