‹ Description des verrieres de la cathedrale de SensChapitre 3 sur 32 · FENÊTRES DU FOND · texte numérisé non relu

FENÊTRES DU FOND

Ces fenêtres, au nombre de trois, sont à sujets historiques.

Celle du milieu retrace les dernières scènes de la Passion de N. S. Jésus-Christ, mais quelques-uns des médaillons ont été transposés: les voici dansl'ordre qu'ils devraientoccuper.

1° Jésus est trahi par Judas que suivent les gardes.

2° Le Sauveur reçoit un soufflet devant le tribunal deCaïphe.

3° Il est condamné à mort par Pilate.

4° La flagellation.

5° Jésus porte sa croix.

6° Il est crucifié.

Dans le trèfle de la rose, N. S. tenant le monde d'une main et bénissant de l'autre.

La seconde fenêtre, à droite, décrit les dernières scènes de la vie de la très-sainte Vierge.

1° L'Annonciation.

2° La Nativité. Ce panneau est remarquable en ce que la crèche où Penfant Jésus est déposé, se trouve élevée assez haut, le long de la paroi de Pétable.

3° L'arrivée des Bergers.

4° Les Mages devant Hérode.

5° Les Mages en route pour Bethléem.

6° L'adoration des Mages.

7° La sainte Famille sur le chemin de l'exil.

8° L'entrée en Egypte et le renversement des idoles.

Dans le trèfle, le triomphe de la Vierge.

La troisième fenêtre, à gauche, est composée de six médaillons, distribués en deux ogives et surmontés d'une rose, renfermant l'histoire abrégée de saint Étienne, patron de la cathédrale.

1er. Au bas de la fenêtre et à gauche du spectateur, une porte de ville que le saint vient de franchir. On le voit, les deux mains élevées, dans l'altitude d'un prédicateur.

2e. Quatre auditeurs, l'un d'eux montre au prédicateur le poing fermé et grince les dents, deux autres s'entretiennent sérieusement, un quatrième paraît s'en aller.

3e. Un Juge, portant une couronne sur sa tête, écoute les paroles d'un accusateur?

4e. Le saint, qui a été condamné, paraît sortir de la ville, accompagné d'un garde, pour être lapidé.

5e. Saul reçoit les vêtements de l'un des bourreaux.

6e. Saint Étienne est lapidé par un seul Juif.

7e. Dans la rose, l'âme de saint Étienne, sous la figure d'un

petit corps humain, est portée au ciel par deux anges, dans les angles deux autres anges avec des palmes.

Ces vitraux, dont nous n'avons donné qu'une courte analyse, paraissent appartenir à tout ce qu'il y a de moins parfait dans le xnr siècle. Le dessin est presque nul, les poses sont raides à l'excès, et tout annonce l'enfance de l'art. Mais le bas-côté nord que nous allons visiter maintenant, en suivant le pourtour du chœur, va nous dédommager par de magnifiques pages d'iconographie chrétienne.

Page 1