‹ Description des ouvrages de la sculpture francaise des 16.e, 17.e et 18.e siècles, exposés dans les salles de la Galerie d'Angouleme. Par M. le Comte de ClaracChapitre 52 sur 65 · LE MARÉCHAL DE SAXE. — Buste en marbre, par · texte numérisé non relu

LE MARÉCHAL DE SAXE. — Buste en marbre, par

Pigale. -

Haut. 0,798 m — 2 p. 5 po. 6 1.

On aime à retrouver dans ce buste les traits d’un héros dont la vie fut en partie consacrée à la gloire de la France, au service de laquelle il s’ptait attache', et dont les arnie'es , sous ses ordres, firent en Flandre d’importantes conquêtes. Vainqueur a Fontenoi, ù Raucoux, à Lawfelt, il contribua par ses succès ù la paix d’Aixla-Chapelle , et mérita, par son ge'nic militaire , sa valeur, et les regrets qu’il laissa à sa seconde patrie , qu’elle ' rendît de grands honneurs à sa mémoire , et qu’on lui élevât à Strasbourg un superbe monument. <

* Pigale ( Jean-Baptiste ), né en 1714 , reçu à l'académie eit 1744, mort rectenr en t785.

Elève d’abord de Le Lorrain , de TécoTe de Girardon , il entra dans celle de LeMojne, où, par les funestes principes do ce maître, son talent ne pouvait que décroître. Scs progrès furent peu rapides j il alla en Italie avec Guillaume Conston le fil® , et y étudia pendant trois ans l’antique , avec une grande assiduité; de retour, son talent ne lui procurant pas assez d’ouvrage, il fut pendant cinq ans, pour ainsi dire, dans l’indigence, et travaillait comme praticien pour d’autres sculpteurs ; enfin , M. d'Argecson :> et M. mt ' de Pompudour, l’ayant connu, le firent travailler. Il fit pour Berlin un Mars et une Vénus, et fut chargé de grands tra-» r vaux. A Strasbourg, il fit le mausolée du maréchal de Saxe .trèsgrande composition , d’un effet imposant; pour Reims’, la statue

«le Loué* XV. Ce fut fui qui termina celle dn même roi, commencée par Bouchardoo, que Ton. voyait autrefois & fa place Louis XV ; tes quatre figures en bronze, ainsi que les trophées du plédestaf , e'taient de lui. Une figure de jeune fille qui se tire une épine du pied , passe pour un de ses meilleurs ouvrages. Dans sa statue de Voltaire, que l’on voit à {'Institut, il montra beaucoup de mauvais goût, en nous l'offrant nu et d'une maigreur repoussante , avec tous les signes de la décrépitude. Ce n'est pas ainsi • , que les anciens auraient représenté un vieillard , un poète tel que Voltaire , et leurs statues <fHomèr.e témoignent assez qu’ils sussent su mettre dans celle-ci plus de dignité , plus de poésie. Le mausolée du duc d'Harcourt, à Notre-Dame , offrit le même manque dç convenance, et la vérité d’un squelette détruisait tout eé que ce monument aurait pu avoir de noble et d’imposant. Pigale, dans ses attitudes, ses expressions et ses draperies, avec quelques beautés , présente tous les défauts de son époque , et il n'a pas peu coopéré à la chute de son art sous ie règne de Louis XV. Parmi les élèves de ce sculpteur, on nomme Mouchy, Moette, fioquet, Le Brun , et Dupré, qui a travaillé à l’hôtel de la Monnaie et à Sainte-Geneviève. Voyez J (TArgenviHe. ,

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