‹ Description des terrains volcaniques de la France centraleChapitre 29 sur 32 · FORMATION DE L A13VER6KE · texte numérisé non relu

FORMATION DE L A13VER6KE

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près de la vacke , les ondulations du retrait^ Ce phénomène est important; car il prouve l'intensité qu'avaient alors les infiltrations minérales; et la manière dont elles se précipi* tèrent dans les salbandes du filon , et en consolidèrent le pépérino , est encore un fait à mentionner. Les infiltrations ne se bornèrent pas à ces calcaires siliceux : elles produisirent des quartz résinites , de la silice pure avec des formes souvent stalactitiques. La puissance de ces infiltrations et la manière dont elles ont criblé toute la masse en quelques points, porteraient à regarder, comme résultant d'infiltrations^ toute la masse calcaire supérieure au. basalte. Mais des fossiles trouvés dans cette masse , par M. Dufresnoy , ramènent à l'hypothèse d'un épanchement latéral ; et ces faits d'infiltrations , de fragmens de basalte dans le calcaire y peuvent encore s'expliquer par des sources minérales , et la pénétration des roches à une haute température.

Cette montagne est très variée dans ses

produits. Parmi les roches basaltiques , on

peut citer lés scories jaunâtres avec fer mu-

. riaté. Ces scories se trouvent , à l'ouest , autour

de la grosse masse saillante de basalte scorifié^

3oa ' CHAPITRE IX.

Ver» la partie supérieure du grand ravin, en un point, qui est juste au-dessous du chemin , on voit un petit banc de lave jaunâtre scorifiée , également intercalé, et qui renferme aussi de ce fer muriaté. Du côté du nord , on trouve des basaltes varioUtiques à pâte noire ou rougeâtre. I^a chaux carbonatée y est souvent cristallisée sous diverses formes. Enfin , outre les roches basaltiques, on rencontre des quartz résinites très variés, parmi lesquels on distingue les variétés blanches , bruned et ver» d&tres.

DetTickes. Cette localité nous conduit à parler des vackes , qui y forment une masse très considérable; car Gergovia et Pont-du-Château en sont les deux gisemens principaux. Celle de Gergovia est jaunâtre : les taches y sont d'un jaune ochreux , plus foncé. Elle est quelquefois huileuse , surtout au contact avec le calcaire , et ses bulles sont en plusieurs points tapissées de cristaux de chaux carbonatée.

A Pont-du-Château, la vacke est verdâtre ; les taches sont de même arrondies et d'un vert plus foncé que la pâte , souvent noires ; mais il arrive plus fréquemment qu'à Gergovia, * que la roche prend un aspect homogène. On

FORMATION DE L*AtIVERGirfi. 3o3

y trouve , près de FAllier, une variété conleliant des cristaux de pyroxène arrondis , quî^ prenant un tissu lâche et finement poreux , et perdant tonte forme cristalline y deviennent des noyaux verdâtres arrondis ^ de sorte qu'il arrive que le centre du noyau est de pyroxène, et l'extérieur d'une pâte identique à la vacke , seulement plus foncée. La vacke de Pontdu4^hâteau contient du fer sulfuré, du bitume, de la calcédoine guttulaire, du quartz opalin cristallisé en rosaces : elle passeà la vacke tout-à'iait bitumineuse du puy de la Poix, monticule connu par la source de bitume pissalphalte qui s'y trouve. On remarque , en ce dernier gisement des infiltrations siliceuses considérables.

La nature de ces roches n'est gnère suscep* tible de déterminer leur origine et leur état primitif , l'on ne peut en tirer que des conséquences très vagues ; mais la forme de leurs gisemens et les variations de structure qu'elles y subissent en plusieurs circonstances, peuvent donner quelques indications plus précises. En effet les contournenlens qu'elles éprouvent, en prenant un tissu plus compact, et qui sont tellement prononcés en

3o4 CHAPITRE IX.

plusieurs pcdnts , qu'il en résulte une structure en boules à couches concentriques comme dans les basaltes. Ces contournemens, qui ont Ueu surtout dans les points du contact avec le sol y indiqueraient que les vackes ont été émises directement comme les basaltes. Quanta la nature de leur fluidité primitive, il est bon de se rappeler que, dans le Mezenc, il existe un petit banc de vacke dans le flanc même d'une coulée de basalte compact ou scorifié, où il n'existait certainement pas d'eau ; que certains basaltes sont susceptibles ^ en perdant .une partie de leur fer, de prendre un aspect terreux analogue à celui des vackes qui doivent être rangées parmi les roches py roxéniques , directement émises par l'action volcanique.

Comme la nature de ces roches ne varie pas même dans le centre des massifs les plus épais, on ne peut guère non plus les regarder comme étant décomposées. D'autres faits pourront venir, par la suite , jeter plus de jour sur cette question. Quant à présent, il est boç de se rappeler, en réunissant tous les indices préci-* tés; que cette espèce de lave a été peu fluide » et que, parmi les laves feldspathiques , par exemple , il y a au mpins autant de distance

Toaest.

FORMATION DE l' AUVERGNE. 3o5

entre les laves modernes de Comeet de Volvic, et certains trachytes en masses , qu'entre' les basaltes proprement dits , et les vackes. ~

Le terrain basaltique se termine à l'ouelst de Basaltes de cette formation par une chaîne parallèle à. la direction générale depuis Rochefort jusqu'à Pranal ; dans cette chaîne , les caractères de forme et de composition paraissent un peu plus .récens que dans les basaltes de l'est ; car les. éruptions y ont eu lieu sous forme de coulées , qui se rattachent à des cônes de scories , et les laves s'y rapprochent plus souvent de la nature des bs|saltes modernes compacts. Ge sont les basaltes de Rochefort , Bergaudix , Tracros, Gyel, des grottes de Pranal , qui se rattachent à des cônes de scories , tels que les puys de Banson, Neufont^ le puy Bouge. Ces volcans basaltiques avaient été précédés sur ce plateau par d'autres basaltes plus anciens , les uns qui.se rattachent à la zone extérieure des monts Dores , à partir de la Queuille ; les autres comme au mont Cognol, appartiennent à des points d'éruptions indépendans et placés sur le plateau. Ainsi Ton trouve des basaltes à Ve^t et à l'ouest de la chaîne des monts Dômes , à . la Prade , à Prudelles , etc. , q"i indiquent

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3o6 C^APITBB IX.

des éfuptiaps partieidî^pes el aolérieures à celles de l^ petite <iim^9é^ d^ l'oiieat.

En plusieurs points, des éxDisaîoasbs^altiques sont descendues daos le lît de: la Sionie , dont la petite, vallée suit la même directioiK L'exem* pie de. la coulée de Pranat est le> plu&ii^cessant,parcQ que. c^tte eoulée, partie du ptty Rouge,, occupe encore le lit primitif de la^ Sioule y qui s.'en est creuâé un autre à coté, plus bas que la premier; Cela est facile à re-^ connaître dans la coupe (pL IX), communiquée par M. Foumetv Las travaux des mines ont permis de con$tater la , disposition du banc ^ç cailloux roulés qui n'existe: que d'un seul <:dté du lit, aqt{iel de la.Sioule.

Les copes de scories. sonib composés, comme 'd'ordinaire, de déjectioiiâ ; mais, sous ce rap«^ port de composition , aucun ne présente au- ^nt d'intérêt que le volcan basaltique mo^ derne de Graveneire. Il s'est &it jour sur lépla«> teau de Charade, et a déversé une lave du côté de l'c^t., séparée, en dgux coulées parla butte<de Montaudoux. Ce volcan présente une grosse masse* de déjections et de lave scorifiéc» Les BQories^ffecjtent' les formes Jes plus variées: -elles sontiroiiges et noires, et souvent remar-

FQAHATIOir 0E l'àUVERGITE. io'J

quables par un émail brillant , semi- vitreux, qui couvre la surface intérieure des cavités et des boursouflures. Les ifiverses pozzolanes y constituent d^s couches stratifiées qui ont plus tie 3o mètres de puièsàhce : elles sont noires , rouges ou d'un jaune vif, souvent composées de grains de toutes ces couleurs , ce qui leur donne un aspect varié. Elles contiennent quelquefois dés scories compactes et cordées. La laVe^ prise à Royat , par exemple , est un basalte compact, d'une texture cristalline, caractérisé par des points de péridot irisé ; mais , prise auprès dû point de départ , elle est cellulaire , scorifiée , éminemment cristalline. Le feldspath y est abondant et très apparent : on trouve même d'assez gros cristaux dé feldspath adulaire. Ce basalte peut d'autant mieux donner l'idée des basaltes modernes du Velay, que sa nature, grenue, cristalline, contraste avec la' pâté coiiipacte , lithoïde du bksalté de Charade, qui est pourtant excieptionnel aux basaltes anciens , sous le rapport dé la grande abondance de péridot qu'il renferme. Les basaltes de Pranal et de Chalusset contiennent aussi beaucoup de cristaux disséminés, du feldspath, fer titane, péridot. La soufflure

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3o8 CHAPITRE IX.

de Chalasset a obtenu beaucoup plus de célébrité qu'elle n'en mérite; les cavités qui s'jr trouvent dans les scories bleues , rougeset noires ^ ont été évidemment pratiquées . de main d'homme 4 de même que dans les souf* flures beaucoup plus considérables de. matières ^confiées y citées dans la formation précédente,

à MontbruU , au Yillard.

^ Roches a*aK- Lcs rochcs d'aggrégation de la vallée; d^ ... «

gr«gauo . l'allier constituent des gisemens isolés et in-

d^endans j principalement, répartis , comme nous l'avons dit, entre Vertaison , Vayre et Clermont^ Ces monticules de pépérinos et de tu& basaltiques ne représentent pas^ comme dans le Velay, le morcellement d'une vaste formation : ils ne résultent pas de grandes aggipmé-> rations dedébrisou dé déjections volcaniques ; " mais ce sont autant de .formations .locales., remarquables par . la variété et .par la. nature des infiltrations minérales qui les ont ,modi-* fiées et consolidées. Ainsi, au. puy de Piquette, petit massif de tuf verdâtre , près de Mouton., on trouve des fragmens calcaires^ dont les cavités renferment de la mésotype cristallisée, du bois charbonné dont la surface extérieure e.st recouverte de mésotype compacte. La

FORMATION DE l' AUVERGNE. SogJ

mésotype est donc bien ici une substance d'infiltration. Près de Cournon, une vacke est dtnentée par cette substance. D'autres fois c^est l'arragonite qui sert de ciment y ou bien le calcaire , la silice , le fer oxidé : aussi la variété des roches d'ag^régation est-elle très, grande , comparativement à leur peu de développement. Ces roches offrent de fréquens passages aux vackes: c'est qu'elles en ont quelquefois usurpé le mode d'émission. Ainsi ces brèches , qui accompagnent certains basaltes et se sont évidemment formées pendant leur trajet, ont une origine toute volcanique; et d'un autre côté, certaines vackes ont empâté un grand nombre de fragmenscalcaircs, comme celle dii puy de Crouel ; ce qui leur donne une apparence de roche sédimentaire , surtout lorsqu'elles ont été modifiées, comme les roches d'aggrégation , par les infiltrations minérales etles'travertins dont la formation se prolongea bien au-delà de là période basaltique , et dure encore actuellement en un grand nombre do points.

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TSamAIN LAYIQUK.,

CHAINE DSS PUTS.

Caraetfresdii Lorsqu'on découvrit qfi'il ava^t e^sté 6,if ™ **"*' France, et en d'a^ti^es contrées, d^s yol^a^s éteints de teinps immémorial ; qu^ ces vqlçan^, identiques par leur forme et leur compos^ffp^^ aux volcans en activité, n'e;i différaient que par leur extinction ; il s'établit naturellement une séparation entre les volcans éteints et

- CHAINE DES PIJYS. 3ïl

brûlans. On ne s'attendait pais alors à ét^ conduit à classer parmi les volcans éteints, les terrains trachytiqnes et basaltiques, en démembrant ainsi les fôrhiationi âlitquelle^ on les avait d'abord i^pportéHi Dans l'état aétu^^ de la science^ cette prôhiière distint^tion entre les volcans éteints et brôlans , eist tout-àr Eût illusoire ; avant 79 ^ là masisë volcdhique où se trouve actuellement le YésiiVë, àiii^it été classée parmi les volcans éteitit^; elleiseraft maintrâant considérée comme partie intégrante d'an volcan brûlant < que l'on suppose en France plnsieurs cônes de là chaîne des Puys • rq>renant quelques signes d'activité-, tîettè chaîne passerait d'une classe dan9 une autre.. Citons encore le volcan bi'ûlântf. de Jorullo,. qui, dans le cas d'extinction, devrait étre< rejeté dans le terrain basaltique»

Une masse volcanique quelconque doit être classée d'après sa composition^ d'après dOn mode d'émission; et de même qu'ùh volcan basaltique peut être eticore en activité, uft Volcan de là troisvèjfâêsubdivist&U^ uU Vôldatt làvique , peut être éfëikit^ ttiêtaede tefcttpà immémorial. L'anomalie tî'e^t pas plus grânide sans oe^ rapport, que lorscfue.des masses ba-.

3ia CHAPITRE X.

saldques paraissent contemporaines de cer* tains trachytes.

Les caractères du terrain làvique sont, du reste , assez nettement tranchés. Sous le rapport de la composition , c'est la succession des roches feldspathiques, pyroxéniques, amphigéniques , à la présence constante des roches pyroxéniques; c'est encore plus , car on con^fondra rarement une lave pyroxénique moderne avec un basalte. Cette différence^ qui consiste dans la texture, tient à4a-fois au mode d'émission et aux matières rejetées. Les basaltes ont vers la fin de leur période, usurpé le mode d'émission du terrain lavique qui consiste en émissions de couléeâ partant de cônes de déjections, de cônes à cratères; mais les éruptions gazeuses- déjà plus importantes dans le terrain basaltique que dans le terrain trachytique, deviennent tellement prépondérantes, que nourseulement elles donnent naissance à une' grande quantité de déjections incohérentes^ mais qu'elles influent sur la texture des laves produites^ et deviennent, comme il a été dit dans l'introduction , une partie de la force qui pousse et amène ces laves à laisur&ce du soi. Il résuke de cette pénétration des gax,

CHAINE DES PÙYS. -îlS

dans les laves émises , une texture bnlleuse, cellulaire , criblée de ^vacuoles quelquefois à peine perceptibles à l'œil", qui contraste avec la texture serrée et compacte des pâtes basaltiques. Cette espèce de porosité influe sur la cassure qui devient âpre et inégale; sur la structure qui est moins nettement, moins régulièrement fissurée. Aussi , la véritable structure prismatique, la structure des coulées modernes du Velay et du Vivarais, disparaît *, presque totalement ; elle est remplacée par celle qu'affectent souvent les trachytes, structure massive, fragmentaire, en gros prismes ébauchés.

Il n'y a donc pas eu changement subit et complet dans le mode d'émission, dans les matières émises , pas plus quedanslasuccesëion des basaltes, aux trachytes qui avaient déjà dans les monts Dores esquissé quel serait le mode d'émission de la période suivante; et sous le rapport dynamique et minéralogique, les passages des trois périodes volcaniques ne sont nulle part aussi ménagés que dans la France. C'est en vertu de ce passage graduel qiie l'on trouvera, dans quelques volcans de . la chaîne des Puy s, des caractères de compo*-

3l4 CHAPlTftB X.

sition un peu basaltiques , tandis que (fa.utres retraceront dans tous leurs détails les éruptions des volcans actuels. Cette dernière considération se rattache encore au péndot; cette sub* stance , si importante dans les laves basaltiques^ disparait, quelquefois jnéme dans les laves pyroxéniques : ce n'est que dans quelques gise* mens très circonscrits qu'on peut la citer; ainsi, dans la lave de Louchadière on trouve du pé*^ Hdot k Peschadoire , tandis que généralement il n'est pas visible. Dans les laves feldspathiques il n'existe pas; à peine si l'on peut exciter quelques points, comme dans les trachytes.

Ce caractère est encore à ajouter aux nouveaux caractères minéralogiquesdes laves, à la forme constante du mode d'émission ; enfin , à l'état de conservation des coulées , des cônes et des cratères, pour distinguer le terrain lavique des autres terrains volcaniques.

Cette parfaite conservation établit suffisam«ment l'âge des volcans de la chaîne des Puys postérieur aux volcans basaltiques, ce qui est d'ailleurs démontré par la superposition de leurs laves; mais elle a donné lieu, relative*» ment à leur âge absolu , à de fausses apprécia-* lions. En effet, la position de ces volcans est

CHAmK DES PtJTS. 3l5

telle, qi»'ei}e a singulièrement &vorisé cette qon^erv^ktion ; piais lorsque leurs laves sont d^sce^du^s dians des positions où elles nécessitèrejQt de^ érosions, en barrant des cours d'eau, en occupant leur Ut comme dans le Bas» Vivarais , pes érosions sont de nature à reculer leur apparkion bien au-ddà des teraps^ historiques. TeUes sont les altérations des lavés de Loupl^adière 9 d^ Corne , dans le lit delà Sioule près Pontgibgjid; etcellesqui furent nécessitées en d'autres circonstances , dans le terrain pré^^ existant.

Ainsi , lorsque la lave de Corne barra Tanciçn lit de la Sioule ^ les eaux s'accumulèrent , et une colline tertiaire, cédant à la pression ,fut Cfeupiée à tape profondeur de près de. loo mè* trçs* Pe même, la lave de Yichatel barra le lit de la* Mone, en s'appliquant contre une colline tertiaire, qui fut entamée et creusée perpendicfilairement. Il n'est guère possible d'établir d^ calculs approximatifs sur le temps^ qu'il faillit aux cours d'eau de la Sioule et de 1^ Moi^e, pour creuser ces nouveaux lits; ^pt^ç action primitivement très accélérée par la pression d'une puissante colonne d'eau, est maintenant à peine appréciable , sous ce rap^

3l6 CHAPITRK X.

port il en est de ces érosions comme de celles, du Bas-Vivarais; mais on acquiert y néanmoins, la conviction qu'il &llut un pins long laps de temps que celui dont l'histoire nous a con^ serve des souvenirs. D'un autre côté , lorsque ces barrages furent établis dans des roches solides conmie pour les lacs d'Aydat et de Chambon , les eaux ne purent l'entamer; cette considération assigne aux volcans de la chaîne des Puys une époque plus récente <jue les dernières éruptions basaltiques du Vivarais, où des barrages analogues ont été rompus-^ dis^ loques .par des érosions profondes. Les érosions sont d'ailleurs comparables, dans ces deux contrées, en ce sens que l'on conçoit qu'il a fallu bien moins de temps pour en^ traîner 2000 ou 3ooo mètres cubes de calcaire, qu'il n'en a fallu pour entraîner rô à 1 5 millions de mètres cubes d'une roche aussi dure et aussi pesante que le basalte, même pour des cours d'eau plus encaissés et plus inclinés. Chaîne des Sur lé mémc plateau que les montafinaès

Puy». ,

Domitiques, et suivant la même fissure, sont placés les cônes volcaniques qui constituent la clxaine des Puys, sur une longueur de 4o kîlom; environ. Ces cônes sont de dimension varia^

GHAINE IteS PUTS. 3l'J

bte, composés de déjections et de laves scorifiées; autour d'eux le sol est couvert de pozzolanes. Un bon nombre a fourni des laves feldspathiques ou pyroxéniques , que Ton peut suivre depuis le fond, des cratères d'où elles sont parties, jusqu'aux points où elles se sont arrêtées. Du sommet . du puy de Dôme , qui partage, à-peu-près la chaîne en deux parties égales , on la voit formant vers le nord une bande de 5 à 6 kilom. de largeur; les volcans du petit puy de Dôme , de Côme, du grand Suchet, de Pariou, des Goules, de Louchadière y du groupe de Jume, de la Nugère sont les plais remarquables. Vers le sud, la chaîne, d'abord plus étroite, se prolonge par les gros volcans de Montchié, Laschamp, Mer cœur; vers ce point elle prend plus d'extension ; les puys de La vache, Lassolas, Montjughat, Vi* chatel, etc., affectent une disposition circu* laire : au-delà quelques cônes disséminés rejoignent les dernières pentes des monts Dores qui terminent, l'horizon. La position relative de tous ces volcans alignés sur la même fissure longitudinale, leurs formes et leurs produits identiques doivent les faire regarder comme appartenant à la même époque^ et résultant

3lS CHAPITBE X.

d'une même convulsion , d'une lâénié série -d'efforts volcaniques.

A peu d^exceptions près, tous? ces cânès présentent la même série de phénomènes ; ils ne diffèrent que par les circonstances particulières de leur position. Ce sont des cônes tronqués , surmontés de un', deux, trois ou même quelquefois quatre cratères , qui ont (Rôdait des coulées de lave, dirigées vers l'est ou Fouest. Tous représentent donc au moins une éruption telle qu'elles ont Heu dans les volcans actuels , l'éruption , par exemple , de Morite-Rosso , an-^dessus de Catane ; et les détails de ces éruptions sont parfeitement exprimés, en ce qu'elles se sont arrêtées à des moyens différens.

Lorsque les matières volcaniques , poussées de bas en haut, se sont £aiit jour sur un point, les gaz élastiques qui pénètrent et font osciller la lave, lancent en se dégageant des scories, des pozzolanes qui retombent et s'accumulent autour de l'orifice, de manière à former un cône à cratère , el quelquefois à plusieurs cratères lorsqu'il y a plusieurs points d'explosions. Il est rare que cet état de chose ne soit pas suivi de l'émission d'une coulée; la lave

CHAIHE DES PUTS. Sig

-s^élère dans le cratère dont les paroi» cèdent ordinairement d'un coté , et elle s'épanehe suivant rinclinaison du soL L'éruption peut en rester là, ou se terminer, ainsi qu'elle avait commencé^ par l'émission de matières scorifiées^ incohérentes , qui reconstruisent le cône à cratère, dont une portion avait été emportée par la lave; Telle est la série ordinaire des phénomènes représentés par chaque cône volcanique de la chaîne , seulement elle a été plus ou moins complète; il y en a qui se sont bornés à la formation du cône; d'autres qui se :sont arrêtés immédiatement après l'émission de la lave; d'autres, enfin, dont les cônes ont été reconstruits. Il peuvent différer par leur dimension qui dépend de l'intensité et de la durée de l'action volcanique; par leur configuration qui dépend en grande partie de leur position , et des accidens du sol ; enfin , par la nature des matières émises, et surtout de la lave.

Les) laves sont feldspathiques ou pyroxé- Lavei modeiw niques : elles se distinguent par leur texture cellulaire et poreuse , grenue et cristalline . de3 trachy tes et des basaltes, qui sont comme elles, en coulées. Il est cependant des rappro-

nes.

chemens très prononcés des lâves feldspatfaiques , à une partie des trachytes modernes « en coulées sur certains plateaux des monts Dores, la lave de Cuzeau, par exemple; et des laves pyroxéniques à certains basaltes de la chaîne occidentale du Velay, lorsqu'elles prennent du péridot ^ comme dans celle du puy de la Vache: mais il est à remarquer que , lorsque le péridot est apparent , il arrive ordinairement queles cristaux de pyroxène le sont aussi, comme on le voit pour la lave de Louchadière et de la Rodde; et sous ce rapport , elles se. dis« tinguent des basaltes modernes, qui ne prennentpasde cristaux.de pyroxène. La partie supérieuredes coulées est toujours beaucoup plus huileuse que la partie inférieure^ qui prend

une texture compacte. La structure est mas-

sive ou grossièrement fragmentaire. Ces laves reposent ordinairemept sur le granité ou sur le sol volcanique ; elles se sont quelquefois superposées: ainsi, dans un puits creusé jusqu'à 2^4 mètres , à Bandanne ^ par M. le comte de Montlosier, on trouva deux coulées modernes , séparées par des déjections , puis une coulée basaltique. La surface des coulées modernes est très souvent hérissée d'aspérités ,

CHAINE DES PUTS. 3^1

fonnées par des entassemens de blocs anguleux, et dont la hauteur atteint lo et 1 5 mètres. Ces aspérités , entassées dans le plus grand désordre, ont fait justement comparer l'aspect de ces laves à celui que présentent les grands cours d'eau, lorsque les masses de glaces amoncelées qu*eHes charrient sont arrêtées dans leur course. Ces laves forment des déserts plus ou moins étendus , très difficiles à parcourir, et connus sous le nom de scheires: telles sont celles de Côme, Louchadière , Vol vie , la Vache, Lassolas , etc. On attribue ces aspérités à des explosions gazeuses, de sorte que la lave serait sortie du cratère chargée de beaucoup plus de gaz que n'en pourraient contenir les bulles qu'elle présente actuellement. Ces gaz se dégageaient avec violence pendant la course de la lave, et en bouleversaient par leurs eicplosions la surface déjà durcie. Plusieurs phénomènes tendent, à prouver qji'il en résulta même des cavités intérieures, notamment dans la scfaeire de Corne , où l'on rencontre des creux très fissurés, d'où sortent pendant l'été descourans d'air très frais. Certaines laves présentent une pâte un peu rougeâtre , et contiennent des cristaux de pyroxène , de manière à passer

ai

3a a CHAPITRE X,

aux basaltes compacts porphyroïdes : tdtes sont les laves peu coQsidérables du puy de Barme , et du puy Pialat près. Laschamp.

Sur toute cette ligne d'éruptions, les mêmes phénomènes volcaniques se reproduisent continuellement. La forme des cônes, la direction de leurs laves , les accidens qu'elles causèrent dans la direction des cours d'eau ,.ont d'ailleurs été longuement décrits ; mais il est bon d'appuyer siu* quelques circonstances particulières qui donnent lieu à des rapprpchemens eptre les lois auxquelles la manifestation de l'action volcanique est assujétié dans ses différentes périodes. Ainsi la présence des montagnes Domitiquesa visiblement influé sur la position des bouche^ volcaniques environnantes; et cela de même que la position des masses trachytiques de la chaîne du Yelay a infligé sur celle des épanchemeps basaltiques. Ainsi trois des montagnes Domitiques sont flanquées de volcans modernes. Le petit puy de Dôpie est accolé au puy de Dôme,^ le grand Suchet au petit Suchet. Sarcouy.est au sud flanqné par le puy des Groules, au nord par le petit Sarcouy. C'est ici la répétition du phénomène constaté à Jalore , à Saint-Front. Les laves ont

CHAmE DES PUYS. SlS

«uivi la même route souterraine que les masses frdcby tiques , et elles sont venues percer à leur pied. Ce rapprochement est une nouvelle preuve à ajouter à celles que nous avons données de l'origine des Domites.

Qes masses préexistantes ont quelquefois modifié la forme des cratères , en ce que la masse dômitique a fait, comme au petit Sarcbuy, fonction d'une paroi du cratère , et que le cône volcanique n^a pu se développer que d'un côté. Ce phénomène est surtout propre âù puy des Gouttes, relativement au puy de Chopine. Ce puy de Chopine est ume masse du sol préexistant, qui a été soulevée postérieurement à Téruption des domites, et dont les détails ont été parfaitement décrits par M. Poulett Scrope. Le puy des Gouttes a la forme d'un croissant , et l'entoure vers le sud. tl est évident que dès-lors le puy de Chopine doit être ^nsidéré comme partie intégrante du cratère; car, le point d'éruption étant juste à sa base, toutes les déjections lancées vers le nord retombaient dans le cratère , et le cône fut forcé de prendre cette forme demi circulaire. Ce point est des plus intéressans sous le Rapport des altérations que fit subir l'action volca-

ax.

3u4 CHAPITRE X.

nique aux diverses roches qui constituent la masse du puy de Chopine. Le puy de Dôme est dans une position analogue, relativement au volcan moderne du petit puy de Dôme, développé à sa base nord. C'est à l'influence de ce développement volcanique , qu'on doit attribuer les belles cristallisations de fer olygiste y qui tapissent certaines fissures ou cheminées de la masse domitique. Il n'est pas même nécessaire de s'appuyer sur ce que les scories du petit puy de Dôme contiennent aussi du fer olygiste; car celles du puy des Gouttes n'en contiennent pas , et pourtant la présence du fer oly giste au puy de Chopine est un des signes de torréfaction.

C'est encore probablement d'une action postérieure que résultent au Sarcouy les altérations par l'acide hydrochlorique. En effet, bien qu'on ne retrouve, ni au puy des Goules , iii au petit Saix^ouy, les traces de la présence de ces vapeurs , leur action est très prononcée en d'autres parties de la chaîne , surtout aux puys de la Vache et de Lassolas.

Ces vapeurs y ont décomposé les scories et les pozsolanes en plusieurs points, de sorte que ces scories sont devenues jaunes^ ain$i que

CHAINE DES PUTS.

les cristaux de pyroxène qu'elles- contenaient. Jje fer olygiste est encore très abondant en ces points^ surtout au pay de la Vache, où on le trouve sous diverses formes , quelquefois accompagné de fer phosphaté. . Il est bon de remarquer qu'après Sarcouy, le puy de la Vache , Gergovia où l'on trouve vers l'est , des scories jaunâtres^ altérées ^ avec fer muriaté ; on ne peut guère citer, dans toute l'étendue de la France volcanisée, d'autres traces de vapeurs hydrochloriques.

Parmi les cônes* de la chaîne des Puy s, il n'en est aucun qui présente une ^conservation plus complète , des formes plus nettes que le piiy de Pariou, àgauche delà route de Pontgibaud; Ce cône , représenté planche X, renferme le plus beau cratère de toute la France $ si ce n'est par ses . dimensions , du moins par la pureté de ses contours..Ce cratère a gS mètres de.pro£3ndeur; il est d'une régularité parfaite, et . pnésente comme celui de StromboU un petit bord saillant vers la moitié de sa profondeur, lie cône est contenu dans un autre cratère , égueulé vers Test , comme on peut le voir dans la figure, parla coulée feldspathique qui s'est épanchée dé ce côté, et à l'éruptioi^

de laqudle ie cratère principal est postérieur. La lave dePariouest fort allongée; à Foatmore,. où elle se termine, elle repose sur une couche de cendres feldspathiques : on trouve vers ce point des noyaux de roche primitive en. partie vitrifiés. La roche est la tephrine payimen* teuse si connue à Corne, à Yolvic; elle i^ntient souvent d'assez grands cristaux ds feldspath fritte comme les trachjtes; à Fpntmore.^Ue prend accidentellement une texture fibreusesâpre au toucher, et passe à une ponce griser Cette lave est hérissée d'aspérités dans la par* tie moyenne, elle a entraîné des amas consi* dérables de scories et de pozzolanes.

Les cônes à cratères de Jume , la Nugère ,.

Montjttghat , les Goules , Corne qui en a deux, Montchié qui en a quatre , etc. , pr^entent plus ou moins d'analogie avec Pariou. Les era* tères égueulés abondent surtout dans la partie méridionale de la chaîne ; les puy^ de Lavacbe et Lassolas peuvent passer pour les types de cette catégorie. Ceux de Vichatel, Mongy,.

Louchadière , en sont d^autres exemples. On voit partir du fond de ces cratères les laves qui ont gnporté une partie du cône. Du reste ^ ce sont toujours les mêmes phénomènes , la

CHAIITF. DES PITTS. 3a 7

même compositioii. Chacun de ces cônes présente plus ou moins cTintérét par sa forme 9 par les circonstances de ses éruptions; mais ées formes ont été trop souvent reproduites y et trop bien décrites , notamment dans Touvrage de M. Poulett Scrope , pour que nous ayons à en parler davantage: elles représentent toutes les phases d'éruption , depuis les simples soufflures volcaniques , marquées par de petites canes de scories sans cratères , jusqu'aux mon^ tagnes les plus développées. Quelques-uns des cônes de cette chaîne sont remarquables par leur composition. Outre les puys de la Vaché et Lassolas, où les sublimations hydrochloriques et ferrugineuses ont singulièrement modifié les scories et les pozKolanes, on peut citer le puy de la Rodde^ qui a rejeté une énorme quantité de cristaux de pyroxène libres: c'est auprès de ce puy que se trouve le petit volcan Nain y élevé seulement de quelques mètres, et qui présente pourtant plusieurs cratères concentriques. Le puy de la Meye ou puy Noir est aussi très pyroxénique : on y trouve une grande quantité dé petites larmes volcaniques noires.

On ne peut guère citer dans cette chaîne ^

^aSi CHAPITRE %^

comme raches d'aggrégation ,*que desi^aggré* gats très accidentels , analogues à ceux que l'on trouve vers le fond du cratère du puy des Gouttes , où l'eau forme encore un petit lac;, ou bien à la brèche volcanique , qui sa trouve vers la base nord de Pariou^et dont le ciment résulte évidemment d'une source minérale, qui a existé vers ce point.

Il est à remarquer que c'est précisément la contrée où les feux volcaniques s'éteignirent en dernier, qui présente les phénomènes arrière-volcaniques avec plus de fréquence et d'énergie. Ce sont des sources thermales , telles que celles des monts Dores; celles de Sainte- Allyre, Saint-Marc^ etc. , grès Glermont , célèbres par leurs propriétés incrustantes; des sources minérales innombrables ^ des dégagement d'acide carbonique considérables: ce sont enfin des sources de bitume, .qui,, lorsqu'elles ne coulent pas constamment,, comme au puy de la Poix , se dégagent sous l'influence de la chaleur des terrains qui en sont, pénétrés.

Ces phénomènes actuels sont justifiés nonseulement par l'extinction plus récente de l'action volcanique , mais surtout par le dévelop^ pement tout particulier qu'ils ont eu, comme

CHAmS DES PUYS. 829

l'attestent les formations de travertins de Coudes , etc., le bitume fossile, les infiltrations siliceuses que l'on reti'ouve si souvent dans tout le département du Puy-de-Dôme : ainsi le calcaire lacustre est très souvent pénétré de bitume ; les vackes , les pépérinos , le sont encore plus.

L'acide carbonique ne se dégage pas seulement par des sources fixes , comme à Aigueperse , à la source du Tambour, etc. Le sol en est tellement pénétré dans plusieurs localités qu'on ne peut creuser un puits , sans donner lieu à de nouveaux dégagemens; Les environs de Ppntgibaud en fournissent un exemple; le sol en est saturé , et les sources gazéiformes sont très répandues. Dans les mines on en a constaté qui donnent lieu à un petit sifflement^ et sont intermittentes.

TÀBLBAU DES UAUTBUAS.

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TABLEAU DES HAUTEUBff.

( Hauteurs en mètres au<^es$iis du niveau de la mer. )

«&OUPB IW CANTAL.

Mètres.

Àutoritéa.

Plomb du Canlal i858

Delambre.

Sommités des montagnes de Cabre 1690

Id.

Puy Mary 1660

Id.

Puy Violent 1594

Id.

Bort 857

Id.

Cezallier 1469

Bergbausv

okoupe des monts dores.

Pic de Sancy 1887

Ramond.

Puy Ferrand i855

Id,

"Plateau de Cacadogne 1798

Id.

TiSLEAU DES HADTEURS.

Mètres. |

Âatoritéf.

Puy de Paillerei

Ram on d^

Puy de rAnglé

Id.

Roc Cuzeau

Id. ^

Cascade de la Craie

> id.

Banne d'Oràenche

Id.

Roc Courlande

Id.

Pic du Capucin

Id.

Plateau de l'angle

Id.

Roche Sanadoire

Id.

Lac Guery

Id.

Lac Paven

Id,

Village de rUsclade

Id.

Place du village des Bains-du-Mont-

Dore

Id.

Lac Chambon

Id.

MÛNTAONES HOlflTlQUBS.

Puy de Dôme

Ramond.

Puy de Clierzou

Id.

Petit Suchet

Id.

Puy de Sarcouy

ii5o

Id.

GHAin£ DU VELAT.

Le Mezenc

Ram.>et€orii«f.

Le Gerhier de Jdncs

Bertraftd «de

Testevoire

Doue.

Source de la'Loirè

Id.

Marine au-dessus de Queyrières

Id.

Village des Estâkles

33a TABLli^V DES

HAjDT£I?fiS.

Mètres.

Autorités.

Fay.t-le-Froid

laSo

Deribier;

Miaune

Bertrand de

Gerbi20n

Doue.

La Pradette

io37

Id.

Montusclat

io35

Id.

Village du Perthuis

ioa8'

Id.

Montplaux

Id.

La Loire à Chamalières

FORMATION BASALTIQUE DU VELAT ET DU VlVAEAIS.

Croix de Boutières

Bertrand de

Montagne du Devez

Doue.

Tartas

Id.

La Durande

Id.

Route de Pradelles, point culminant,

Id.

Lac Saint-Front

iaa8

Deribier.

Village de Saint-Front

xai9

Id.

Lac du Bouchet

Bertrand.

Peyveny

ii65

Id.

Volcan de Bar

ii63

Id.

Le Monastier

Peribier.

Garde d'Eycenac

Bertrand.

Mont. Serre

Id.

Denise

Id.

Doue

Id.

Compile

Id.

Saint -Michel

Id.

Le Puy

Id.

TABLEAU DBS HAOTElIRS.

Mètres.

Autoritétv

Monistrol d'Allier

Derîbier.

La Loire à Peyredeyre

Id.

L'Allier à Langeac

Id,

Brioude

Id.

FOftMATlOlf BASALTIQUE DE l/ AUVERGNE.

Rochefort

Puy de Ban son

Puy de Berzet

Puy de Tartaret

Puy de Charade

Puy d'Isson

Puy de Gravcneire

Gergovia

Montrogûon

pVudelles

Plateau de Pardines

Puy Corent

Chanturgue

Puy Crouel

Clermont y place de Jaude

Pont-du-Obàteau

Basses eaux de l'Allier

io5i

6ao

Ramond.

Id.

Id.

Idi Id.

Id:

Id.

Id.^ Id.

Id.

Id.

Id.

* Id.

Id.

CHAIIfS DC8 PUTS.

Petit puy de Dôme 1268

Profondeur du cratère» 89 m.

PuydeCôme 1264

Ramond.

Id.

Id.

TABLEAU DES HADTEUil&

Mètre*. ■ Antoritét.

Profondeur du cratère occid., 'j&m.

' Puy de Mercœur

ia54

Ramond.

Pny de Pariou.

iaj5

Id,

Profondeur du cratère ,

Puy de Montchîé

iai5

Id.

Buy de Louchadière

Profondeur du cratère,

Puy de Lassolas

K^Id.

Puy de Chopine

Id,

Puy de Jume

ii65

Id,

Puy des Goules

Id,

Puy de la Rodde

ii36

Id.

Puy des Gouttes

ii36

Id,

Pny de Vichatel

Id,

Puy de la Nugère

Id.

Profondeur du cratère,

LaBarraque

Id.

Nota. Les hauteurs de la Basse -Auvergne sont encore plus détaillées dans l'ouvrage de Ramond ; mais il faut retrancher de chacune huit mètres , dont pn a diminué depuis la hauteur de Tobservatoire de Paris.

mmm^

MSSCRIPTIOH DES FCAHCURS.

Description des Planches.

Une carte d'ensemble n'aurait pu que repro- <luire ce qui a déjà été fait ; je me suis contenté de représenter approximativementdans la planche m, le système des grandes fractures volcaniques. On voit, d'après leurs directions^qu'elies peuvent toutes seVapporter par leur parallélisme, aux deux grandes lignes trachy tiques; la première indiquée par la succession du Cantal , des monts Dores et des moi^ts Domitiques, la seconde par la chaîne du Velay. Il est inutile de faire ressortir les exemples de parallélisme , il suffit d'observer qu'ils spnt encore plus nom-* breux qu'il ne semble, puisque une mémo

336 DESCRiPTioir des planches; 1

ligne pent représenter deux époques d'éruptions qui ont coïncidé, comme les monts Domitiques et la chaîne des Puys; la chaîne Irachytique.du Velay et les basaltes qui s'y rap-^ portent. On ne peut même voir d'exception dans les basaltes disséminés de la Basse-Auvergne qui suivent à-peu-près la direction générale ; ni dans les volcans du Bas-Yivarais qui ont éclaté sur la fracture de soulèvement du plateau primitif.

La planche I peut, à-la-fois, donner idée de la forme et de la composition des massifs qui constituent la partie centrale des monts Cantal. Elle représente la naissance de la vallée de la Jordanne; lés pentes rapides et profondément ravinées de ce massif, se retrouvent avec des caractères analogues sur son autre face, de sorte que, lorsqu'on se trouve sur la crête, on est très étonné du peu d'épaisseur de cette haute muraille. Elle est entièrement composée d'alternances de trachy tes et de roches d'aggrégation , qui à cause de la végétation, ne sont appréciables que dans la partie supérieure; Les saillies de trachytes stratifiés qui sont marquées , sont les plus apparentes^ l'étude du sol en fait découvrir d'autres; elles

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