‹ Description du Musʹee de Vienne (Isère) prʹecʹedʹee de recherches historiques sur le Temple dÁuguste et de LivieChapitre 107 sur 128 · Pierre tiimiilaire · texte numérisé non relu

Pierre tiimiilaire

HAG lACET IN TVBA . TESAVRI MAGNA COLVMNA . NOMINE GIRARDVS . PAT VRBIS ET llVIVS ALYNVS . NOMINÏS HEG FAMA . MONSTRATVR GLA VANA . NIL LAPIDES GLARI . SIBI PSVNT SPLENdOR ET AVRI SPLENDOR ET ARGENTI . NIL pdEST SVMA TALENTI . Ad CINERIS PRIMA . QVIA SOLVITVR ISTE FIGVrT CONSILIIS PLENIS . QA SVBVENIEBAT EGENIS . D IN dNÎ MANÏBVS . REQVIESCAT SpT EIVS . M L

PRldîE mvs IVLl OBIIT

(c Dans ce iombeaiî gît uii moiiiimeiit d'iiue haute fora tune. Son nom csi Girard. Il fut le père et le nourrisson (( de celte villa. La cëie'brite' de ce nom nous apprend com- (( bien la gloire est vaine. Ni la beauté des pierres précieuses, (( ni l'ëclat de l'or, ni celui de l'argent, ni l'amas des tre'sors i( ne servent de rien. Girard , forme de poussière , est rede- (( venu poussière. Mais , e'coutant la voix de la sagesse , il (( secourait les malheureux. Que son âme repose dans les c( mains du Seigneur. Il est mort la veille des ides de juillet « de l'an du Seigneur 1050.

Celte inscriplion en vers léonins a de'jà e'te' publiée par Chorier (Rec/i. sur les yintîq. de Fienne ^ liv. 3, ch. 16).

Nous observerons , quant aux mots tesauri ou thesaurî magna columna , qu'il ne nous a pas paru possible de les traduire raisonnablement , si ce n'est par : monument , c'est-à-dire exemple cViine haule fortune, — Quant à la date 5 l'on voit en dehors de i'avant-dernière ligne, à gauche , un grand I> , et à droite un grand M. A celte dernière lettre Chorier ajoute un L , qui a disparu sur la pierre par l'effet d'une cassure. Nous supposons, non sans vraisemblance selon nous, que ces trois kttres sont pour Donùni niillesimo qinnquagesimo ^ en sous-entendant anno. Il paraîi que c'èiait aussi l'opinion de Chorier.

Il est bien évident , comme le pense le même e'crivain , (}ue cette èpitaphe ne peut pas convenir à un abbe'. Elle est plus vraisemblablement celle d'un comte de Vienne , conformément à l'opinion de Duchesne.

Dans cette inscription les G n'ont point la forme demicircuiairc , mais sont composes de trois lignes droites. Quelques D et un H se rapprochent de ceux du XÎIÎ^ siècle.

La pierfe était place'e anciennement dans le porche de ré{jlisc de l'abbaye de St-Pierrc , d'où elle a ëtë transportée au musée en 1823.

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