‹ Description des ouvrages de la sculpture francaise des 16.e, 17.e et 18.e siècles, exposés dans les salles de la Galerie d'Angouleme. Par M. le Comte de ClaracChapitre 29 sur 65 · MARIE-THÉRÈSE D’AUTRICHE, femme de · texte numérisé non relu

MARIE-THÉRÈSE D’AUTRICHE, femme de

Louis XIV. — Buste en bas-relief ( marbre ) , par

Coyzevox.

liant. 0,650 m -f- 5 p.

5j. PHILIBERT DE LORME. — Médaillon en. bronze.

Haut. 0,478™ — 1 p. 5 po. 9 1.

Ce buste en bronze , encastre’ dans un médaillon de marbre orne’ de tètes de belier et d’arabesques, offre le portrait d’un de nos premiers et de nos plus grands architectes , et l’un de ceux qui ont pousse’ le plus loin la science de la charpente. II provient tPu» monument funèbre qui avait été consacré à sa mémoire.

Né à Lyon an commencement du xvi.® siècle , et mort en 1570 , Philibert de Lotvme , par «on génie et ses grandes conceptions, travailla à faire renaître-, en France , le bon gput de l'architecture ; mis par François I.®*' a la tête de tous les immenses et magnifiques ouvrages qu’il entreprit, Philibert s'associa des artistes du plus grand mérite, tels que Jean Brillant, Jean Goujon, Germain Pilon, qui concoururent kfenvi avec lui à illustrer par les plus beaux monumens des arts les règnes de > François I. rr et de Henri II. Parmi les nombreuses productions dont iL avait embelli la France , je ne citerai que le château

iTAnct, le mausolée de François 1.®, el celui de Henri II , que la mort 11 e lut permh pus de voir termine , cl qui le fnl par Germain Pilon , et par Primatirc , do Dologuo, attiré en France par François I.", et qui, après la mon de Philibert de Lorinc , fut chargé de l'intendance des beaux-arts. Comme peintre et comme architecte , il développa dans cette place de grands talcns , qui maintinrent dans l'école française le goût qu'elle avait reçu do celles d’Italie , et sai>font des grands maîtres de Florence. Ontro les monumens qnc nous venons de citer, auxquels coopéra Primolice , eet habile homme trouva dans le château de Fontainebleau un vaste champ pour exercer ses talens. C’est aussi aux soins et au goût du Priiuaticc que Ton doit une grande quantité des plus belles statues antiques , qn’fl rapporta d'Italie pour François I.®; elles forment encore le principal ornement du Musée rrfyid des antiques, et feraient honneur aux plus belles collections de Pltulle,

50 . ALBERT PIO DE SAVOIE, prince de Carpi, dans le Modénois,; ne' en 1480, njort en 1535. — Par

. Pall-Pqncb.

Long. 1 , 090 ™ — 5 p . 3 po. C I.

Ce prince^ qui avait servi avec distinction dans formée de François I.*', sc livrait à la poésie et y acquit de la réputation; il finit par se faire moine. La tête nue, revêtu d’une cuirasse et enveloppé de son manteau , il est couché sur un lit de repos, lo bras droit appuyé sur un coussin ; il paraît méditer profondément sur le livre qu’il tient à la main , et qui e6t peut-être un ouvrage d’Erasme, son émule et son antagoniste.

5?. ANDRÉ BLONDEL. — Bas-relief, par Ponce Jacquio.

Haut. 1,73l m — 5 p. 4 po. •*

Ce bas-relief, qu’on avait cru pendant long-temps de Paul Ponce, est de Ponce Jacquio ( voyez n.°3 ). II ornait < autrefois, à Saint-Magloirc, le tombeau d'André Blondél, Vertueux intendant des iinances, dont Diane dc-Poiticra

avait fait lu fortune. Un vieillard debout, les jambes croisées et dans l’attitude du repos, telle que les anciens la donnaient au génie du sommeil, repose sa tête sur un coussin et sur sa main gauche; de la droite, il tient des pavots; des armes sont à ses pieds. Le stjle et l'exécution de cette figure ont beaucoup de rapport nvoc celle de

Charles Meigne, par le même sculpteur ( voyez le n. ü 3).

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