‹ Description des terrains volcaniques de la France centrale, avec dix planches;Chapitre 6 sur 34 · INTRODUCTION. XXI · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. XXI

trouvent Une explication plus rationnelle et plus en harmonie avec les progrès de la science géogénique , on a tout ^ à-fait renversé oette théorie chimique.

On a reconnu qu'une grande partie des volcans brùlans ne fournissaient ni hydrochlorates, ni chlorures, ni gazhydrochlorique , et que les gaz dégagés étaient surtout la vapeur d'eau, l'acide sulfureux , un peu d'acide carbonique et d'a&ote , et d'autres, tout-à-fait accidentels. On ne retrouve point cette grande quantité d'hydrogène qui, dans le cas d'oxidation par la décomposition de Teau , devrait aussi se dégager. Enfin si l'on considère l'augmentation progressive et graduelle du calorique depuis la surface du globe, jusqu'aux roches liquéfiées, on concevra que l'eau à une profondeur peu considérable relativement à la distance totale de la surface à ces roches liqué- ^fiées,-ne pourra exister qu'à l'état de vapeur, et que cette vapeur tendant toujours à s'élever ne pourra se trouver eu contact avec les laves , que lorsqu'elles se seront élevées dans les conduits volcaniques. Les inégalités de surface des roches liquéfiées doivent être plus considérables que celles de la surface du globe, et l'on sereJid comipte très facilement de la présence de la vapeur d'eauf au-dessous des laves, dans les bouches volcaniques actuelles, et de sa coopération dans les éruptions. Et d'ailleur^^ comme le concours de la vapeur d'eau est un phénomène récent , dont on retrouve peu de traces dans la période trachytique; qu^elle ne doit être considérée que comme une modification de l'action volcanique , il ne reste que la disposition générale des volcans qui semble établir, oontradictotremenc avec ces premières oonsidél'àtlons, qiie leur formation et leur entretira exigé je voisinage dés mers.

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Or, cette disposition est précisément le fait qui milite le plus en faveur du système dynamique , et il suffit, pour s'en convaincre , de la considérer non pas relativement à la dbtrîbulion des eaux , mais relativement aux continens , aux reliefs de la surface du globe y qui obI eux*mémes déterminé la distribution des eaux.

Dès*lors, des faits nouveaux apparaissent à mesure que Ton approfondit cette étude , et nulle part ils n*ont été mieux développés que dans le traité des volcans de M. Poulett Scrope , auquel j'empnmte les observations suivantes. Si l'on considère d'abord isolément chaque groupe de terrain volcanique , pn voit que chacun de ces groupes affecte uàe eksposiiion linéaire^ et que , lorsque deua groupes sont voisifiSf leurs directions sont à-peu-^prê^ parallèles. Les exemples à citer à l'appui die ee principe sont nombreux, et la France nous, en fournira plusieurs. M. Scrope cite les îles de Saba, Sain^ Christophe , Saiiil- £nstache>9 etc., la Guadeloupe , la Martinique, Sainte- Lucie, la Trinité , eta , qui forment une ligne de plus de aoo lieues ; les volcans de l'Italie , depuis le Monte Cimini , la campagne de Rome , jusqu'aux champs Phlégréens, lesquels se relient par les Lipari aux volcans de la Sicile.* On peut mentionner pour exceptions les volcans appelés centraux par M. de Buch. Tels sont les volcans de l'Islande , les Canaries , etc.

Ces alignemens , ces agglomérations de volcans sont rares dans les continens: ils sont presque tous sur les côtes maritimies,où siurgissent des profondeurs de l'Océan; et l'on voit, en les comparant aux masses continentales , que les endroits où la force. volcanique parait avoir été plus éner^que et ' plus prolongée sont ceux où il y

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