QVE VEOIR LE PVISSE FACE A FACE
(1) Ces inscriptions se trouvent dans le mur méridional, à la tribune de Torgue.
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Ce Guirault de Pomiers, qualifié de Maistre des œuvres du roi en Guienne, doit-il être considéré comme Farchitecte officiel ou Tun des architectes officiels du roi dans cette province au commencement du xv* siècle, ou bien devons-nous regarder ce magister openim comme le chanoine (*), le bénéficier chargé de diriger les travaux de Fabside et de la chapelle de Saint-Clair? Quoi qu il en soit, c est toujours un nom dont le souvenir mérite d'être conservé .
VITRAUX
Depuis la dernière restauration de Fabside, des verrières historiées décorent les cinq croisées du sanctuaire. La verrière centrale a pour sujet : la Sainte Trinité; à droite, Dieu le Père; à gauche, Jésus-Christ; et dans la rose placée au sommet de la croisée, le Saint-Esprit sous Femblème d'une colombe.
La croisée suivante, allant au midi, représente, dans le haut du vitrail, Abraham et Jacob, et dans la partie inférieure sainte Jeanne de Valois et saint Justin. La seconde croisée, plus au midi, est ornée des figures de Moïse et de David; dans la partie supérieure et au-dessous, saint Babyle et saint Jean-Baptiste. A Fopposé, dans la première croisée en partant du vitrail de la Sainte Trinité, se trouvent les images des évangélistes saint Jean et saint Mathieu, et au-dessous saint
(') Lorsqu*en 1506, la tour nord de la cathédrale de Bourges s*écrouU, le chapitre convoqua tous les maistres massons en renom en France pour donner leur avis sur les moyens de réparer ce désastre.
Ces maistres massons étaient appelés quclquerois architectes, et en latin Tun d'eux est dit : magister latomorum, le maître des tailleurs de pierre.
Mais ils sont complètement distincts du magister operis, un des chanoines rliargé de diriger les travaux, do les ï»aytT, de passer les marchés, etc.. etc. ( Arciiives de la cathédrale de Bourges. — Communication et réflexion de M. le baron de Girardot.)
Roch et saint Jérôme; à la deuxième croisée, dans le< nu^mes dispositions que la précédente, saint Marc, saint Luc, saint Séverin et saint Polycarpe.
La chapelle de la Vierge est également ornée d'une verrière retraçant divers épisodes de la naissance du Christ, et, au centre, Marie couronnée, assise sur un trône et tenant TEnfant Jésus.
Au nord de cette dernière chapelle, dans un oculus, est un vitrail représentant la Sainte Famille.
ATextrémité du collatéral opposé, les sujets du vitrail reproduisent les événements principaux de la vie de saint Roch.
Tous ces vitraux ont été peints par M. Joseph Villiet, dans les années 1854 et 1855. La fabrique seule en a fait tous les frais.
Le vitrail de la chapelle Saint-Clair, don des familles de Monbadon, de Vassal et de La Mothe, dû également au pinceau de M. Joseph Villiet, a pour sujet les faits historiques qui se rapportent à la fondation de cette chapelle et à Tinstilution de la procession des Saintes Reliques; il a été placé en 1860.
Ce vitrail est disposé horizontalement en trois zones superposées. « Dans la première zone, Charlemagne, suivi du c>élèbre et savant Alcuin, des barons échappés au désastre de Roncevaux, et de quelques femmes de sa cour, assiste à la bénédiction des premières pierres de la chapelle destinée à recevoir les reliques des Martyrs de Lectoure. L'évêque bénit les travaux que Charlemagne, Tépée à la main et la couronne en tête, lui désigne du geste.
» Des prêtres, des clercs, des religieux, des guerriers accompagnent le roi des Francs, et quelques ouvriers, retirés disrrèlement à l'écart, regardent à travers les arcades d'une construction carlovingienne qui fait le fond du tableau.
» A rétage intermédiaire, le cardinal de Sourdis, assisté des évéques de Périgueux et de Limoges, porte proccssionnelle-
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ment le bâton de saint Martial à la suite des chasses contenant les reliques des saints Martyrs.
]> Les prélats sont sous un dais en velours rouge, soutenu par quatre diacres. Les jurats de Bordeaux, les membres du Parlement, des laïques, des prêtres, précèdent les évêques, et des jeunes gens élégamment vêtus portent, avec les religieux de différents ordres, les châsses recouvertes de velours cramoisi.
i> Un Gendarme, en grand costume, figure anticipée des suisses de nos jours, ouvre la marche et précède la procession.
> Dans la partie supérieure de la fenêtre, entre les meneaux qui se croisent dans Togive, sont représentées les figures de saint Clair et des Compagnons de son apostolat et de son martyre. Saint Clair, en pied et en costume d'évêque, occupe le lobe principal, le plus élevé et le plus grand. Autour de lui se groupent, au milieu de branches et de feuillages, les bustes de ses Compagnons portant la palme du martyre et formant à leur bienheureux Chef un glorieux cortège (^). >
Les armoiries des donateurs occupent deux lobes de l'ogive.
TABLEAUX
«En 1793, les tableaux des couvents et des églises de Bordeaux avaient été pour la plupart entassés dans Téglise Sainte-Eulalie, où ils avaient beaucoup souffert du manque de soin et même de la brutalité de quelques-uns des inagis-
(*) M. l'abbé Firminhac, Les Corps-Sainls, p. 10.
Lopès {L*Égïise prmatiale et métropolitaine de Saint-André, p. 138) a publié rinscription latine alors placée à l'extérieur de la chapelle des corpssaints, et rappelant la déposition des saintes reliques par Gharlemagne. Cette inscription du xiv* siècle, maintenant à l'entrée de la chapelle, a été reproduite en français en 1671, et cette traduction encastrée au-dessous du texte latin.
MM. Drouyn et de Lamothe, dans le Choix des Types, donnent la reproduction de ces deux inscriptions.
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trats révolutionnaires (^). » Â la réouverture des églises, un grand nombre de ces tableaux furent rendus à leur première destination, et quelques-uns déposés au Musée de la ville. Malgré ces dons et ces nombreuses restitutions, plusieurs toiles, provenant d'anciens monastères et surtout du couvent des Grands-Carmes, se trouvent encore dans le mobilier de Sainte-Eulalie.
Ces derniers tableaux ne sont pas d'une grande valeur ; la plupart, copiés d'après les maîtres, ne reproduisent pas les caractères des œuvres originales. Tels sont les suivants : L'Adoration des Rois, d'après Rubens; le Portement de Croix, diaprés C. Le Brun; la Résurrection, V Ascension, le Christ apparaissant à la Magdeleine, le Christ au Jardin des Olives et la Flagellation. Deux autres tableaux ayant pour sujets : le Christ devant Pilate et le Couronnement d^ épines, portent la signature À. Gavtier, pinxit ilSO. Si le peintre Gautier n'est pas Bordelais, il dut faire à Bordeaux un long séjour, car plusieurs églises de la ville possèdent des tableaux signés de ce nom : à Saint-Paul, la Fille de Jdire, i73i ; un Saint-Thomas d^Aquin, à Notre-Dame; et à Sainte-Croix, le Ravissement de saint François, i740.
Tous ces ouvrages manquent d'originalité, accusent des plagiats évidents; ils sont d'une exécution facile, mais d'un faire plein de mollesse et d'une harmonie un peu monotone. Citons encore : La Résurrection de Lazare, Jésus et le Paralytique, Saint'Rabilius (d^le de iQbG); Sainte-Jeanne de Valois, reine de France (*), signé J. Mazoyer, mv* et
(1) Introduction au Catalogue du Musée de Bordeaux; par MM. Lacour et J. Delpit, 1855, p. 17.
(*) Ce tableau vient du couvent des Cordeliers. < En l'année 1521, le 18 juillet^ furent établies à Bourdeaiix les Religieuses de l'Annonciade, et fondées par Jacquette dame de Lansac, femme d'Alexandre de Saint-Gelais, Ambassadeur pour le Roy en Espagne et en Suisse. Et depuis, la Maison de Lansac en a toujours esté reconnue pour la Fondatrice. Elles sont soubs la direction des
piiixii cv' iôGG; le Peuple milanais invoquant saint Charles pour la délivrance de la seconde peste, et un Christ mis en croix, signé Dubuisson, 1706. Enfin, pour clore la liste dos œuvres de peinture de cette église, signalons le tableau peint en rhonncur de l'institution de la procession des Corps saints, par le cardinal de Sourdis, représentant Charlemagne précédant les châsses des Corps saints, portées par des religieux. Mais, à vrai dire, ce dernier tableau n est intéressant que par le fait historique qu'il rappelle.
En IS^^, M. Rabanis fit connaitre à la Commission des monuments historiques plusieurs bas-reliefs polychromes plac<;s derrière le retable de fautel de la Vierge, représentant le Crucifiement, la Flagellation, le Baiser de Judas, l'Apparition de Jésus à la Magdeleine, et YAnnonciation, el qui étaient probablement Tancien retable de ce sanctuaire. Ces bas-reliefs, aujourd'hui placés dans la chapelle de Saint-Roch, sont, au point de vue de Vart, d'un bien faible intérôl.