DEUXIÈME LOSANGE
Il représente notre voyageur, non plus couché sur la terre, mais assis tristement et encore dépouillé de presque tous ses vêtements. De chaque côté de lui sont un prêtre et un lévite, qui, représentant la loi et les prophéties, semblent le consoler par des espérances. Mais ils ne font presque rien pour lui , dans l'impuissance où ils sont de le guérir. Ces espérances sont exprimées par les traits prophétiques suivants.
1° Joseph, est assis sur un trône royal à côté de Pharaon,
il reçoit avec bonté ses frères et leur fait donner le blé qui doit les sauver de la mort, eux et leurs familles. C'est la figure du Sauveur qui, bien qu'assis à la droite de son Père, ne laisse pas de donner aux hommes le pain eucharistique de la vie spirituelle, qui les préserve de la mort.
2° Le serpent d'airain, élevé sur up.e colonne dans le désert, guérit les blessures mortelles dont sont atteints tous ceux qui, sur l'ordre de Moïse, regardent ce frappant symbole de la croix. C'est par la croix, en effet, que sont réparés les ravages de l'ancien serpent dans l'humanité, et que sont guéries les blessures qu'il fait journellement aux âmes.
3° Moïse brise les tables de la loi, à la vue de l'idolâtrie du veau d'or, où s'était laissé entraîner son peuple: témoignant par cette action qu'une autre loi, la loi évangélique, viendra remplacer la loi ancienne, impuissante par elle-même à sauver les hommes.
A0 Le buisson ardent, nouvelle promesse pour l'avenir. Moïse, les pieds déchaussés et clans l'attitude la plus respectueuse, contemple le Seigneur lui parlant du milieu d'un buisson enflammé, mais qui ne se consume point. C'est une figure de l'union de la nature divine avec ia nature humaine dans le mystère de l'Incarnation ; union ineffable où la divinité n'absorbe point l'humanité, et où l'une et l'autre coopèrent au salut du genre humain.