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VOL . ÂFRO TRIB . MILIT . LEG . XXII fin VIRO . FLAM DIVl . AVGVST DD 1 FLAM . GERM . CMS
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M . VALEPJVS . RVFVS P . TINCIVS . PACATVS L . TINCIVS . TERTIVS L . . . TARIVS .... VFVS SEX YÂLER . VENATOR ï . . VALER . GRïSPInVS SEX , calyIsî . , , g . , . . IVS AMÎCI
Traduction, a A Caïus Passerius, fils de Publius ^ de la t< tribu Voltinia , surnommé TAfricain , tribun des soldats ■X de la légion, quartusvir , iîamine du dieu Auguste et « de sa maison divine ^ flamliie de Germanicus César , pré- *c fet des ouvriers pour la troisième fois.
« Marcus Valerius Rufus ,
« Publius Tincius Pacatus ,
<c Lucius Tincius Tertius 5
« L , . . tarius .... ufus
«c Sextus Valerius Venator ,
« I . Valerius Crispinus,
« Sextus Calvisius C . . . . iusj «< Ses amis, n
La reconnaissance des peuples éleva souvent des statues ^ux héros , leurs bienfaiteurs. Les villes rendirent le même hommage à leurs fondateurs, et aux grands hommes qui les Illustrèrent par leur génie. Mais souvent la puissance et la tyrannie usurpèrent un honneur qui n'est dû qu'au mérite €t aux services publics. Parmi les hommages désintéressés que les anciens jugeaient les plus estimables étaient ceux que décernait l'amilié. On connaît le brillant éloge que fait Plinele-jeune deL. TiliniusCapito pour avoir demandé àTempereur Trajan la permission d'élever dans le forum une statue à L. Silanus, son ami. «Il n'y a pas moins de gloire, dit-il, à « rendre un pareil honneur qu'à le recevoir. )) (Lib. 1. episi. 17 ). C'est sous l'inspiration des mêmes sentiments que les amis de C. Passerius , surnommé Africain , l'un des citoyens las plus distingués de Vienne , lui élevèrent une statue dans le forum de cette ville* La pierre dont il s'agit ici en formait le piédestal.
Transportée depuis dans la campagne de Charavelle , au nord de Vienne , elle avait été creusée, et servait d'auge. Elle a été donnée au musée parM. Teste-du-Bailler, notaire. M. Cochard a déjà publié l'inscription dans ses Additions à Chorier, et dans les Arch. Instar, du département du
Rhône ^ t. 3, p. 309.
Deux fragments de corniches.^ de très-pe tite proportion en marbre.
L'une a ses modi lions selon la forme ordinaire ; ceux de Tautre sont en forme de consoles. La première a été trouvée au levant de la Halle-Neuve,
174 • Petit piédestal en marbre, avec bas-reliefs sur trois faces.
Toutes les moulures en sont richement ornées. Dans le même bloc sont tailles la plinthe et le premier tore de la base d'une colonne qui s'élevait au-dessus. Le tore est luimême couvert d'ornements. La hauteur totale est de 43 cenlimètres , sur une e'gale largeur.
Quoique ce morceau précieux porte les marques de l'aclion du temps, qui a comme limé et use toutes les parties saillantes, on y distingue facilement les sujets repre'sente's sur les faces sculptées. Sur celle de devant, deux génies ailés paraissent occupés d'un sacrifice. Celui qui est à gauche va faire une libation avec une patère qu'il élève au-dessus d'un autel. Celui de droite tient un bouc par les pattes de devant. Un vase à deux anses relevées , placé au pied d'un arbre , occupe le milieu. — La face en retour à droite présente une femme ^ ou un enfant assis sous un arbre, ayant devant lui une chèvre . Au-delà s'élève une chaumière. — Sur la face opposée. Lé !a, dépouillée de ses vêtements , et couchée sur une élégante draperie , au pied d'un rocher ombragé par un peuplier d'Italie , reçoit les caresses du cygne sous la forme duquel Jupiter la séduit. A droite, Cupidon décoche un trait sur le couple amoureux.
Ce piédestal portait probablement une colonne ornée de bas-reliefs comme le n^ 31. Il était sans doute adossé à un mur, car îa quatrième face est toute brute. On l'a pris pour un autel -, mais nous croyons que l'on s'est trompé.
Il a été trouvé dans le jardin supérieur de l'hospice de la Chanté , près de l'amphithéâtre.