‹ Description du Musʹee de Vienne (Isère) prʹecʹedʹee de recherches historiques sur le Temple dÁuguste et de LivieChapitre 62 sur 128 · Daiipliins en bronze · texte numérisé non relu

Daiipliins en bronze

Ce sont des fragments d'un grand bas-relief qui ornait un e'difice construit avec tout le luxe de l'architecture.

L'un de ces dauphins est presque entier , car il lui manque seulement une petite partie au-dessus de l'extrémité' do la queue. Il avait en longueur environ 1 mètre 1/2. La hauteur de la tête est de 52 centimètres. L'on ne possède que la tète du second, qui était, à peu de chose près, de la même dimension que le premier , et les queues de deux autres plus petits.

Le travail de la re'paration des souillures est remarquable dans ces beaux morceaux. Une grande partie de la surface offre une multitude de petites pièces de métal très-minces , taillées en polygones irréguliers , et ajustées avec une trèsgrande habileté.

On les a découverts, en 1840, dans le lit du Rhône, en préparant le terrain pour asseoir les fondations du nouveau quai. Ils gisaient à 1 mètre 1/2 au-dessous des basses eaux , sous un grand nombre de blocs de pierre. Ceux-ci offraient , la plupart , des portions de corniches dont tous les membres étaient richement ornés , et plusieurs , à en juger par l'inclinaison de leur coupe et de leurs ornements, avaient certainement appartenu aux rampes d'un

fronton. L'ordre dans lequel ils se trouvaient ranges ^ savoir presque bout à bout, a fait supposer avec raison qu'ils étaient tombe's simultanément, et en masse , dans le lit du Rhône , par le renversement accidentel de l'édifice dont ils faisaient partie , édifice qui devait être construit sur le bord du fleuve. Il est fort vraisemblable que ce monument avait un fronton orne d'un grand bas-relief en bronze. Les dauphins dont il est ici question n'en sont que des fragments , et formaient seulement des accessoires du sujet représente'. Celui-ci , tout porte à le croire , offrait Neptune avec ses attributs et ses compagnons ordinaires , savoir : son trident , des tritons , des dauphins , peut-être des chevaux marins, et le monmîïent était consacre à ce dieu des eaux. La situation de rëdifice sur le bord du Rhône appuyé fortement cette dernière conjecture.

Ce n'est qu'avec beaucoup de peine que l'on a pu retirer ces fragments du lieu oîi ils étaient enfouis , et des obstacles presque insurmontables n'ont point permis de rechercher ceux qui existent encore. Une fouille a ëtë tenîëe sans succès. C'est aux soins et au zèle de M. Berthier , ingénieur des ponts et chaussées , que nous devons l'extraction et la conservation de ces bronzes.

170 bis. Ferrures antiques.

Plus oîi moins altëre'es par la rouille, elles se composent de différentes parties de fermetures de portes , de clefs , de serrures , de happes , de clous, etc.. Elles ont ëtë trouvëes dans les ruines de différentes maisons romaines , par.ni les cendres , les charbons , les briques , les tuiles brisëes , et autres décombres. Toutes les fouilles exécutées à Vienne en ont produit une grande quantité.

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