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forme quelquefois aussi très massive des premiers j on ne peut guère les séparer en deux classes, quoiqu'on puisse le faire plus facile* ment que dans le Cantal. Mais les trachytes don£ elles se composent ne présentent de même aucun caractère distinctif; ainsi par exemple, celui du pic Sancy est à grands cristaux, et presque identique à celui de la grande cascade. . Cette première classe de trachytes qui alternent avec les roches d'aggrégation .ou leur sont superposés, forment avec elles la majeure partie , et la plus ancienne des monts Dores; ils composent lamasse des divers systèmes de plateaux. Des émissions postérieures ont eu lieu sous forme de filons et de dykes plus ou moins puissans, qui ont traversé toute la masse superposée et se sont quelquefois épanchés ^ la surface.
La forme de ces premiers trachytes tantôt en masses, tantôt en coulées^ est le plus ordinairement en assises stratifiées peu continues. Leur mode d'émission parait avoir eu lieu sous forme d'épancheraens; la fluidité très pâteuse des roches s'étant opposée à ce qu'elles couvrissent des surfaces étendues. Les trachytes du puy Cliergue , du puy Gros , s'accordent
avec^ce mode d'émission; et quant à quelques massife qui. ne la comportent guère comme le pic Sancy , le pan de la Qrange 9 toiat porte à croire que les éruptions, et les perturbations postérieures sont l'origine de ces anomalies. Les points d'éruption furent très nombreux et répartis dans un cercle fort étendu , ces points étant marqués approximativement par la position des épanchemens. Les alternances et les superpositions de laves annoncent une période d'action prolongée.
Ces laves furent variées, elles conyprennent une série nombreuse iiepuis les tracfaytes très feldspathiques,porphyroîdes, empâtant de gros cii^tauX; jusqu'aux trachytes noirs, pyroxéniques 9 qui ne présentent qu'iuxe pâte homogè|ie> et d'un aspect basaltique: ceux qui sont entre ces deux variétés extrêmes sont les plus répandus. Il est à^reroarquer que les formes massives sont affectées plus particulièrement parles trachytes très feldspathiques ; tandis que les roches plus mélangées des trachytes hoQ^ogènes et porphyroïdes , forment des coulées telles .que celle de la vallée des Bains, et de la vallée de la Scie.
Les trachytes en place sont répartis sur une
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surface très étendue, et leur peu de continuité, rindépiendance d^es assises intercalées , ne permettent gcière dedouter^que les éruptions eurent lie^^ur les peints mi ces produis en place se retrouvent, sans qu',elles aieDt fait partie du critère d'un volcan central, ni d'a<iecin appareil qui |>ui3se être comparé an appareils volcaniques .^ctueUemrat; en activité. Ces éruptions n'eurent .entre eUes d'autres relations que leur concentration dans un espace circonscrit, et autour d'un point central où elles furent plus fréquentes et plus énergiques. La partie antérieure 4fi la. vallée des Bains, depuis le ravin de la, Craie, jusqu'au puy Gros, est évidemment ce point central ; car nulle part les épanchemenstraoby tiques nesont aussi multipliés , aussi puisaans> et la conservation des déjections pulvérulentes et ëcoriformes qui ont accompagné leur émission , et qui ne se retrouvent pas dws les autres localités avec ces caractères .4<6 fraîcheur , désigne ce point comme le foyer principal : mais sans que la disposition des produits de ces éruptions puisse en aucune manière faire supposer l'existence d'un appareil volcanique à cratère , ou d'un grand cône écroulé.
laa CHAPITRE IV.
gr^|^*n. ^'"^' ^^ éruptions ne se bornèrent pas à rémission de laves ; une partie des tufs fins et homogènes , friables ou endurcis , nous représente des déjections pulvérulentes; les ponces qu'ils renferment quelquefois , et qui abondent dans les conglomérats, surtout aux environs d'Orcet, sont des scories qui ne sont pas les seules de cette époque , puisqu'on trouve des trachy tes scorifiés dans un grand nombre de roches d'aggrégation, et que plusieurs couches en sont exclusivement composées. Ces roches peuvent quelquefois être considérées comme presqu'en place ; par exemple lorsque leur nature est d'accord avec celle de la lave en contact, prenant avec elle l'apparence pyroxénique ou ponceuse, et que rien n'annonce d'ailleurs qu'elles aient éprouvé de transport. Ainsi à la grande cascade, les roches d'aggrégation sont évidemment stratifiées pat le concours des eaux, mais les trachy tes inférieurs paraissent en rapport direct avec la composition un peu pyroxénique des brèches en contact; tandis que le trachyte supérieur repose' sur des conglomérats de nature plus feldspathique.
Le gisement des obsidiennes est encore un
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exemple de la relation des roches d'aggrégation avec les roches eu places auxquelles elles sont associées. Sur la route de Murât , au-delà du ravin de l'Usclade y se trouvent ces obsidiennes en masses intercalées. Elles sont peu vitreuses, et porphyroïdes; la variété noire prend une cassure quelquefois testacée, et passe aux perlites ; la variété, d'un vert clair , passe à la ponce. En se dirigeant vers l'ouest, les tufs de Pessy succèdent à ces obsidiennes, et seuls de tous les tufs des monts Dores, ils contiennent des petits fragmens arrondis, et qui atteignent jusqu'à la grosseur d'un pois, d'obsidienne blanche opaque et nacrée , ou translucide et enfumée ; on y voit en outre de plus gros h*agmens de roches plus ou moins vitreuses. Si l'on examine la position inférieure de ces tufs par rapport aux obsidiennes en place , sur la pente du groupe , n'est-il pas très probable que ces petits fragmens de perlites, ont été rejetés pendant l'émission des roches auxquelles elles se rattachent, et que les eaux qui stratifiaient les ponces broyées , les déjections pulvérulentes, les ont admis dans la composition de leurs dépôts.
Les roches d'aggrégation sont d'une puis-
sance de beaucoup supérieure à (relie des Irachj'tes, qui alternent avec dies ; ce qui est expliqué par la puissance des déjections contemporaines. Ces roches de déjections plus ou moins remaniées par les eaux, ont été altérées et mélangées avec les détritus de toute espèce avec lesquels pn les retrouve : c*est de ce mé^ lange que résultèrent les tufs et les conglomérats ponceux, qui varient suivant la nature des roches qui les composent»
Ces roches sont constamment stratifiées, et leurs couches dont l'épaisseur varie depuis les puissantes assises de plus de 5o mètres d'épaisseur 9 jusqu'à quelques décimètres, alternent non-*seulement avec les trachytes, mais aussi entre elles. Les bouleversemens de ces couches ne sont pas à beaucoup près aussi frappans que dans le Cantal , mais on observe cependant des perturbations évidentes , autour du pic Sancy, du puy Ferrand où elles ont été soulevées très près des sommités. L'action dès filons qui les ont traversées se manifeste le plus souvent par des altérations mineralogiques.
Les parties hétérogènes ont été soudées et scorifiées aux points de contact > de sorte qiie ces filons ont Souvent poursalbandes, lescon-
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glomérats ^ demi fondus. Les altérattons par infiltrations sont assez fréqueatos et donnont un aspect ferrugineui; aux roches. L'alunite de la vallée de la Craie fait psBtie des oonglo-mérats ; sou gisement e^ sur la droite du ravin, et Tonne peut y arriver sans diilficulté: il a été décrie par M. Cordier, et préseiilte plusieurs variétés de roches : la variété coflàpacte grise « siUceuse, et contenant des piyriles ; la variété bréchiforme ; et la variété cellulaire remarquable par le soufre globuliforme que renferment les cavités. L'aspect particulier, souvent siliceux de cette roche,, son odeur queU quefoÂs sulfureuse par percussion, la: rendefit facile à distinguer.
Les filons,, les dykes tracbytiques que l'on Fiiomctdykef. rencontre à chaque pas dans tes monta Dores, forment une autre classe de traetbyte» poslé^ rieurs à cette première période; cm la ptupavt traversent dans toute sa puissance cet lie- masse: , ' suporposée; et dans plusieurs casv ik^sesoat épanchés à la sur&ce des pjdteau^donft.ila£Di»î > ment le couronnement Les trad^y tes donti îis sont composés,* bie» que très sotuvent ide&ti^ ques à ceux qui les ont précédés, ont des caractères générauist de textup^ compacte et ser*
rée, de scorificatioDS qui établisseut des pas^ sages aux basaltes, plus fréquens que dans les premiers. Leur structure est très fissurée j ordinairement pseudorégulière; ils ont causé des altérations très fréquentes dans les roches qu'ils traversent.
Les filons sont abondans , on les trouve dans toutes les parties des monts Dores , mais ils sont principalementagglomérés eu plusieurs points; leur puissance varie depuis un mètre jusqu'à aS et 3o, mais ils ne dépassent guère quelques mètres; leurs affleuremens forment des saillies plus ou moins considérables , quelquefois très prolongées. Au sud du val d'Enfer, plusieurs filons traversent les puissantes assises de conglomérats qui forment toute la masse encaissante , et vont affleurer au sommet où ils sont un peu épanchés , et où leurs saillies forment les pointes aiguës des Aiguillers. Parmi les nombreuses variétés des roches qui composent ces filons , on remarque quelques trachytes rougeâtres porphyroïdes , et des trachytes homogènes , foncés gris et noirs , qui offrent des passages aux basaltes. Nulle part les roches ne sont aussi variées que dans ce grand ravin. La structure de ces filons est