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dIvI . avgystI dIvI . avg . pron
pronepoïi germanico
germanico pontifïci . q
PONTIFICl . Q
Caio Cœsar'i ^ Gernmnici filio ^ Tiberii Aiigusti nepoti ^ d'iui Auqusti pronepoti . Gennanico ^ poiitifici . qiiœstori,
(c A Caïus Cësar , fils de Gemianiciis , pelit-fils de Tibère (f Auguste, arrière-pelit-fils du dieu Auguste , Germanicus, (c pontife , questeur. )>
Nous nous sommes permis , dans les deux copies pre'cëdentes de cette inscription , d'écrire entières les lettres frustes , et de suppléer au pelit nombre de celles qui manquent, parce qu'elles ne peuvent être ici , les unes ni les autres , le sujet d'aucun doute. Les plus grandes lettres ont 9 centimètres 5 et les plus petiles 7.
Ces deux pierres décoraient vraisemblablement chacune une face d'un piédestal surmonSe' d'une statue. Le personnage en riionneur de qui fut élevé le monument est cet empereur Caïus , dont la démence cruelle n'étonne pas moins que la longanimité du peuple romain à la supporter. Plus connu par le surnom de Caligula , qu'il reçut dans les camps oii il fut porté par sa mère , à la suite du vertueux Germanicus , il était le dernier lils de celui-ci. La qualité de petit-iils de Tibère lui venait de l'adoption de son père par ce prince. Quant à celle d'arrIère-petit-fils d'Auguste , il la devait à la même adoption , et à celle qu'Auguste avait faite de Tibère. îl la tenait également de la naissance , puisque Agrippine , sa mère , était petite-fille d'Auguste , étant née de Julie , fille de celui-ci , et de Yipsanius Agrippa.
Le titre de pontife , donné h Caïus dans cette inscription, et l'absence de ceux d'empereur et d'Auguste , peuvent servir à déterminer l'époque où le monument fut érigé. Caïus reçut le pontifscat l'an 31 de notre ère, il succéda à Tibère l'an 37. Ainsi c'est dans l'intervalle de l'une à l'autre de ces deux années que cette époque doit être fixée.
Quand Tibère conféra le pontificat à Caligula , il le désigna 5 par cela même , pour son héritier. Les cœurs , comprimés jusques alors par la plus sombre et la plus dure tyrannie 5 s'ouvrirent avec empressement à la joie et à l'espérance. On put croire que le fils de Germanicus ferait au moins briller, pendant son règne , quelques reflets des vertus de son père. Les Viennois , partageant les mêmes sentiments que tout l'empire , voulurent gagner par des honneurs la bienveillance de celui qui était appelé à disposer souverainement du sort des peuples. Comme Germanicus , son père 5 Caïus reçut la questure avec le pontificat. Elle avait été aussi donnée à Néron, son frère. (Gruter, CCXXXVÎ , 2; CCXXXVII , 3). — Ces deux pierres ont été retirées , en 1823 ou 24, des fondations du palais archiépiscopal.
Il 15
Fragment d'un bas-relief en pierre tendre.
Ou y voit la pjirlie d'une figure d'homme , depuis îa ceinture jusqu'à rëpauîe. Elle a pour seul vêtement une cîiîaniyde attachée sur l'épaule droite, et qui, tombant par derrière, laisse nus tout le bras droit et tout le devant du corps, excepte la poitrine. Elle tient des deux mains, devant elle, un long bâton , ou une bastc sur laquelle eî!e paraît s'appuyer. A gauche on observe un reste de l'encadrement, orné de rais-de-cœur,
21^. Pefit autel des Mères augustes ^ en pierre tendre.
L'analogie du bas-relief qui décore la face de devant de ce joli autel avec celui du musée de Lyoo , représentant les Mères augustes, a fait juger qu'il était consacré aux mêmes divinités, quoique le fait ne soit indiqué par aucune inscription. Trois figures de femme y sont sculptées. Celle du milieu est assise , et porte sur ses genoux une corbeille pleine de fruits. Une longue tunique forme son vêtement. Les deux autres , qui sont debout , relèvent d'une main les plis du grand manteau qui les enveloppe, et laisse apercevoir en dessous leurs tuniques. De Tautre main elles écartent la partie supérieure du même vêtement, dont elles ont la tête couverte.
Cet autel a 74 centimètres de hauteur. Il a été vu longtemps au-dessus de la porie d'une petite tour qui s'élève sur des ruines romaines , au sud-est du mont Sle-Blandine. Il a été donné en 1827, sur l'invitation de M. Mermet aîné, par .^L Philibert Blanc.
217. Téte de femme en bas-reliefs exécutée sur pierre tendre.
Ce morceau, très-de'Ie'riore' par le temps , a été de'couvert au nord de ranciea couvent de St-Antoine.