‹ Description des terrains volcaniques de la France centrale, avec dix planches;Chapitre 3 sur 34 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Les agens qui ont contribué à la formation de Técorce Phénomènes du globe y et à ses modifications successives, ont cessé ▼olcamq»e«. d'agir, ou sont tellement changés , qu'on ne peut guère juger, d'après ce qui se passe sous nos yeux, les phèno" mènes qui ont présidé aux diverses révolutions géogéni* ques. L'action volcanique présente cependant encore de l'importance, par les bouleversemens, les nouveaux ter> rainsqui en résultent; enfin, par ses rapports avec les faits antérieurs. Cette action se manifeste le plus souvent par des orifices qui ont la forme de montagnes coniques couronnées par des cratères, dont les alternances de repos et d'éruption sont plus ou moins répétées : ces volcans sortant tout-à-coup de leur inaction lancent au loin des scories, des blocs embrasés, des flots de cendres et de pozzolanes » dont l'émission est ordinairement suivie dé coulées de laves qui descendent dans les vallées en brûlant et franchissant tous les obstacles. L'intensité des

X DfTROfDUCTlOlt .

éruptions est génëralement {iropertionnée à llntervalle xpn les sépare , et celles de stromboli qui peuvent être regardées comme continuelles , se bornent à des émissions de matières scorifiées.Les éruptions d'un centre volcanique ont sufE pour changer la constitntion du sol y dans on rayon de lo, aô, 4O9 kilomètres; sur tout cet espace, une nouvelle formation a été déposée. Les dégagemens gaceux, les sources thermales, bitumineuses, etc.... abondent dans les contrées volcaniques.

A ces phénomènes il faut ajouter les tremblemens de terre, et toutes les perturbations dans la configuration du sol. La côte du Chili a présenté des exemples frappans de ces mouvemens du sol. Dessoulèvemens, desaffaissemens, des crevasses considérables ; se rattachent aux. tremblemens de terre qui se font sentir à de très grandes distances , et sont souvent acoompagnés de détomâtions. souterraines. Cet ordre de phénomènes est intimement lié aux phénomènes volcaniques proprement dits : cesont les effets d'une même cause dans des circonstances différentes. Ceci est prouvé non-seulement par l'impossibilité de supposer l'existence de deux forcesdifférentes qui agissent dans l'intérieur du glob^; mais, par des observations nombreuses. Ea mars l&3», l'Ita^ lie en a encore offert un exemple; des tremUemeas de terre très sensibles cessèrent lorsque le Vésuve eut rétdbli l'équilibre par une abondante émission de lave; mais la Galabre qui n'avait pas de bouche volcanique par laquelle cette force perturbatrice put se dédiargcr, Alt agitée par des secousses violentes , dont les effets se firent sentir sur des p^nts qu'ils avaient déjà mvagés j à Gozenaaet Cotan^afo: quelques faits vokaniqoes semMi»-

festèr^Qt à U suite 4e cm coaanu^oiis , tfek cpie des 4égagfBineiift gazeux^ des sources dMrnales, et des-peitvbaûoBsdans lenivieanet Jabempéraitafe des lass etdes pniis. Oum |K»i^ du rmi» doimer 4e preuve plus convaincante de o^tte liaison» que lîeipérienQe des habîtaiis sauvages de iiertaînes iles volcaniques, qui lorsque lenrs v^onis s0Qt depiûs loiig-teaiffidansrî&actùin, pvennentdaaprécautipDspour se ttettre ài'abrides tread)leiitens de terres l^'identîité générale des pbénofliànfis yc^caoûquea dans le$di?«r!ies parties dui^bbe^ les ràglesconstatites auxquelles ils sont assujéds i conduisent naturelisment à celte eonehisîon , que la cause en «st aussi générale et constante. Or, cette cause est nécessaiiement inhérente à la oonslilutton du globe, et par conséquent antérieure à tonte époque géognostique. Ils suit de là que ses eflbts doiTent s'être auuûfesiés pendant 4a succession de ces époques 9 et que les volcans actuels ne représentent que le dernier ternie d'une série de faits qui ont présidé aux diverses résolutions du globe.

Les volcans brùlans nous retracent en effet l'action ignée qui , par les modifications qu'elle a iêât subir à la configuration du globe, par la série des roches successivement émises à la surface , caractérise une suite de révolutions; de même que l'action érosive des eaux» la présence des sources minérales qui déposent des traverdus^ nous retracent unesuite parallèle de modifications d'une autre nature^ Les roebes épanchées , dites en masse ou cristallisces , sont les monumens qui nous représentent ces révolutions, dans le prenûer cas; dans le second ce sont les roches sédimentaires , dites rodie$ stratifiées. L'énergie de ces deux principes modificateurs a bien

lui mt&oDUCTioir.

dûmniiéy leur mode d'action n'est plus le mémey et il est difficile dereoHMiter la soooession des faits géognosliqnes tf après ce qu'il en reste actuelleanent: c'est la tâche des géologues. Ceux qui ont suivi l'échelle des roches sédimentaires, ont trouvé dans la succession des êtres oi^aniques un puissant appui ; ceux qui ont suivi préférablenient la série des roches ignées ont eu dans la nature mineralogique des roches , dans les formes des masses qn*dles constituent y et dans les perturbations que leur émission a causées dans la stratification des roches sédimmtaires alors existantes y des guides encore plus certains. Les phénomènes ignés ont plus d'importance, en.ce que leur influence se montre jusque dans la nature , et dans la distribution des roches sédimentaires. Dans leur nature , par les agens chimiques dont ils ont introduit l'action dans la formation de ces roches qui leur doivent souvent une dureté et une densité peu conciliables avec l'idée de pure sédimentation; dans leur distribution parce que les soulèvemens des chaînes de montagnes et des masses continentales y les affaissemens qui en résultèrentont déterminé cette distribution des eaux.

Les phénomènes volcaniques sont actuellement àpeu-près les mêmes dans toutes les parties du globe, et ils produisent des terrains de même forme et de même composition ' : or Ja même identité se fait remarquer aux diverses époques géognostiques; de sorte que chaque révolution se distingue par des roches et par des formes particulières. Cet accord de la minéralogie et de la géognosie est la. base de la classification des terrains ignés. Les diverses périodes ainsi caractérisées par les caractères distincts, de leurs produits et

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