I . • VALER • GRISPInVS
SEX . CALVlSI . . . C , , • . IVS
AlklICI
Traduction, u A Caîus Passerias , fUs de Pablius ^ de te « tribu Yoltlnia , surnommé TAfricam , tribun, des. soldats «c de la ^« légion , quartusvir , flamine du dieu Auguste et <c de sa maison divine , flamine de Germanicus César , pré* M fet des ouvriers pour la troisième fois.
« Marcus Valerîus Rufus,
a Publius Hncius Pacatus ,
« Lucius Tincius Tertius ,
« L . . . tariu^ . • ^ • ufns
(c Sextus Yalerius Venator ,
« I . Valerius Crispinus,
« Sextus Calvisius C . . . . ius^ c< Ses amis, n
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Xa reconnaissance des peojdes éleva sonvent des statues «ax héros , leurs bienfaiteurs. Les villes rendirent le même hommage à leurs fondateurs, et aux grands hommes qui les Illustrèrent par leur génie. Mais souvent la puissance et la tyrannie usurpèrent un honneur qui n'est dû qu'au mérite «t aux services publics. Parmi les hommages désintéressés ^ue les anciens jugeaient les plus estimables étaient ceux qu« décernait Tamitié. On connaît le brillant éloge que fait Plinele-jeime deL. TillniusCapito pour avoir demandé àPempereur Trajan la permission d'élever dans le forum une statue à L. Silanus, son ami. c< Il n'y a pas moins de gloire , dît-il , à « rendre un pareil honneur qu'à le recevoir. » {Lib, 1. epist. 17). C'est sous l'inspira tion des mêmes sentiments que les amis de C. Passerius , surnommé Africain , Tun des citoyens les plus distingués de Vienne , lui élevèrent une statue dans le forum de cette ville. La pierre dont il s'agit ici en formait le piédestal.
Transportée depuis dans la campagne de Charavelle , an nord de Vienne , elle avait été creusée , et servait d^auge. Elle a été donnée au musée par M. Teste-du-Balller, notaire. M. Cochard a déjà publié l'inscription dans ses Additions è Ghorier, et dans les Arch. histor^ du département du Bhâne^ t. 3, p. 309.
173. Deux fragments de corniches, de très-petite proportion^ enmarbre*
L'une a ses modillons selon la forme ordinaire ; ceux de l'autre sont en forme de consoles. La première a clé trouvée au levant de la Halle-Neuve.
174 • Petit piédestal en marbre, avec Bas-reliefs^ sur trois faces.
Toutes les moulures en sont richement ornées. Dans ièmême bloc- sont talliës la plinthe et le premier tore de la base d'une colonne qui s'éieyait au-dessus. Le tore est luimême couvert d'ornements. La hauteur totale est de 43 œortimètres, sur une égaie lai^un.
Quoique ce mtnrceau précieux porte les marques de Factiou^ du temps , qui a comme limé et usé toutes les parties saillan^ tes, on y distingue facilement les sujets représentés sur les faces sculptées^ Surcelle de devant,^ deux génies ailés paraissent occupés d'un sacrifice. Celui qui est à gauche ya faire une libation avec unepatère qu'il éièye au^essus d'un autel;. Celui de droite tient un bouc parles pattes de devant. Un vase à deux anses relevées , placé au pied d'un arbre , occupe lemilieu. — La face en retour à droite présente une femmev •u un enfant assis sous un arbre, ayant devant lui une chèvre ^ Au-delà s'élève une chaumière. — Sur la face opposée^ Léda^ dépouillée de ses vêtements, et couchée sur une élégante draperie , au pjed d^in rocher ombragé par un peuplier dltaliç ,. leçoit les caresses du cygne sous la forme duquel Jupiter la séduit. A droite y Cupidon décoche un trait sur le couple amoureux.
Ce piédestal portait probablement une colonne ornée de bas-reliefs comme le n^ 31 . Il était sans doute adossé à nm mur, car la quatrième face est toute brute. On l'a pris pour un autel ^ mais nous croyons que l'on s'est trompé.
Il a été trouvé dans le jardin supérieur de l'hospice de lit Ch«rité , près^ de l'an^hUhéàtre..