‹ Description du musée de Vienne (1sère): précédée de recherches historiquesChapitre 46 sur 102 · PARENTES · texte numérisé non relu

PARENTES

n Aux dieux Mânes

ce et à Auxanon, âgé d*an an et frob mois^ Crescenlio et ce Gemina ^ ses père et mère. »

Los lettres, mal grarées et mal forme'es, font remonter ce monument au l\^ siècle seulement.

Il a été trouvé en 1828 dans la partie nord-est du pré de Maccabrée, situé au nord de Vienne ^ et a été donné par M. Genly.

i/i4# Tronçon de colonne en marbre Weu turquin.

Avec cannelures et baguettes sur les côtés de cellcs-d. Le diamètre n*est que de 35 centimètres.

145* Corniche en marbre blanc ^ ayant fait partie d'un ordre corinthien.

Hauteur : 6S centimètres. Les modillons , peu développés , y ont la forme de consoles comme ceux du n^ 33. Mais le dessin des ornements affecte une précision et une régalarité géométriques. Leur exécution est moins large et moins libre. Cependant on ne peut qu'y admirer la beauté de toutes les parties , et Tart avec lequel le ciseau les a fouillées pour les faire ressortir par l'intensité des ombres. Aucun débris de Vienne antique n'est plus propre à donner une juste idée de la richesse de décoration qu'étalaient les monuments de cette cité.

Ce morceau a été trouvé en 1829 dans une fouille exéca-

tée, sous la direction de M. Mermet ahie 9 dans la me des Célestes. Des obstacles résultant de constructions modernes empêchèrent alors de retirer tous les fragments intéressants qui existaient sur ce local.

146« Deux autresparties de la même corniche.

Ces deux fragments et les deux n<« suivants ont e'té découverts par M. Claude Contamin père en faisant travailler 4IUX fondations de sa maison située rue des Célestes ^ et ont «té donnés par lui au musée de Vienne.

â47« Frise en marbre blanc ^ ornée d'un magnifique rinceau.

vHauteur : 65 centimètres.

IhS. Architrave en marbre blanc.

Hauteur : 60 centimètres. £lle est taillée sur deux faces, et a trois bandes séparées par des baguettes.

Les trois morceaux numérotés .1 46 9 147 et 148 9 quoique placés ici les uns au-dessus des autres, ne paraissent point avoir appartenu au même monument.

148 éis. Copie en plâtre du soffite de l'architrave précédente.

L'ornement en est fort riche. Le dessin de la bordure fait naître les mêmes observations que celui des n^> 140 et 141 .

149 • Inscription fruste sur pierre de choin , et relative à une donation d'eaux nouvelles à la colonie de Vienne.

On sait la haute importance que l'usage fréquent des bains donnait , chez les Romains , à Tabondance des eaux dans les lieux qu'ils habitaient. On n'ignore pas non plus les prodigieux travaux qu'ils exe'culèrent pour se les procurer partout oii ils e'tablirent leur domination, et en particulier ceux qu'ils ont laissés dans Vienne. Deux citoyens , re- Telus d'éminentes fonctions municipales , et aussi distingues par leur rang que par leur fortune, crurent ne pouvoir mieux marquer les sentiments de reconnaissance ou de bienveillance qui les animaient envers cette colonie qu'en ajoutant le don de nouvelles eaux à celles dont elle jouissait déjà pour ses besoins publics et privés. Soit qu'ils possédassent les sources d'oîi provenaient ces eaux nouvelles , soit que, pour accomplir leur dessein , ils les eussent achetées, ainsi que le terrain nécessaire pour les conduire à leur destination , ils joignirent à ce don la concession du passage des mêmes eaux sur leurs propres fonds ; et , afin de perpétuer la mémoire du service signalé qu'ils avaient rendu , ils laissèrent chacun par testament un capital affecté à l'entretien des inscriptions qui faisaient mention de leur libéralité.

C'est ce que nous apprennent les fragments que nous allons transcrire , et que nous réunissons ici parce qu'ils se complètent et s'expliquent les uns par les autres. Ce sont ceux qui se trouvent placés sous les n®» 12, 135 , 149 et

Ml !ffî3. Nous y joignons, par les mêmes motifs , un autre fragment trouvé anciennement à Vienne , et rapporte' par Spon (dans ses Miscellan. erud» antiq, ^p. 35).

Il paraît que ilnscription cpii rappelait le bienfait dont il s'agit se trouvait repétée sur plusieurs pierres , et que celles-ci avaient été placées sur différents points de la ville , vraisemblablement sur ceux oà aboutissaient les aqueducs par lesquels étaient conduites les nouvelles eaux données^

• . . VS.L. FIL. VOLT... PELLÀ. IHIVIR. D. SVLPICIVS. D. FIL. VOLT

IIIIVIR. AQVAS. NOVAS. ITINERAQVE. AQVARVM

FVNDOS. COLONIS. VIENNENSIVM DONAVERVNT

OLT . CENSOR iffiDiLIS

SVOS . FVNDOS

. . . TITVLOS

NSILU

iT

FiL . VOLT . CAPELLA . ISIviR AQVAS . NOVAS . ITINERA . . .

IS . VIENNENSIVM . DONA . . .

TVENDOS IN PERPETVVM ....

H-S . NL . TESTAMENT . . • .

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OR iŒlDlLlS

^ I . . AQVARVM . . .

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