‹ Description du musée de Vienne (1sère): précédée de recherches historiquesChapitre 47 sur 102 · NI . . TESTAMENTO · texte numérisé non relu

NI . . TESTAMENTO

Inscription rapportée par Spon,

. . . IIVIR . L . SVLICIVS . D . F . . . ERAQVI . AQVARVM PER

. . . RVNT TITVLOS . P. .

PENSILLA . HS . NL. TEST.

IVSSIT

Le premier fragment est inédit *, les trois suivants ont été publiés dans les notes ajoutées à la nouvelle édition , de 1828, des Recherches sur les Antiquités de Fienne par Cliorier , pages 441 et 442, mais d'une manière plus pu moins inexacte.

Spon 9 qui ne connaissait que le fragment publié par lui , le croyait relatif à la restauration d'un aqueduc. En le comparant avec les précédents , on reconnaît qu'il s'y est glissé quelques inexactitudes , vraisemblablement par l'effet de l'usure de la pierre. Ainsi , à la première ligne , au lieu de L. SVLICIVS, on doit lire D. SVLPICIVS 5 à la seconde, QVE au lieu de QVI , et à la quatrième , PENSILI A au lieu de PENSILLA. Ce dernier mot, d'ailleurs, n'est pas latin.

Voici Comment nous Croyons que l'on doit lire les cinq fragments d'inscription ci-dessus , en suppléant aux mots qui manquent aux uns par ceux qui se trouvent dans les autres.

. . . . . us^ Luctifiliusy Fohinid tribu, CajJeliti <:oQ-

noBiinatus , quariusvir ^ Dectnuis Sulpkius ^ Declmi filins ^ Foltiniâ tribu, (7e/i^or cognominatas , œdilis^ quariusvir^ aquas novas ttineraque aquarum per suos.fundos colonrs Fiennensium donaverunt , item ad titulos tuendos in per» peiuum uterque pensilia sestertia nongenta quinquagenta testamento jussit, .;

Nous n'avons ajouté que trois mots pour achever le sens, savoir : iiem , ad et uterque.

Traduction : « us , fils de Lucius , de la trilm

« Yoltinia , surnommé €apella , quariusvir , et Decimus « Sulpicius , fils de Decimus , de la tribu Voltinia , sur- « nommé Censeur, édile, quartusvir, ont donné k la colonie (c de Vienne des eaux nouvelles , et le passage de ces eaux <i sur leur propre terrain. De plus , chacun d'eux a prescrit « dans son testament qu'il serait payé par ses héritiers une « somme de neuf cent cinquante sesterces pour l'entretien « des inscriptions relatives à la donation. »

Le nom du premier de ces deux donateurs manque. L'on ne connaît que son surnom de Capella. Son prénom était probablement celui de son père , savoir : Lucius. Le second donateur , Decimus Sulpicius Censor , était édile , c'est-àdire l'un des magistrats chargés principalement du soin des édifices publics. Quant à la fonction des quatuorvirs, dont il était revêtu , ainsi que Lucius Capélla , et qui est placéci après celle d'édile, nous ne saurions la déterminer. 11 y avait dans certaines colonies des magistrats de ce nom , qui tenaient la place des duumvirs , image des consuls à Rome. Mais Vienne avait aussi ses duumvirs. Nous supposerons donc que, dans celte cité, les quatuorvirs avaient d'autres fonctions que ceux-ci , et que peut-être le soin des aqueducs était dans leui's attributions.

L'on ignore aujourd'hui quelles sont les eaux que donnèrent à la colonie de Vienne Lucius' Capella et Decimus Su -•

piciusCoisor ; mate 11 ne serait point invraisemblable que notre Tille joqit encore aujonrd'hm de leur bienfait. Peut-être ces mêmes eaax conlent-el^es encore dans ceux des aque'ducs de Vienne antique, qui ont été restaurés il j a quelques années , et qui alimentent si abondamment nos fontaines. Dans tous les cas , les noms de ces deux bons citoyens doivent être Isttcrits avec honneur dans nos annales.

Les lettres de ces inscriptions sont belles et bien formées^ et paraissent appartenir au premier siècle de notre ère.

Nous avons recueilli le n<^ i2 , en 18^, près de la porle Serpaise, sur une indication qui nous fut donnée par IVL Mermet aîné. — Les n°^ 135 et 149 ont été découverts dans la cave de la maison Augier , sur le quai Pajot, non loin de l'embouchure de la Gère dans le Rhône. — Le n® ^23 pro* Tient de la démolition de Téglise de St-Sevère, et parait avoir été long-temps foulé aux pieds.

150» Fragment d'une grande console en marbre blanc.

Une eonsoie entière présentant le même dessin, et que nous avons observée ^ après sa découverte dans la plaine de St*Bomain9 nous a fait reconnaître que ce morceau avait fait partie d'un support du même genre. On y remarquait^ comme à celui-ci , mais dans leur intégrité , le canal creusé en forme de volute, et les feuilles d^acanthe gracieusement contournées qui en formaient Tornement

Nous avons recueilli ce fragment dans une maison du quartier de St*-Martin , située rue des Colonnes , où il servait de seuil à une porte. Il avait autrefois été coupé carrément pour recevoir une inscription que l'on voit encore en grande partie sur la face opposée aux ornements.

Voief cette inscriptioa, q^ est gcavét. «& cauctèies dir Xm^ siècle.

IL k. Decembris.. 06, Stphs. q. dédit, xrnu d\ censuales in domib. que fuerunt Grosse de Mar inges, p. annivsario, suo : niid.februariù ob\. Maria, mat» Stphu pdicti» p, qua habet eccli a scu Martini xiiir, d. m eisdem, damib. p, annwsarlo, s, • . •, . . ,. . . Jir ce® xxrr^

<t Le 2 des calendes de dëcembce est mort ÉUenne^qui « donna dix-huit deniers censuels , a prendre sur les maice sons Grosse de Maringes, pour son anniversaire; Le 3 des M ides de février mourut Marie, mère d'Etienne dnlessns « nomme , pour l'anniversaire de laquelle Teglise de Saint- « Martin possède quatorze deniers. L'an de rincamation de M Notre Seigneur 1^6. »

Cette inscription a àahs doute été placée autrefois dans Féglise de St-Marlln.

151. Chapiteau coriiaJiiîen mutile^ en pièire calcaire blanche.

Nous Fàvons recueillrdans une fouille que nous dirigeâmes en 1831 9 et qui fut faite sur le terrain de M. Chantelouve , près du cours Romestang. Nous découvrlines sur ce local les restes d'une grande salle longue, dont le pavé élaife formé de marfwes divers: blanc ,. noir, c^olii^ Les murs , revêtus d'un marbre ressemblant au bleu turquin, étaient en outre ornés, sur chacun des petits^ côtes ^ de deux colonnes avec les fûts du même marbre , les chapiteaux et les bases ea pierre blanche. Les grands côtés présentaient quatre

pilastres fort âailldnts, et carres, formés de briques, et revêtus du même marbre que les murs, avec des Chapiteaux et des bases aussi en pierre blanche.

Le chapiteau placé sous ce n^ était le moins dégradé.

152« Fragments de bases de pilastres-

Ils appartenaient aux pilastres de la salle dont il est que»' tlon dans l'article précédent

153* Tuyaux de plomb pom^ la conduite desJ eaux-

Formés de lames recourbées et soudées longitudinalement^ ils présentent un bourrelet épais , aplati à la partie supérieure. L'orifice est elliptique. ,

Le grand morceau, ainsi que d'autres, a été trouvé dans une fouille que nous dirigeâmes en 1831. Ils étaient placés sous le pavé d*une rue romaine, au sud-est de la Halle-Neuve. On y Ht les ihscdptions inédites suivantes , qui font connaître les nomâ de divers fabricants de tuyaux qui existaient à Vienne.

SENECIO . TËMATVSO . V . F, L . TIT . LVCNVS . V . F.

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