‹ Description du Musʹee de Vienne (Isère) prʹecʹedʹee de recherches historiques sur le Temple dÁuguste et de LivieChapitre 63 sur 128 · Masque^ ou larve colossal en pierra tendre · texte numérisé non relu

Masque^ ou larve colossal en pierra tendre

Ces sortes d'ornements des tombeaux sont, sans conti^dit, une imitation des masques scc'niques. Ceux-ci ont dû en donner l'idée. L'expression exagérée qui les cai'acterise , et qui re'sulte de leurs proportions colossales, de leurs bouches béantes , de leurs grands yeux toujours ouverts , dut paraître propre à imposer le respect et la crainte aux hommes impies ten[ës de troubler la cendre des morts , et à représenter ces Jarves redoutables que l'on supposait habiter parmi les sépulcres , et se plaire à inspirer la terreur aux vivants. Le masque place sous ce n° joint cependant à un caractère se'vère des accessoires qui font naître des pensées riantes. Une guirlande composée de pampres et de lierre, avec leurs fruits, s'étend au-dessus du front , et descend des deux côtés de la face. Derrière on aperçoit les spirales d'une chevelure frisée, cachées sous une draperie qui enveloppait la tète , et doiit il n'existe plus qu'une partie à gauche et à droite. Un bandeau ceint le front, et ses extrémités retombent sur le devant de chaque coté. Ce masque , posé sur un socle dont la face de devant est entourée d'une moulure , comme pour recevoir une inscription , ornait vraisemblablement, avec un autre, l'entrée d'un sépulcre.

171 f^is. Main gauche d'une statue colossale en marbre «j tenant Textrémité d'une corne d'abondance.

Ce beau fragment est une main de femme, peut-être celle d'une impératrice consacrée. Elle a un anneau au doigt annulaire. Deux doigts manquent.

172. Piédestal en pierre de choin rj avec l'inscription suivante :

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