Tête d'un jeune faune ^ en marbre
Bonne sculpture, offrant malheureusement les mutilations ordinaires de celles que l'on découvre à Vienne , car le nez et une partie de la lèvre supérieure manquent. Il serait impossible de mieux rendre par un beau modelé la grâce et la plénitude de l'adolescence , d'exprimer plus noblement la gaîté vive et franche d'un de ces suivants de Bacchus , caractérisé ici par des oreilles pointues ^ par des cornes naissantes , placées en haut du front , et par une couronne de * lierre où l'on distingue le fruit de cet arbuste rampant , mêlé à son feuillage.
Cette tête a été découverte en 1838 , à côté des fragments de colonnes n°^ 1 1 1 et 1 12, et du piédestal n^ 139, au milieu d'un bassin en maçonnerie, et revêtu de ciment , ayant servi ù*impluvium.
161 • Médaillon rond , en marbre ^ sculpté sur les deux faces.
D'un côté la muse de la comédie , Thalie ^ tenant d'une
main an masque scenique, de Taotre muïnïepedum , ou bâton recourbé j s*appnye sur une colonne , et paraît déclamer. Elle est vêtue d*une longue tunique et d*un manteau reievé^ jusque sur la poitrine , et passant sous le bras gauche.
L'autre côté offre Therpsicore , ou plutôt une danseuse en action. Celle-ci est vêtue du péplum , et d'i^ne courte et légère tunique qui ne passe point le genou; elle porte une singulière coiffure ressemblant aux couronnes de plumes des Indiens. La tête inclinée 9 les coudes élevés , et les mains ramenées vers la poitrine , elle pose sur une seule jambe ; elle ne touche la terre que de la pointe du pied 9 et par la position de l'autre jambe , qui croise la première , on peut supposer qu'elle tourne rapidement , ce qu'hidique aussi le mouvement de la draperie.
Les deiix sujets sont entourés chacun d'une bordure formant une couronne de laurier.
Ces bas-reliefs peu saillants j d'un dessin pur , respirent la grâce et la naïveté grecques. Le médaillon y destiné à être vu de deux côtés 9 paraît avoir été suspendu. On distingue ,. k la partie supérieure j des restes d*un anneau en fer. 11 est heureux que la partie qui manque ne nous ait privé de riea d'essentiel.
162 • Fragments divers de statues en marbre..
Tons ces fragments de têtes , de bras j de pieds , etc. y ont été trouvés dans le même lieu , et en même temps queles fragments placés sous les n'»» 35 , 235 et 236.
163 • Orteil du pied d'une statue colossale^ remarquable par sa grosseiu*.
164 • Petite casserole en bronze^ très-altéréc par l'oxidation.
165 • lampe en bronze.
Le manche , recourbé en avant , présente un masque k son extrémité* Elle a été découverte près du cours de Romestang et de la Halle-Neuve , dans les fondations de la maison de M. Chantelouve.
166 • statuette en bronze, représentant un échanson.
Sa hauteur est de 18 centimètres. On reconnaît dans cette ^gure les traits par lesquels les poètes et les prosateurs tatin^9 ainsi que les bas-reliefs antiques , nous représentent 4es ministres des festins chez les Romains. On y voit un beau, jeune homme vêtu d'une tunique courte , relevée par une ceinture , et la moitié des bras nus. Il a les cheveux frisé» sur le devant; D'élégantes bottines forment sa chaussure. La disposition de ses jambes , qui est celle du mouvement, et celle de la tunique et des extrémités de la ceinture. 9 qui paraissent soulevées par la résistance de l'air ^ expriment la rapidité de la marche et Tempreasement ordinaire de ces sortes d'esclaves à s'acquitter de ieuirs fonctions^ Ses regard» se dirigent en haut , vers la coupe qu'il tenait élevée de la main gauche , et quil est dans J'àttîtude d'aUer ofirir à un convive après l'avoir remplie avec un vase qu'il portait à la
main droite. Le vase , la coupe et la main gauche manquent.
Des incrustations embellissaient cette jolie figurine. Les yeux étaient en argent. Deux bandes étroites , aussi en argent 9 appliquées sur la tunique , s*ëtendaient devant et derrière , du haut en bas , en passant sur les épaules. Les boutons , qui réunissaient longitudinalement les bords des courtes manches , étaient figurés avec le même métal.
Elle a été trouvée en 1839, dans le lit du Rhône , vis-àvis le port nommé Port-Néuf , en travaillant aux fondations du nouveau quai. Elle a été donnée par M. Berthier , ingénieur des ponts et chaussées.
167 • Figurine en bronze, ayant servi de pied à un vase.
Elle représente un personnage nu avec une barbe et des cheveux toufTus. Un genou posé à terre, et les bras élevés, elle lient par les deux bouts , avec les deux mains , une espèce de draperie ou de ceinture disposée en fer à cheval , et comme tendue par le vent. Nous avons supposé que celle figure avait servi de support, parce que Ton observe sur la tête un trou évidemment destiné à y fixer un objet , et parce que auprès Ton a trouvé des débris d'un vase mince en bronze, et de forme ronde ^ sous l'un des fragments existait même le reste d'une tige du même métal , qui avait pu être engagée dans le trou dont nous avons parlé.
Sa hauteur, compris le piédestal , est de 1 1 centimètres.
Nous l'avons découverte en 1 829 , dans une fouille que nous fûmes autorisé à faire exécuter près de la Halle-Neuve.- Elle était placée sur une marche d'un escalier qui d'une maison romaine descendait sur la voie antique , située à en-* viron trois mètres nu-dessous du sol actuel.
168 • Génie avec les attiibuts de Mercure^ figurine en bronze.
Hauteur : 64 millimètres. Il a des ailes à la tête , et portait de la main droite une bourse qui s*est cassée et perdue depuis sa découverte. Peut-être avait-il un caducée à la main gauche.
Il a été trouvé , avec le mortier décrit sous le n° 25 , dans le vallon de St-Marcel , au milieu des ruines d'une maison romaine située à cent pas en dehors de l'enceinte antique , au nord de la route , contre le rocher. Nous l'avons recueilli en 1829.
IGSbis. Fragment d'une tête en bronze^ de grandeur naturelle.
Toute la parlie antérieure de la figure manque. A en juger par la manière dont se termine la parlie inférieure du cou , nous croyons qu'il a pu s'ajuster avec un buste en marbre. Les cheveux , ainsi que la barbe qui occupe seulement le dessous du menton, sont très-courts. Cette tête ^rait peut-être le portrait d'un empereur.
Découvert en creusant un puits dans le faubourg de la Porle-de-Lyon , à Vienne.
i69. Vase en bronze.
Hauteur : 14 centimètres. Il parait être de l'espèce de ceux auxquels quelques auteurs croicnl que les anciens donnaient
le nom à'Epichysls. Il est pri?e de son anse. L*orifice esl Irilobé. Nous l'avons découvert, en 1840 , dans des fouilles dont la Commission des beaux-arts de Vienne nous avait confie la direction , et qui ont été' exe'cuiées sur l'emplacement de Tancien cimetière de Téglise St-Sevère. Il était parmi beaucoup de débris, de briques, de poteries en terre, de cendres et de charbons.
170* Dauphins en bronze.
Ce sont des fragments d'un grand bas-relief qui ornait un édifice construit avec tout le luxe de rarchiteclure.
L'un de ces dauphins est presque entier , car il lui manque seulement une petite partie au-dessus de l'extrémité de la queue. Il avait en longueur environ 1 mètre 1/^. La hauteur de la tête est de 52 centimètres. L'on ne possède que la tête du second , qui était , à peu de chose près , de la même dimension que le premier, et les queues de deux anires plus petits.
Le travail de la réparation des soniflures est remarquable dans ces beaux morceaux. Une grande partie de la surface offre une multitude de petites pièces de métal très-4Binces , taillées en polygones irréguliers , et ajustées avec une trèsgrande habileté.
On les a découverts, en 1840, dans le lit du Rhdne , en préparant le terrain pour asseoir les fondations du nouveau quai. Ils gisaient à 1 mètre 1/2 au-dessous des basses eaux , sous un grand nombre de blocs de pierre. Ceux-ci offraient , la plupart , des portions de corniches dont tous les membres étaient richement ornés , et plusieurs , k en juger par l'inclinaison de leur coupe et de leurs ornements, avaient certaineipent appartenu au rampes d'un
fronton. L'ordre dans lequel ils se Irouvaient ranges , savoir presque bout à bout , a fait supposer avec raison qu'ils étaient tombés simultanément , et en masse , dans le lit du Rhône , par le renversement accidentel de l'e'difice dont ils faisaient partie , e'difice qui devait être construit sur le bord du fleuve. Il est fort vraisemblable que ce monument avait un fronton orne d'un grand bas-relief en bronze. Les dauphins dont il est ici question n'en sont que des fragments , et formaient seulement des accessoires du sujet repre'sente'. Celui-ci , tout porte à le croire , oflrait Neptune avec ses aU tributs et ses compagnons ordinaires , savoir : son trident , des tritons , des dauphins 9 peut-être des chevaux marins , et le monument était consacré à ce dieu des eaux. La situation de rédifice sur le bord du Rhône appuje fortement cette dernière conjecture.
Ce n'est qu'avec beaucoup de peine que l'on a pu retirer ces fragments du lieu oh ils étaient enfouis , et des obstacles presque insurmontables n'ont point permis de rechercher ceux qui existent encore. Une fouille a été tentée sans succès. C^est aux soins et an zèle de M. Berthier 9 ingénieur des ponts et chaussées , que nous devons l'extraction et la conservation de ces bronzes.
170 bis. Ferrures antiques.
Plus on moins altérées par la rouille, elles se composent de différentes parties de fermetures de portes , de clefs , de serrures , de happes , de clous , etc.. Elles ont été trouvées dans les ruines de différentes maisons romaines 9 parmi les oendries , les charbons 9 les briques 9 les tuiles brisées , et autres décomères. Toutes les fouilles exécutées à Vienne en ont produit une grande quantité.
171 • Masque, ou larve colossal , en pierre teuike,
Xjes sortes (Pomements des tombeaux sont, sans coBtreifity nne imitation des masques scënlques. CeuX'-ci ont dû en donner ridée. L'expression exage'rée qui les caractérise, et qui résulte de leurs proportions colossales , de leurs bouches béantes ^ de leurs grands jeux toujours ouverts , dut paraître propre 11 Imposer le respect et la crainte aux hommes, impies tentés de troubler la cendre des morts , et à représenter ces lances redoutables que Ton supposait habiter parmi les sépulcres , et se plaire à inspirer la terreur aux vivants. Le masque placé sous ce n<^ Joint cependant k un caractère sévère des accessoires qui font naître des pensées riantes. Une guirlande composée de pampres et de lierre, avec leurs fruits, s*étend au-dessus du Ii'ont , et descend des deux côtés de la face. Derrière on aperçoit les spirales d'une chevelure frisée, cachées sous une draperie qui enveloppait la tête, et dont il n'existe plus qu^une partie à gauche et à droite. Un bandeau ceint le front , et ses extrémités retombent sur le devant de chaque côté« Ce masque , pose sur un socle dont la face de devant est entourée d'une moulure , comme pour recevoir une inscription , ornait vraisemblablement , avec un jiutre , rentrée d'un sépulcre.
171 bîs. Main gauche d'une statue colossale en marbre^ tenant rextrémité d'une corne d'abondance.
Ce beau fragment est une main dç fenmie^ peut-être oelle d'une' impératrice consacrée. £ile a u ^anneau au doigt annulaùre. Deux doigts manquent.
172, Piédestal en pierre de choin, avec rinscription suivante :