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A Groustet on trouve des zircans et des sa^ phirs bleus et verts ; dans le basalte compact et scorîfié , quelques grenats et même la voir lastonite découverle par M. Ruelle.
La mesotype caractérise les basaltes anciens; elle existe dans les basaltes variolttiques et en géodes cristallisées à Marman , près Vayre; à Rochemaure. La chabasie et Yanalcime se trouvent en cristaux dans les laves scorifiées des Routières. La chaux, carbonatée et l'arragonite amorphes ou cristallisées abondent à Gergovia , au puy de la Velle , aux Rochettes, etc. ; enfin le quariz existe à l'état de calcédoine mamelonnée, verte et jaunâtre à couches concentriques. On peut ajouter d'autres substances communes , telles que les fragmens enveloppés de roches primitives plus ou moins altérées, de trachytes, de phonolites, de calcaire^ du bois carbonisé; et d'autres qui appartiennent plus spécialement aux roches d'aggrégatioUy telles que la cordiériie.
Après avoir ainsi étudié les caractères des roches ba> saltiques , nous pouvons les diviser et les classer avec plus de certitude. Nous distinguerons peu de variétés^ en désignant les localités où s'en trouvent les types. Il sera ensuite
ao8 CHAPITRE VII.
facile, dans la description des formations, de désigner à quel type se rapportera telle ou telle roche.
Basalte porphyroïde pyroxénîque. A Mezères, Monchamp, près Laussone, Rochemaure, dans les conglomérats du Cantal , à la banne d'Ordenche.
Basalte variolitique, soit avec mésotype, comme à Rochemaure, soit avec chaux carbonatée, comme à Gergovia , aux Rochettes.
Dolentes. Cette roche est peu répandue: elle existe près de Saint-FIour, aux monts Dores , et en quelques autres points. Elle fait partie, ainsi que généralement les deux variétés précédentes , des basaltes anciens.
Basalte compact ancien. Ce basalte est le plus homogène , dur, tenace , noir ou grbâtre , passant souvent aux roches feldspathiques par une texture très finement écailleuse , peu péridotique. Les basaltes de la chaîne orientale du Yelay, à Montusclat , Saint-Front , Chaudeyrolles, Fayt (où il y a cependant une exception dans la masse péridotique située derrière l'église) , Jalore , Rozière. Le plomb du Cantal, les basaltes du Coyan , ceux des environs de Saint-Flour et de Murât ; dans les monts Dores, ceux qui environnent le puy Gros, ceux du roc Courlande ; les basaltes des Coyrons , à Chenavari , à MontbruU , rEscrinet ; enfin presque tous les basaltes de la Limagne, Gergovia, les Côtes, Prudelles, Montrognon, Esteil , etc. , appartiennent à cette famille dont les mieux caractérisés sont ceux de Test du Yelay.
Basalte compact moderne. Beaucoup plus cristallin;
les principes conslituans, surtout le péridot, y sontsou-
vent apparens. Texture grenue, souvent cellulaire et
' huileuse. Les laves de Bar, près Allègre, de Denise, celles
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de la chaioe occidentale , dans le Bas^Vivarais d'Aisa, Montpezat, Jaiijac« etc. ; enfin celles de Pranal, de Graveneire , se rapportent à ce type.
Les Tkzckes forment une espèce à part et servent d'introduction aux brèches homogènes du Puy en Velay. Les brèches hétérogènes, les pépérinos, forment une classe très Tariée, surtout dans le bassin de l'Allier. •
Les basaltes sont généralement postérieurs Age des baaux trachytes^ et bien que plusieurs faits isolés *'^'*'' puissent tendre à faire supposer l'apparition de quelques basaltes comme extrêmement rapprochée, peutnêtre contemporaine des dernières éruptions trachytiques dans le Cantal et les monts Dores , cependant la superposition générale des basaltes aux conglomérats est un fait incontestable. La seule chaîne du Velay a pu fournir des objections à ce fait; car nonseulement les roches basaltiques y occupent des positions constamment inférieures aux phonolites , mais dans le groupe du M ezenc il existe des lignes de stratification évidentes et nombreuses des phonolites qui reposent sur des roches basaltiques scorifiées. Ces anomalies ne soutiennent pas im examen approfondi, quelque concluantes qu'elles puissent paraître au premier abord.
aïO CHAPITRE. VU.
En effet, d'après l'origine que. nous avons reconnue à la chaîne du Yelay, les vallées actuelles préexistaient aux basaltes ; ils s'y épanchèrent et prirent des positions généralement inférieures aux phonolites , contre lesquels ils sont souvent appliqués^ Dans le centre du groupe du Mezenc, poussés de bas en haut,, ayant à surmonter l'entassement des masses phonolitiques cohérentes et non disloquées , ces basaltes se trouvèrent dans des circonstances toutes particulières qui influèrent nécessairement sur leur mode d'émission. Toutes les fois qu'ils purent percer latéralement au-* dessous des masses phonolitiques , plutôt que de les traverser^ il en résulta des épanche-' mens basaltiques, au*dessous de ces terrains préexistans. De là ces lignes de stratification qui occasionérent plusieurs erreurf^, comme la supposition de l'antériorité des basaltes sur les phonolites , ou la dénomination de basaltes faussement appliquée aux phonolites super* posés. A Fay t-le*'Froid , les basaltes qui se rattachent à ce même centre reposent sur les phonolites, et près de l'église ils contiennent en. abondance des noyaux de trachyte.
C'est par une hypothèse analogue d'épan-
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<:hemeDt latéral^ que M. Dufresnoy eitpliqua la position de certaines roches calcaires super* poàées aux basaltes , à Gefgovia et au puy de Var^ près Clermont« L'on s'était basé sur ces alternances pour annoncer des basaltes contemporains des dépôts tertiaires. Avant Thypo-^ thèse précédente, M. Poulett*Scrope avait expliqué ces faits exceptionnels en regardant le$ roches calcaires supérieures , comme des tra« vertins postérieurs aux basaltes. Cette explication est, sans nul doute, celle qui convient pour lé puy de Var : quant à Gergovia, il sera nécessaire d'entrer dans une discussion ap« profondie. Toujours est-il que ces basaltes ddi-* vent être regardés, ainsi que les autres, comme postérieurs |ion*s6ulement aux dépôts tertiaires, mais encore à la période trachytique. Enfin il faut ajouter aux documens relatifs à l'âge des basaltes , ceux qui résultent des découvertes faites par les géologues du Puy, d'ossemend fossiles ; k Gussac , et surtout à Saint^-Privat"d'Allier. Ces découvertes forment un autre ordre de faits qui se rattachent à l'âge absolu des terrains volcaniques , et qui présentent dû l'avenir par suite des nouveaux gisemens que des recherches ultérieures pourront ajouter à
lift CHAPITRE y II.
ceux de Cussac, Saint-Privat, Perrier prés Issoire; et par suite des progrès journaliers de la géognosie. A Saint-Privat , les ossemens se trouvaient dans une brèche scoriacée , au-des* sous d'une puissante masse basaltique ( Voir le Mémoire de M. Bertrand, uinnalee du Puy j iSag). Il a été constaté qu'ils n'ayaii^nt subi aucun transport, et qu'ils appartenaient à trois genres: l'hyène rayée, le rhinocéros leptorhinus ^t le cerf. D'après la posi*> tion des os , leur état en partie rongé , M. Bertrand conclut , d'une manière très probable, que les hyènes avaient des repaires dans ces brèches faciles à creuser^ et qu'ils y transportaient leur proie* Les ossemens de Cussac ne sont pas rongés y peut-être sont-ils plus anciens puisqu'ils ne retracent pas ainsi la présence des carnassiers. Les fossiles végétaux sont beaucoup moins importans par l'impossibilité de déterminer avec précision leurs restes altérés et souvent carbonisés. Toujours résultet-il des divers mémoires publiés sur les ossemens du Velay et du Puy de-Dôme, contemporains des éruptions volcaniques, que les paleotherium, les anthracotherium avaient déjà disparu , et que les animaux qu'ils représentent
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se rapprochaient beaucoup des espèces actuelles, en s'éloignant des espèces gigantesques d'Elans et d'Aurochs, etc., qui ont marque, dans les mêmes lieux , les alluvions les plus anciennes.
L'âge relatif des divers systèmes d'éruptions Age reiatic basaltiques est plus difficile à constater : à cette question se rattachent des considérations théoriques et minéralogiques qui la rendent d'une grande importance, outre l'intérêt local qu'elle peut présenter. Il dut, en effet, s'écouler bien des siècles entre l'émission des premiers et des derniers basaltes , à en juger par l'étendue et la différence de conservation du terrain qu'ils ont formé.
^ Les caractères minéralogiques sont, comme on l'a V.U, d-un puissant secours dans cette classification. Les basaltes qui sont liés, à-lafoîs par ces caractères et par leur position , aux roches trachy tiques, et qui de plus se rapportent au même mode d'émission , sont évidemment les premiers dans la succession des roches pyroxéniques aux trachytes. Us existent dans le Cantal et dans la chaîne du Yelay, et dans ces deux formations indépendantes, distantes de loo kilom., ils présentent
ai 4 CSAFITRE Vu.
deç roches identiques. U y a plus; dans la chaîue des Coyrans,les mêmes roches sont re* produites avec les mêmes formes , et avec des caractères d'ancienneté qui les classent évi^ demment dans la même époque. £n efifet, il est réellement remarquable que les mêmes basaltes, qui se trouvent dans 1^ conglomérats du Cantal, caractérisés par une grande téna* cité , d'abondans cristaux de pyroi^ène , se retrouventdans les basaltes de la chaîne du Velay^ à Mezères , dans le groupe du Mezenc, dans les dykes de Montcbamp; dans les Coyroos entre MontbruU et Rochemaure , même à la banne d'Ordenche , et qu'ils n'existent pas dans les autres lignes d'éruption qui se rapportent à des éppques évidemment plus modernes. Les basaltes scorifiés, décomposés en argile pozr zoiane rouge , contenant souvent des cristaux de pyroxène , abondent dans le groupe du Mezenc qu'ils caractérisent;. ils existent de même dans les €k>yrons. En un mot, il y a, sous tous les rapports , identité complète entre les basaltes de la chaîne du Yelay si intimement liés avec les rQcb^s trachy tiques , et . les basaltes de la chaîne des Goyrons. Enfin l'on a vu que l'on pouvait encore ajouter à ces premiers in**
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dices {burnis par la comparaison de&roche&, les caractères minéralogiques qui résultent de la présence du péridot , de l'influence du feld-r spath , lesquels sont de la plus grande utilité ^ surtout dans la formation du Yelay.Ils existent en partie dans la formation de l'Auvergne^ mais ils y sont sujets à des exceptions trop Bombreuses pour qu'il soit possible d'en faire nïi usage aussi étendu.
L'altération des roches , les dégradations plus ou moins profondes des masses basalti<> ques, le morcellement des coulées, sont des sigiies certains d'une haute antiquité, lorsque cm altérations. ne son t. motivées ni par une position particiilière ni par la nature du support comme dans le bassin du Puy. Il est évident . qu^ lorsque les circonstances seront à peu de chose près les mêmes ,^ l'ancienneté des laves sera en raison de la décomposition des roches et de U profondeur des vallées postérieures.
Les circonstances locales peuvent avoir eu tant d'influence pour hâter ou retarder la décomposition des laves basaltiques compactes , décomposition dontles causes sontd'ailleursdif» fioilesàapprécieriqu'on ne peut s'en prévaloir que dans le cas où ces caractères d'altération.
ai6 €HAPITRB VU.
très prononcés et généralement répandus , contrastent avec leur absence totale sur d'autres points. Mais les scories, les déjections étant presque partout dans des conditions identiques de structure, de texture et même de composition , sont bien plus comparables entre elles* Les exemples en sont nombreux, si l'on compare les scories qui abondent parmi les basaltes an* tiques du Mezenc et des Coyrons , à celles des volcans modernes de la chaîne occidentale du Velay. Les laves scorifiées sont, dans le premier cas, souvent réduites à l'état de tuf argileux rdVige; les pores sont arrondis , émou&ses; la roche est tendre, et l'on peut à peine distinguer les contours des fragmens arrondis, qui sont englobés dans la masse argileuse avec laquelle ils forment un tout. Dans les scories modernes, au contraire , les déjections sont libres et susceptibles de s'ébouler , les pores j sont nets, et la roche qui les compose a la dureté du basalte et les arêtes tranchantes. Ces différences sont applicables dans la Basse-Auvergne, relativement aux scories de Charade et de Graveneire ; elles autorisent cette conclusion : que l'état de décomposition plus ou moins avancée des scories et des pozzolanes.
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est généralement en rapport avec l'âge relatif des basaltes.
Les résultats de ces principes acquièrent une certitude complète lorsqu'ils sont con* firmes par les dégradations extérieures. Lorsque les lambeaux informes, les coulées mor^ celées dont on ne peut reconnaître le point de départ ni la direction, comme dans lesCoyrons ; à Fayt, dans le Mezenc, contrastent avec les formes nettes et l'histoire toute tracée des basaltes destla chaîne occidentale et du Bas-Vivarais.
Il résulte, en outre, de l'examen des localités, une foule d'indications particulières : c'est ainsi que la conservation plus ou moins parfaite des appareils volcaniques dont la forme et la composition sont presque toujours les niémes , et dont, par conséquent, on peut mieux juger les dégradations que celles des basaltes qui s'y rattachent, fournit un terme dé comparaison très concluant. En effet,si la roche Rouge (pi. IX) fut une bouche volcanique , comme plusieurs Êiits tendent à le prouver, il y a loinde là aux appareils volcaniques de Denise, de Ba uzon et d'Allègre placés sur la même ligne d'éruption. Ainsi le volcan de Denise , qui s'est ouvert à travers
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les brèches des environs du Puy qu^l a convert de ses produits, est bien évidemment postérieur à tous les basaltes qui sont recouverts par ces brèches , ou dont les matériaux s'y retrouvent, comme , par exemple, au cône basaltique de Croustet.
Enfin, d'après les idées théoriques reconnues, relativement aux divers modes d'émission des basaltes, une contrée où les dykes, les filons seront très fréquens, comme la ligne intermédiaire du Velay aux environs^du Puy; où les épanchemens de laves auront eu lieu, en grande partie , immédiatement et sans formation d'appareils volcaniques , de point per'manent d'éruptions , comme cela a eu lieu dans la chaîne orientale ; où les cratères, s'il en existe , se rapporteront au type de Saint- Front plutôt qu'à ceux de Bar ou d'Aisa; ces contrées seront, selon toute probabilité, plus anciennes que celles où les émissions auront toujours eu lieu sous la forme de coulées, épanchées d'appareils volcaniques k cratères , comme dans la chaîne occidentale du Velay, «t surtout dans le Bas^Vivarais.
FOBHATIOir DU VELAT ET DU VrVARAIS. aiQ
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