ANKSIDORA ET MAIA
(*) Nous avons joint ensemble ces deux déesses, parce que ’Avr,ci£wpa(Hcsych. sub verbo ; Etym. M. sub verbo ; Piutarch. Sjmpos. IX , 14 , T. VIII, p. 969, Reiske; Paus. I, 3 i, a) et Maîst (Macrob. , Satum. I, ia) étaient des surnoms de Dêmcter ou de la Terre. Cf. Creuaer, Meletem , L, p. 16.
9 — F. 29. ( Cylix ). Dessins au trait sur fond blanc, et peintures brunes et violettes à l’intérieur et rouges sur fond noir à l’extérieur. Nola. — • Int. La toilette d’. . . NESI AORA , Anesidora. AGENAA (sic), Athéné, et HE<DA •• 2TOS, Héphestus , sont occupés à rattacher la Stéphane lYAnésidora. Celle-ci est d’une taille bien inférieure à celle des deux personnages qui sont à ses cotés. La jeune fille est vue de face et tourne la tête vers Athéné; une tunique talaire, de couleur brune, avec des bandes de pourpre et parsemée de petites étoiles blanches, la couvre entièrement. Un ampechonium est par-dessus cette tunique. L’atnpecnonium est de la même couleur, et également parsemé d’étoiles. De ses deux mains Anésidora relève un peu son vêtement. Athéné est placée à gauche. La déesse a la tête ceinte d’une stéphané ; une double tunique, finement plissée, rattachée par une ceinture de pourpre , et l’égide, brodée et hérissée de serpents, composent le costume de Minerve. Au milieu de l'égide est le Gorguniurn sous la forme hideuse. La tunique de la déesse est blanche; l’égide est colorée en brun avec des losanges jaunes; la même couleur jaune est employée pour le Gorgoniiuti. Héphestus, à droite, est imberbe. Il est revêtu d’une simple chlamyde brune, bordée de pourpre, et tient sou marteau de la main gauche.
De la droite il va rattacher la Stéphane d ' ,4nésidora.
Les tètes, les mains et les pieds des figures sont dessinés au simple contour, ainsi que la poitrine et les. jambes d ' Hêphestus , et toutes les parties nues du corps. Pour la tunique blanche de Minerve, on a employé le même procédé; les cheveux sont colorés en noir. Chaque personnage a la tète ceinte d’une stéphané dorée et relevée en bosse. Le marteau de Vukain dont il reste un bout antique est également doré. Des trois tètes il n’y a malheureusement que celle d 'Héphestus qui soit intacte (i).
Ext. — Deux éphèbes auprès d’un cheval. L’un vêtu de la chlæna, le pétase rejeté derrière le dos, s’appuie sur un cheval qu’il tient par la bride. L’autre est vêtu de la chlæna, et tient un bâton en forme de béquille. On pourrait voir ici le départ à’Hipponoiis, comme dans une peinture de vase que nous avons décrite dans le Catalogue Durand (a). Mais je préfère donner aux deux éphèbes les noms de Castor et de Pol/u.t auprès du cheval Cyllarus (3). Dans ce cas, la figure placée à gauche en avant de ce groupe, et qui a été restaurée en jeune fille , remplacerait le petit éphèbe qu’on voit sur le vase d’Exekias du Musée Grégorien (4). Le costume d'ailleurs, le simple tribon que porte cet éphèbe, convient à un jeune homme et non à une femme. Une fleur est dans sa main droite. Derrière le cheval, à droite, est un groupe composé de deux personnages. Un vieillard à cheveux blancs, sans doute Tyndare , s’appuie sur un bâton en forme de béquille ; un ample, manteau enveloppe son corps. Devant lui est une femme (Ltida) vêtue d’une tunique talaire et d’un pépins; sa tète est entourée du cécryphale. Dans sa main droite est une. œnochoé et dans sa gauche une phiale.