FRANCHISE ET PRIVILEGES DES BOVRGEOIS DE BOURGES
Les bourgeois, manans et habitans de la ville de Bovrges se ressentant de l'ancienne liberté de leur République ( laquelle , comme j'ay diçt deuant, auoit auctorité et prééminence d'eslire
chez elle vn roy sur les Celtes) se sont tousiours maintenus libres en leur franchise et naturelle condition, comme aussy sont les citoyens des aullres villes royalles d'Yssouldun , Dun-le-Roy ,, Vierzon , Mehun et Concressault , tellement que leurs biens ne peuuent estre confisquez pour quelque crime ou débet que ce soit ; et peuuent acquérir fiefz ou riere fiiefz , grands ou petits, sans en payer nouuel acquest ou finance au Roy, ny moins sont tenus au ban ou riere ban pour raison d'iceux. Ils sont exempts de toutes garnisons, tailles, subsides ou impositions, et ne peuuent estres emprisonnez pour debtes en baillant suffisantes cautions, voire qu'ils ne peuuent estre tirez par adiournement hors les murs de leur cité, ny distraicts de leur ordinaire juridiction. Tels sont les Priuiléges et Franchises des bourgeois de Bourges et des aultres uilles royalles de Berry. ■
Ladicte ville et cité de Bourges, par merueilleux accident defortune a esté , par quatre diuerses fois , presque toute bruslé(J '< et consumée par feu, dont la première fois fut en l'an de Jésus-"^ Christ MCCLII. La seconde en l'an MCCCLIII. La troisiesme eri^ l'an MCCCCLXVIL Et la dernière fust le jour et feste de la Mag-' delaine , en l'an MCCCCLXXXVIL