Pierre obituaire
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in praessione et resivr . miss . eelebrmiub . in Vie beati .
Cette pierre était placée dans une chapelle qui existait à main gauche , en sortant de l'église de St-Maurice par la porte latérale., au midi -, chapelle qui a été démolie en 1827.
Les trois premières lignes de finscription , qui est fruste.
et une paiiie de Ja quatrième , se lisent aisément 5 et renferment un sens complet. En voici la traihiction :
(c L'an du Seigneur mil quatre cent quarante , et le jour « de St-Micliel, est mort monsieur Etienne Avril, quaterc( nier de cette e'glise , lequel 5 pour le saint de son âme , a ce fait construire et a dote cette ciiapelle consacrée à St- (i Claude , » etc. .
L'on voit que dans le reste il est question de l'archevêque Geoffroi Vassali, qui siégeait, en effet, dans ce temps-là, et de diverses fondations , soit en faveur des pauvres , dans le cimetière desquels était la ciiapelie dont il s'agit , soit en faveur d'autres personnes.
Cette cliapcile est, sans doute, la même que celle dont parle Chorier dans ses Rech. sur les Antiq. de Vienne , à la lin du ch. 5 du liv. 111 , et qui, située dans le cimetière des pauvres, était, selon lui , sous l'invocation de St-Jean.
Les quaterniers étaient quatre prêtres, du nombre des collégiés de i'égîise cathédrale de Vienne , qui portaient aussi îe nom de grands chapelains, majores capellanî ^ et qui faisaient partie du grand chœur. Ils avaient aussi d'autres prérogatives , comme celle d'être appelés au chapitre lorsqu'il s'agissait de faire des règlements relatifs à la discipline (le réglise.
308 r Fragments d'une comiclie du XIF siècle .
De forme aplatie, ils sont ornés de paîmettes, de plantes et de fleurs de divers genres. Le bord supérieur présente des denticul.es peu saillants , et la parîie inférieure , des ■oves. Ces pierres faisaient partie de fa corniche des cloîtres de l'église cathédrale de St-Maurice=
Marbre portant rinseriptioii suivante :
In veterem . viennens . agonem .
Htc ubi Cmcvs eram Phoebo sacer, aemvla Circe
INSEVÏT PATR10 CVLTA VIRETA SOLO QUTQ . PRIVS FVERAM PENTATHLl CLAR' ARENLS ,
NVNG ME PRAECIPÏTEM GYMNIC' EGIT AGON . HAVD PASSA EREPTVM CïRGE GENITORIS HONOREM ,
VVLT CiRGVM HIC HORTOS ESSE THEATRA NEM' SIC QVAE PRIMA DEDIT CiRCOS PhOEBO EDITA CiRCE :
PRO CiRCO XlSTVM REDDIT ALVMNA PATRï . YIH . CLARÏSS . D . MELCH . DE FÏLLÏON FECIT ET PONI CVRAVIT.
« Sur un lieu de Vienne , destine' autrefois aux jeux de c( la lutte. »
f( J'e'tais un cirque dëdië au soleil ; Circë rivalisant avec (( son père , dans ce lieu qui lui e'tait consacre' fit naître (( la verdure et les fruits ; et moi , que la poussière des « lutteurs rendit ce'lèbre , une lutte me renversa. Circè , (( ne'anmoins, ne voulut point voir son père prive de ses (( honneurs 5 elle transforma mon arène en jardins, et sur (( mes gradins fit croître une forêt. Ainsi la fille du soleil , « Circé, qui, la première, consacra les cirques au soleil, c( au lieu d'un cirque rendit à son père un parterre ëmaillë c( de fleurs.
« M. Melchior deFillon, homme distingué, a compose (( et fait poser cette inscription. »
Cette pierre était placée au-dessus de la porte du jardin établi sur l'arène de l'ancien amphithéâtre de Vienne , jardin qui appartenait à l'auteur de l'inscription , M. de Fillon . procureur-gënëral au parlement de Grenoble,
Chorier rapporte l'inscription (Rech, sur les Jnliq, de
Vienne^ liv. V, ch. 1 et relève l'erreur qui faisait un cirque (le notre amphithéâtre.