‹ Description du Musʹee de Vienne (Isère) prʹecʹedʹee de recherches historiques sur le Temple dÁuguste et de LivieChapitre 52 sur 128 · Architrave en marbre blanc · texte numérisé non relu

Architrave en marbre blanc

Hauteur : 60 centimètres. Elle est taille'e sur deux faces, et a trois bandes séparées par des baguettes.

Les trois morceaux numérotés 146 , 147 et 148, quoique placés ici les uns au-dessus des autres, ne paraissent poiut avoir appartenu au même monument.

148 bis. Copie en plaire du soffite de Farchitrave précédente.

L'ornoment en est forî riclie. Le dessin de la bordure fait naîlre les mêmes observations que celui des n"^ 140 et 141 .

149. Inscription fruste sur pierre de clioin ^ et relative à mie donation d'eaux nouvelles à la colonie de Vienne.

On sait la bauîc imporlance que l'usage fre'quent des bains donnait 5 chez les Romains , à l'abondance des eaux dans les lieux qu'ils habitaient. On n'ignore pas non plus les prodigieux (ravaux qu'ils exe'culcrent pour se les procurer parfont où ils e'iablirent leur domination, et en parliculicr ceux qu'ils ont laisse's dans Vienne. Deux citoyens , revêtus d'e'minentes fonctions municipales , et aussi distingues par leur rang que par leur forlune, crurent ne pouvoir mieux marquer les sentiments de reconnaissance ou de bienveillance qui les animaient envers cette colonie qu'en ajoutant le don de nouvelles eaux h celles dont elle jouissait de'jà pour ses besoins publics et prives. Soit qu'ils possédassent les sources d'où provenaient ces eaux nouvelles , soit que, pour accomplir leur dessein , ils les eussent achetées, ainsi que le terrain ne'cessaire pour les conduire à leur destination , ils joignirent à ce don la concession du passage des mêmes eaux sur leurs propres fonds et , afin de perpétuer la mémoire du service signalé qu'ils avaient rendu , ils laissèrent chacun par testament un capilal affecté à l'entretien des inscriptions qui faisaient menlion de leur libéralité.

C'est ce que nous apprennent les fragments que nous allons transcrire , et que nous réunissons ici parce qu'ils se complètent et s'expliquent les uns par les autres. Ce sont ceux qui se trouvent placés sous les n°5 12, 135 , 149 et

223. Nous y joignons, par les mêmes moîifs\ un auire fragment trouve' anciennement à Vienne, et rapporté par Spon (dans ses Miscellan. erud, antiq. , p. 35).

Il paraît que l'inscription qui rappelait le bienfait dont il s'agit se trouvait répétée sur plusieurs pierres , et que celles-ci avaient été placées sur différents points de la ville , vraisemblablement sur ceux où aboutissaient les aquéducs par lesquels étaient conduites les nouvelles eaux données.

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