REPRÉSENTANT DES DIVINITÉS GRECQUES OU ROMAINES
103. Le culte de Jupiter était, comme je l’ai dit, en grand honneur dans TAquitaine. Voici un autre monument de ce culte. La statue, indiquée sous ce numéro, est en pierre,et a été découverte à Auch , il y a peu d’années, et presque sous mes yeux, dans cette portion de l’antique Climbcrris , qui s’étendait sur la rive droite du Gers. C’est là que, chaque jour, on retrouve dans les jardins et dans les champs, et quelquefois presqu'à la surface du sol , des statues, des hustes , des inscriptions , des autels, de nombreuses médailles et des monumens de tout genre, en or, en hronze, en marlyc et en terre cuite, et des mosaïques que l’on abandonne à la destruction.
Cette statue de Jupiter donnerait , par ses formes , une assez mauvaise idée du talent des sculpteurs Aquitains sous la domination Romaine , si un grand nombre d’autres monumens ne démontraient que les arts dépendans du dessin furent cultivés avec beaucoup de succès dans la Novempopulanie. Le Dieu est assis. La foudre est dans sa main gauche. La droite, qui tenait sans doute la haste pure , ne subsiste plus. Un aigle est à la gauche du siège. Un bas-relief qui faisait partie du socle, ou du stylobatc sur lequel reposait autrefois la statue, représente Ganymédc; c’est ainsi qu’on le voit souvent sur les pierres gravées, nourrissant de nectar et d’ambroisie l’aigle de Jupiter '.
104. Petite statue du même Qicu. Quoique le bras droit ait été mutilé , on s’aperçoit qu’il était élevé ; peut-é;trc tenait-il la foudre. On assure que ce monument provient de la petite ville de Caraman, située en Languedoc , à environ cinq lieues de Toulouse. Mais l’antiquité de ce bronze est suspecte.
On a déjà indiqué un autel provenant de l’ancienne ville de C alagorris des Convenæ. La grandeur des découvertes qui ont eu lieu sur ce point, impose l’obligation de donner quelques détails sur cette ancienne ville.
1 Hauteur de la statue assise et du bas-relief, 1,17 c. •
L’un des plus célèbres Pères de l’église , saint Hiéronyme , dans un ouvrage contre l’hérésiarque Vigilantius , nous ap-
5 «rend que ce dernier avait reçu le jour à Calagitrris ou Caagorris des Convenœ.
Uftinèraire à’Antonin place sur la route ab Aquis Tarbellicis Tolosam , une station nommée Calagorgim, Selon l’indication de ritincraire, on doit la retrouver à vingt-sis milles ( M. P. XXVI.) de Lugdunum Convenarum ou de Saint- Bertrand; et cette distance portée du centre des ruines, ou des substructions de monumens, dans la ville basse , au centre des indications d’édifices , à Martres , dans le quartier de Chijragan, conduit sur le point exact où l’on a fait l’une des découvertes les plus remarquables dont l’archéologie méridionale ait pu s’honorer.
Je n’igiiore pas que Danville * , prévenu de l’idée qu’il ne fallait compter que des lieues gauloises dans toute la Novempopulanie, a cru pouvoir fixer la position de Calagorris à Cazères. Mais outre que la distance serait trop grande en lieues gauloises, jl faut remarquer que si on comptait des lieues sur la voie ab Aquis TarbeUicis Tolosam, on introduirait dans cette portion de la géographie de la Gaule un tel désordre , qu’il faudrait déplacer toutes les villes , toutes les stations connues. En effet, siaux propres termes qui indi<]uent des milles dans r/tmcVai/'c, on substituait des lieues gauloises , on aurait pour la distance entre Lugdunum et Tolosa , y a de ces lieues ou 81,648 toises, tandis que la véritable distance n’est que d’environ 54,ooo, ce qui fait presqu’cxactement les ya milles romains, maniféstement indiques par l’Itinéraire. Si à cette preuve numérique oh veut en ajouter imc autre , que l’on suppose, so\l A quœ Siccœ, en conservant le texte de l’Itinéraire , soit Vemosolem, èn opérant une correction dans ce texte , à seize lieues gauloises de Calagorris ; en comptant ensuite vingt-six lieues de ce point à Lugdunum , il en résultera 4a lieues entre la première et la dernière position , cc qui fournira 47,6a8 toises, et ainsi la ville de Lugdunum sera rejetée à i6,8y6 toises au delà des champs que ses ruines occupent encore, c’est-à-dire , entre les Aquœ Convenarum et Oppidum Novum.
I Notice de la Gaule, au mot Calagorris.
C’est à Ghiragan, au point exact où vient se terminer l’espace indique entre LMgdunum et C alaiçorris , au milieu de murs élevés et de ruines entassées, que l’on découvrit en i634 plusieurs monumens très-remarquables, que M. de Berlier, évêque de Rieux, fit placer dans les murs de l’orangerie de son palais. Ces objets furent décrits par Lebret * et vus depuis
g ir M. Lancelot , membre de l’Académie des Inscriptions *.
epuis ces découvertes on a retiré de ce sol beaucoup d’autres marbres précieux : et j’ai pu recueillir à Âuch deux belles têtes impériales qui proviennent de Martres et qui sont actuellement dans le Musée. En 1 8 1 4 je priai , mais vainement , l’Administration d’entreprendre des fouilles. Huit ans apr^s , M. le Maire de Martres reçut l’invitation de surveiller les travaux agricoles qui , chaque année , produisaient de nouvelles découvertes. En 1 8 a 6 , la rencontre d’un grand basrelief représentant Sérapis, et de quelques médaillons en marbre , montra toute la richesse archéologique de ce heu. Des fouilles commencées alors et qui ont duré pendant près de trois années, aux frais de la ville de Toulouse, ont produit la découverte d’une immense sérié de beaux monumens. Ce coin de terre, livré depuis long-temps à l’oubli, acquit alors une nouvelle gloire ; et, comme d’autres, nous avons pu dire : «Les ruines avaient couvert le sol. Lcsdescendans de ceux qui avaient
S éri dans les décombres, y plantèrent de la vigne, des mûriers,
es figuiers, des peupliers Un jour on bêche, on enfonce la
pioche plus avant, quelque chose résiste j c’était ime ville A
105. Cette charmante statue de Diane, en marbre grec, porte de longs vêtemens. Un carquois était placé sur son dos : ,«n en voit encore les vestiges ; la tête et les bras n’ont pas été retrouvés. •
Il existe plusieurs figures de Diane ayant aussi une longue tunique , et dans le nombre on en peut citer une qui était conservée àV cnise, et beaucoup d’autres parmi lesquelles il faut distinguer celle qui existe à Paris dans la salle qui porte le nom de cette Déesse. L’attitude de cette dernière , qui a souvent été répétée par les anciens , prouve, ainsi que le dit M. de Clarac ^ ,
1 Lebret, Lettres diverses, \ioel seqq.
a Mémoires des Belles-lettres.
S Dapaty, Lettres sur V Italie.
4 Description du Musée royal des antiques du Louvre, 8g.
que celle slatiic csl rimilalion de quelque original célèbre. Sur un bas-relief choragique de la Salle de la Pallas, ii.“ 3oo, Diane porle une robe longue et un manteau, costume qui, dans les îigure.s moins anciennes peut earaclcriser la Déesse de la nuit *. Dans la Salle de l'Aruspicc, on voit en effet un bas-relief qui représente Diane conduite par trois Amours vers Eudymion endormi , et cette Déesse porte une longue robe qui cache ses pieds. Enfin, dans la salle (T Hercule et Télèphe, la statue de Diane, connue pendant long-temps sous le nom de la Zingarella, a ime longue tunicpie à manches courtes, et, comme dans la figure de notre Musée , des trous aux épaules indiquent qu’elle portait un carquois. Elle fut trouvée à IVlarlrcs en 1 83o. Hauteur o, 6y c.
10G. Celte autre statuette représente Diane ; elle est en marbre comme la précédente ; mais elle ne prouent pas des fouilles faites dans les champs de Calagorris. La Déesse est vêtue de la Xistis ou habitdc chasse: elle court. Sespiedsétaient recouverts par des cothurnes; im chien est placé près d'ellê, un carquois paraissait sur scs épaules, Callima<|ue ’’ nous montre Diane encore dans l’enfance , et adressant ces mots à Jupiter : u Non , mon jRTC, lu ne dois pas armer ta fille, les Cyclopes prendront bientôt le soin de me forger des traits, de me façonner un carquois; mais permets-moi de porter des flambeaux, et de revêtir une tunique qui , pour ne point m’embarrasser h la chasse, ne descendra que jusqu’aux genoux...» Plus loin le poète conduit Diane chez les Cycloj)es oans l’ancienne Méligounis, aujourd’hui Lipari , et clic leur adresse ces mots : <( Cycloj)cs, hàtez- TOus! il me faut un arc, des flèches , un carquois.... Tu parles, ajoute Callimarpie, ils obéissent et tu es armée....» La partie antique de cette jolie statue n’a que o,4o c. de hauteur.
1 07. Cette statue de Minerve, en marbre grec, a beaucoup sout fert. I.a tète qui avait été ajustée autrefois n’a pas été encore retrouvée. L’égide est sur la poitrine de la Déesse ; la pose de cette figure retrace celle de.bcaucoup d’autres statues de Pallas. Le travail est très-bon et fait regretter la perte de ce qui manque. Hauteur o,58 c.
I Ibid. 199.
a EU THN APTE.M1N.
108. Statue à'Isis. Ce petit monument est en bronze j et, selon moi , son antiquité est suspecte : on dit cependant qu’il fut découvert dans le villaj^e à' haut de l'Autel », nom qui pourrait dériver d’im autel élevé à la compagne â^Osiris. Si cette ligure n’est pas une contrefaçon moderne , on peut du moins assurer qu’elle ne provient pas de l'Egypte. Le diadème , les cheveux partagés sur le front, le modius ou boisseau que supporte la tête, et que recouvre par derrière ime draperie, tout indique un temps assez bas, des symboles et un style qui diffèrent entièrement des symboles et de l’ancien style Egyptien. Seulement la partie inférieure de la figure ne dessinant aucune forme humaine, annonce que l’on a voulu donner à ce monument un caractère singulier. Une main, la seule qui soit apparente, tient le jeune H or us , et la Déesse semble l’offrir ainsi aux regards de ses adorateurs.
On connaît l’attachement qu’à une certaine époque, les peuples placés sous • la domination romaine , montrèrent , comme à l’envi, au culte ATtis. On sait que, chaque jour, ce culte comrtiençait par des prières du matin, qu’il se terminait le soir par des prières , et que ceux qui s’y dévouaient , s’assemblaient en grand nombre et dans un costume particulier, au bas des marches du temple d’Isis , et autour du principal autel qui était dans l’avant-cour, poTir assister à ces solennités, dont les rits étaient d’ailleurs prescrits dans les li\Tcs sacrés. Nous avons déjà tu un autel élevé à Isis reine et à his vic~ torieusc. Ce monument, celui que nous venons d’indiquer , en le supposant antique, et deux autres qui existent dans les collections du Musée, et qïie l’on a découverts dans le département de la Haute-Garonne, pourraient montrer que le culte d’/jû fut autrefois en grand honneur dans ces contrées.
1 09. Cette statue est en marbre gris veiné de blanc. La tète était rapportée, et a été retrouvée en 1 829 : elle a été rajustée avec soin , et est en marbre blanc ainsi que le bras et le pied droit, seuls objets ayant appartenu à cette figure et que l’on ait retirés du milieu des ruines. L’ajustement du manteau noué sur la poitrine , et les franges qui ornent les draperies , indiquent une Isis Romaine , et l’on est confirmé dans cette
J Monumem religieux, pl.I, n.® a.
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idée, en observant que la main droite, qui.se projette «n* avant, tient encore la poignée d’un instrument qui, uns doute, était le sistre, que l’on'voit si souvent porté par cette Déesse. La pose forcée de cette main montre le peu de talent du sculpteur. Cependant le travail de ce monument est large et facile ; l’emploi de marbres de différentes couleurs dans la confecdon des statues et des bustes n’est pas une chose très-rare , et nous trouverons d’autres exemples de cette sculpture polychrôme dans la collection du Musée de Toulouse.
Une des cai^s les plus probables de l’universalité du culte d’/jM, est le pouvoir immense qui lui était attribué. Apulée lui dit : <( Les Déités célestes te révèrent ; les puissances infernales te redoutent. O Déesse ! c’est toi qui imprimes le mouvement à notre globe. Tu brilles dans le Soleil, tu règnes sur le monde entier, et tu foules aux pieds le ténébreux Tartare. Les astres obéissent à tes volontés; tu répands l’allégresse
{ larmi les dieux; ta sagesse étemelle règle l'ordre des saisons; es élémens sont sous tes ordres; les vents ne soufflent et les nuages ne s’assemblent qu’à ton gré; les semences ne peuvent germer ni croftre sans toi. »
On a plusieurs exemples de statues grecques ou romaines exécutées. en marbre noir ou gris pour les draperies, comme celle-ci. (( Les draperies noires étaient propres à Isis. Mais ce qui caractérise encore mieux cette Déesse , suivant une remarque de Winkclmann , c’est le nœud qui réunit sur la poitrine les bouts du manteau égyptien à franges , appelé calasiris ; il paraît que ce nœud se nommait calasis. » Hauteur, i'"85''.
HO. Cette statue , en marbre blanc de Luni , représente Isis ; elle a les plus grands rapports pour la pose générale , et aussi pour l’ajustcmenl et la forme des draperies , avec celle du numéro précédent. On n’a pas retrouvé la tète do cette jolie statue. Hauteur, dans son état actuel, o,3a*.
On retrouve sur cette figure le pième costume que dans la
E récédente.' Le manteau est de même noué sur la poitrine.
e petit mantelet qui sert de voile à cette figure est abattu sur les épaules et paratt détaché de 4a robe , comme l’est celui de la statue d’Isis, placée dans la Salle de yfelpomhie , à Paris.
ÎH. Ce fragment d’un torse, dont les Proportions étaient trèsfortes, a sans doute fait partie d’une belle statue représentant
' un Dieu ou un héros. Possesseur de ce monument , un marbrier l’a placé sous la scie , et il n’en a conservé la partie postérieure que parce qu’il ne pouvait en rien retirer.
112. Mercure fut l’un des principaux Dieux des Romains et des Gaulois. Ses images sont très-communes dans le Midi de U France. Cicéron ‘ comptait cinq Mercurei .- le premier , fils de Cœlus et de Vies ; le second , fils de Valens et de Phoronis ; le troisième , fils de Jupiter- et de Maïa , le quatrième , fils du Ciel. Le dernier, dont il ne désigne point les parens , et que les Grecs nommaient Hermès , régna sur les Égyptiens, leur enseigna les lettres et leur donna des lois. Le plus célèbre de tous fut celui qui naquit de Jupiter et de Maia , et on lui attribue généralement la plus grande partie des actions des quatre autres. On représente ordinairement ce Dieu sous la forme d’un jeune homme nu , ou n’ayant qu’un petit manteau sur les épaules. Sa tète est couverte du
' pélase ou bonnet de voyageur ; deux ailes sont attachées à celte coiffure ; d’autres ailes sont quelquefois placées à scs talons : il tient un caducée ; on met une bo‘*rse dans sa main
de Lugdunum Convenarum ont offert plusieurs monumens relatifs au culte rendu à Mercure. Dans le nombre 6n distingue une statuette en bronze, qui est conservée chez M. le Baron d'ydgos et un autel votif élevé par M as cul us , affranchi (Jlngenua ; ce monument est placé dans le cabinet de l’auteur.
113. Cette statuette- de Mercure est en bronze; elle a perdu une partie de ses attributs. Le Dieu ne tient plus ni la bourse , ni le caducée
114. Autre petite stdtue de Mercure , aussi en bronze. Ce monument fut trouvé , il y a quelques années , près du village
gauche.
Les r
f De KalurJ Deor. iij.
3 Cette dernière figure est remarquable en ce que la tête du Dieu est ceinte d'une couronne de laurier.
3 Ou Mège. ilonumens religiei * , j3o,pi iii. a.
de Pujaudnn , non loin des limites des Tolosate* des jiusci. Pujaudran a fourni qu«lques autres monumens, et sur^tout beaucoup de haches en caillou.
115. Mercure est représenté, sous ce numéro, la tête couverte d’un casque. Cet attribut se retrouve sur plusieurs monumens donn^ par Caylus et par quelques autres antiquaires, n porte aussi l’épée.
116. Esculape^ fils à! Apollon et de Coronist Celie^i étant dans le Péloponèse avec son père Phlégias y fut se cacher à Epidanrc , où elle accoucha d’un fils. EUe exposa cetenfanf^ur.une montagne, nommée Myrthion , des myrtes qui y croissaient de toutes parts. Esculape y fut allaité par une chèvre , et pour conserver le souvenir de cette »venture , la montagne prit le nom de Titlhyon ou de la Mamelle. Suivant une autre tradition , avant la naissance à' Esculape y sa mère- s’était laissé séduire par Ischis , fils à'Eletus. Dans un transport de jalousie , Apollon tua Coroms, et Mercure- retira Esculape du bûcher. Quelques anciens disaient que la chèvre qui allaita ce dernier , faisait partie du troupeau du* berger Aresthanas , et que le chien de celui-ci préserva l’enfant des attaques des animaux. Le berger allant chercher la chèvre et le chien , les trouva près du fils A' Apollon y qu’environnait une lumière éclatante. SuK'aut plusieurs écrivains , Autolaüs rencontra Esculape expoié dans les champs Thclpusiens, et lui donna Tri^ne pour nourrice. A Leuctres , on croyait cpx' Esculape était le fruit des amours Al Apollon et A'Arsinoë , fille de I-eucippe. Les Sidoniens reconnaissaient ^po//on pour père Al Esculape f c mais ils ajoutaient qu’il n’avait 'pas eii de mère. Les traditions les moins eu honneur à ce sujet dans l'antiquité sont celles qui annoncent qu’il éttnt fils de Mercure ou Al Arsippus. Confié aux soins du Centaure Chiron , il apprit à connaîtra les vertus des plantes , et l’art de guérir lès maladies. Après sa mort, il reçut les honneurs divins , et il fut adoré comme le Dieu de la Médecine. Sur une médaille d'Antonin , frappée < à Nicée , Esculape a le titre de ou de Salutis Dator: sa fille Hygea ou Hygic , porte trés-sojjvenl une épithète semblable.
La statue placée sous ce numéi'O a été découverte en i8a6, dans les champs de Martres; elle est en marhre
de Luni , et a 68 centimètres de hauteur. La tète avait jadis été ajoutéè et n’a pas été retrouvée. Le travail est très-bon , et la conservation du torse et de la partie inférieure laisse , peu de chose à désirer. Esculape s’appuyait à l’ordinaire sur un bâton noueux. On voit encore ici le serpent qui est l’un des attributs de ce Dieu , sans néanmoins pouvoir servir d’unique indication pour reconnaître ses images , car d’autres divinités avaient le même symbole. Pausania^ * dit en eflFet, en parlant de Trôphonius et A'Hercina , qu’on les prendrait pour Esculape et Hygie , parce que les serpens leur sont communs ainsi qu’à ces derniers. * ^
U7. Cette petite statue , en marbre de Paros , due sans doute au «ciseau d’un artiste grec du plus grand mérite , n'a que 3a centimètres de hauteur ; elle représente Hygie. La tète avait, comme à la statue à' Esculape , été rapportée , et l’on ▼oit, de même encore, le creux pratiqué pour la fixer. Ce monument est d’une beauté parfaite , et il est à désirer que de nouvelles fouilles en fassent retrouver' la partie supérieure qui doit être du travail le plus élégant et le plus correct , si on en juge par le rare talent que le sculpteur a montré dans l’ajustement des draperies et dans l’enseinble de cette précieuse figure.
La Déesse tient ici un serpent , et cet attribut l’accompagne presque toujours sur les pierres gravées et les médailles. Quelquefois elle porte une patère vers laquelle le serpent se dresse. Placée dans les temples, près de la statue à' Esculape , celle à' Hygie a souvent à côté d’elle l’image de Tclesphorus.
<18. Il ne reste plus que ce débris d’une petite statuette d’ùn travail très-précieux et qui peut-être représentait aussi Hygie ou la Déesse Salus. Le serpent que l’on voit sur la plinthe peut désigner cette déité. On àit qu’elle avait à Rome un temple célèbre, peint par Q. Fabius, qui de là fut surnommé Pictor ou le peintre.
119 . Le torse indiqué sous ce numéro est l’un des plus beaux restes de la sculpture antique. La douceur , la grâce du modelé , les formes arrondies , juvéniles et délicates de cet admirable débris , tout concourt à u exprimer cette tran-
1 Beotic. 1. IX , c. 5g. •
millité , cette langueur voluptueuse dont les anciens avaient nit le caractère distinctif de Bacchus. » Trouvé à Martres, en iSag, et bientôt transporté à Toulouse , ce marbre a dii exciter l’admiration de tous ceux qui , dans cette grande ville , savent apprécier le sublime de l’art chez les peuples auxquels nous avons succédé. On a retrouvé , à peu de distance de es torse , quelques restes de ses bras ; l’un d’eux a même été rajusté au tronc. Ce qÿonuraent est placé sur un fragment de colonne antique , en marbre vert et rouge de Campan*, trouvé aussi dans les ruines de Calagorris. Hauteur, o,68‘i
120. Débris d’une^petite statue grecque assise. Elle représentait peut^tre ou Silène encore enfant , ou plutôt l’un des jeunes suivans de Bacchus. La tète manque ainsi que tout le bras gauche et une partie du bras droit. Les pieds ne subsisvtent plus. Une zone ou ceinture environne le corps , entre le nombril et la poitrine. A cette bandelette qui se termine en deux bouts sur les reins , sont attachées, de distance en distance , des grajqxîs de corymbe. Sur la plinthe on lit cette inscription qui faisait connaître le nom de l’auteur de cette intéressante figure ; mais ce marbre ayant été mutilé, on ne pourrait restituer que très-difficilement ce nom ; voici ce qu’on voit encore sur ce marbre :
I NHLKAIEÎ OEHOYOr
121. Ce joli fragment d’une statue de Cupidon n’a pas été découvert dans les lieux voisins de Toulouse. C’est l’un des dons (jue M. Lange a faits au Musée.
122. Un papillon , symbole de l’àme, sert de jouet à l’Amour sur
plusieurs pierres gravées antiques. La petite statue en bronze, rapportée sous ce numéro , tient d’une main un papillon et s’appuie de l’autre sur im cijme carré, image de la durée ou de la stabilité. Le cou du Dieu est orné du collier ou torquis des Gaulois. On assure que ce petit monument fut 'trouvé près de Caraman : je ne puis garantir son authenticité. * . ,
123. Le travail délicat et gracieux de la statuette en marbre blanc , placée sous ce numéro , excite des regrets. Elle a extrêmement souiTert. La tète n’a pas été retrouvée. Le bras
' ginciic et la main droite manquent. Cet excellent morceau de sculpture antique provient de la ville d’Auch , ou plutôt
. de l’antique Climbenis , et l’on en doit la conservation à M. d'Ayrens , amateur distingué , mort depuis peu , et qui avait rassemblé dans son cabinet une suite d'inscriptions romaines et de débris antiques , ainsi qu’un riche médailler.
124. Cette statue d’HercuIe , qui sert de , pendant à celle d'Har|)ocratcs , qui va bientôt nous occuper, n’est pas sans doute aussi précieuse que beaucoup d’autres objets de sculpture antique que possède le Musée de Toulouse; mais on y retrouve , dans les parties qui ne sont point mutilées , de très-bons passages ; et cette figure , due aux soins de M. Lange , méritait la place distinguée qu’elle occupe dans la Galerie <}e la Vénus. Hauteur, un peu plus d^ui mètre.
1 25. La petite figure en bronze placée sous ce numéro , représente Hercule dans une attitude qui rappelle en quelque sorte celle de la Vénus Pudique. Peut-être doit-on reconnaître ici, avec Caylus * qui a publié une figure d’Alcide ofirant la même disposition , i Hercule Misogyne ou ennemi des femmes , dont, suivant Pausanias, le temple était dans la Pboeidc.
126. Les savantes recherches de Cuper , de Jablonski f de Zoéga , sur Harpocrates , n’ont pas beaucoup avancé nos connaissances à ce sujet. Il fallait sans doute retrouver la langue Egyptienne, avant de fixer la hiérarchie des génies tutélaires de la vallée du Nil. Millin a d’ailleurs très-bien remarqué que les auteurs les plus anciens ne nomutent pas même Harpocrates. «Ce fut après l’expédition d’Alexandre, et sur-tout sous le règne des Ptolémées que son nom fiit universellement connu. De la Haute-Eigypte , son culte s’étendit dans les provinces 'voisines du Delta et dans le Delta même. Il prit en quçlque sorte la place d'Horus qu’on commença à moins révérer , 4 nommer et à représenter plus rarement ; tandis qu’au contraire, le culte d’Harpocrates se répandit d’Alexandrie dans la Grèce et parvint enfin jusqu’à Rome, où, d^s le temps où la superstition Eigyptienne était à la mode dans cette vUle , on multiplia les images de ce Dieu. »
t Heciteil d'antiquités , V, p). LXVI, i88.
La statue d’Harpocrates , qui est placée sous ce numéro , est un ouvrage Grec , digne d’une grande estime- Elle ressemble en entier à d’autres images , publiées par divers archéologues , et sur-tout par Spon dans ces Miscellanées. La tète de ce Dieu est décorée du croissant. Le doigt indicateur de la main droite rapproché de la bouche , indique que , chez les Grecs , Sigalon ou Sigalion , le même qu’Har-
S ocrâtes , étak le Dieu du silence. Une corne d’abonance est retenue par sa main gauche. La pose est simple et naturelle , le travail savant et d’une rare élégance. Quelques
S ortions du cou et des jambes et l’extrémité du nez, ont ù être restaurées. Cette statue serait estimée , comme un très-précieux reste de la sculpture grecque , même dans les plus riches Musées de l’Europe. Hauteur, i,3o'.
127. Ce torse, en marbre grec , est du plus beau travail et d’une conservation satisfaisante. Les formes juvéniles , les contours gracieux et arrondis qu’on y remarque , indiquent qu’il faisait partie d’une statue représentant ou Bacchus , ou Apollon , ou Mercure , ou un jeune héros. Hauteur , 0,5 j'.
128. Cet autre torse, placé comme le précédent sur un socle en marbre noir , est de même d’un excellent travail. Les for'mes sont plus mâles , plus décidées , sans être cependant ni rudes , ni vieillies. Le marbre est peut-être usé dans quelques-unes de ses parties , mais ce monument est encore un excellent morceau d’étude.
Il aurait sans doute été heureux pour nous de pouvoir déterminer ici le nom mythologique ou héroïque sous lequel chacun de ces torses devrait être désigné. Mais en l’absence de tout symbole , de toute indication , on n’aurait pu présenter que des conjectures vagues et incertaines. Hauteur, a>,^o'.
1 29. En examinant avec soin les monumens antiques que nous possédons , et qui , presque tous , ont été découverts dans des lieux peu éloignés de cette ville , on voit combien l’existence et les richesses de celle-ci devaient être autrefois remarquables. De simples corniches , des jambages de portes , des chapiteaux , des frises , nous rendent par leurs proportions, les proportions des édifices dont ils faisaient j>artie. Que ne pouvons-noqs rendre de même aux arts et aux studieux admirateurs de la savante antiquité , les statues dont il
(l'existe pliu que des fragmeui plus ou moins informes f Nous ne gémirions pas sur la perte de celle dont nous ne pouvons présenter ici que la jambe et une partie de la cuisse gauche ; restes précieux d’une statue en bronze qui avait environ 5 pieds ( i“ 65') de hauteur.
Ce monument a été découvert dans le lit de la Garonne y. k une médiocre distance de Toulouse il allait, comme tant d’autres objets antiques , être vendu à un fondeur et détruit. Mais un particulier le racheta , et , peu de temps après , le déposa dans le Musée.
Le contour de ce fragment est élégant et pur. En Fétudiant, on peut se convaincre qu’il appartenait à la statue d’unr Dieu ou d’un héros , représente à cette époque ou l’âge n’a point encore altéré les gracieuses formes de l’adolescence.
130. Les has- reliefs des tombeaux offrent souvent l’image dir Génie du repos éternel. Mais le Musée de, Paris possède la seule figure de ronde-bosse qui représente ce Génie, Le dos appuyé contre un pin , les bras relevés avec grâce et posés sur sa tète , les jambes croisées , tout annonce dans cette statue le repos , tel que les anciens le caractérisaient dans leurs ouvrages de sculpture. Je ne sais si le torse placé sous ce quméro ne pourrait pas être considéré commerune autre image de ce Génie. Il est évident que les bras étaient relevés au-dessus de la tète ] les contours sont gracieux , doux et juvéniles ; aucune action , aucun sentiment violent ne les agite. Cétait bien là du repos , de la tranquillité , sans roideur. Il serait peut-être difficile d'assigner à ce morceau très-remarquable une autre désignation , à moina qu’on ne voulût y reconnaître Bacebus dans l’attitude du repos et relevant aussi les bras au-dessus de sa tète. Le Bacebus de la Salle du Centaure , à Paris , appuie son bras gauche sur un tronc d’orme, et son bras droit est nonchalamment ployé sur sa tète : «attitude consacrée par les ancieus, dit M. de darac , pour exprimer la mollesse et le repos. »
Hésione fut exposée sur im rocher au monstre marin nommé Céto, envoyé par Neptune, irrité contre Laomédon, père èüHésione , qui n’avait point récompensé ce Dieu du service qu’il lui avait rendu en bâtissant les murs de Troie. Hercule délivra la princesse et tua le monstre. Quelques monumens antiques représentent ce mythe , et l’on a cru
que le fragment placé sous ce numéro , rappelait aussi cette aventure. Mais il ne reste plus qu'un pied et une cuisse du héros , la tète du monstre marin , et une petite figure de femme, remarquable par la grâce de la composition. Ou n’en a point la partie supérieure , et les conjectures que l’on peut former sur le tout , seront sans doute toujours vagues et obscures. On aurait pu y reconnaître Persée délivrant Andromède ; les formes élégantes du pied se
t >rèteraient assez à cette interprétation ; mais Persee porte e plus souvent les talonnières que Mercure lui avait prêtées. Peut-être encore voyait-on ici TéUunon, ami Ül Alcide , et qui reçut de lui la fille de Laomédon.
Le peu de proportion qui existe entre la figure de femme qui peut représenter Hésione ou Andromède , ne saurait infirmer ces explications. Tous les antiquaires ont remarqué que sur les monumens , les Dieux et les héros ont souvent ime taille démesurée , alors qu’on la compare à celle des autres personnages. On en trouve de nombreux exemples, non-seulement dans les monumens Egyptieps , mais aussi dans ceux des Grecs et des Romains. Dès que les Chrétiens • jouirent de la liberté de sculpter des images , i|s suivirent cette coutume, et, sur beaucoup de sarcophages, on voit le Christ d’une taille double au moins de celle de l’aveugle-né et du paralytique* qu’il guérit , et de Lazare qu’il rend à la vie.
132. On trouve encore une preuve de cette habitude dans le fragment placé sous ce numéro , et qui provient aussi de Calagorris. On n’y voit plus que la jambe d’un personnage qui , d’après ce reste , devait avoir plus de trois fois la grandeur d’un autre , plaeé non loin de lui , et vêtu i la Phrygienne , portant le como , les anaxirides et la candis. Il serait trop difficile de rétablir ce monument , et l’on n’a pas dû l’entreprébdre.
133. L’im des objets les plus curieux que possède le Musée de Toulouse est , sans contredit, cette petite statue en marbre noir. Eille représente un pêcheur Africain. Plaute avait imité, dans son Rudens , des comédies grecques qui mettaient au nombre des interlocuteurs un vieux pêcheur de la Cyrénaïque. Le même esprit qui porte souvent nos artistes à représenter les personnages qui apparaissent sur la sçëne , inspirait les '
pciolrcs cl les soiilplcurs de l’anliquitié , et le Musée du- Valicaii possède un pêcheur Africain. On en trouve un autreàParis, dansla Salle des Caryatides, n." SgS ; mais des additions modernes ont chant^é en quelque sorte cettç fifpire, dont l'aspect est triste et même repoussant. On en a fait un Senèque expirant dans le bain. La fiipire conservée dans le Musée de Toulouse est une répétition antique de celle «lu Vatican. On en trouve une autre k Paris , «latis le Musée du Louvre , n." 6i i. Notre monument provient de la belle vUla impériale , découverte dans les champs de Martres.
134. Les anciens ont souvent représenté les Faunes, divinités adorées sur-tout par les habitans des campagnes. On les a «pielip^iefois confondus avec les Satyres, les Pans, les OEgipans. Ils ont presque toujours des oreilles de chèvre , et une petite queue. Les poètes leur donnent des pieds de lx)uc et des cornes. Ils ont des verrues pendantes sous les mâchoires j pour tout vêtement ils portent quelquefois la nèbrut ou peau de chèvre, ou bien la pardalis ou peau de panthère. C'est ce dernier objet qui est placé près du Faune découvert depuis
Q uelques années à Béziers. On ne trouve l’indication d’aucun e CCS vètemens sur la statue de Faune trouvée à Martres en * i8a4) et qui est dans le Musée de Toulouse sous ce numéro; la tête manque ainsi que les bras et une puisse ; le devant du torse et le dos annoncent que l’auteur de ce beau morceau imitait aven succès la nature. Un trou , dans le mamelon gauche, et destiné à recevoir un petit boulon de bronze ou de fer, indique que ce Faune tenait prés de sa poitrine un objet détaché «pii avait besoin d’un soutien ; la cuisse gauche était relevée; des tenons en marbre laissés par le sculpteur montrent que cette figure faisait partie d’un groupe. Les formes de la partie inférieure étant celles de la chèvre, on ne peut se méprendre en donnant à ce beau morceau le nom de Faune ou de Satyre. Il est passé , du cabinet de l’auteur de celte Notice , dans la collection formée par la ville de Toulouse.
f . 35 . L’argile a sans doute été la première matière employée pour imiter en relief les objets naturels. Il nous reste un nombre presqu’infini de statuettes Egyptiennes en terre peinte ou Vernissée. Selon Pau.sanias, on retrouvait de son temps, en Grèce, des statues de divinités en argile dans plusieurs temples-
Tout le Midi de l’Italie et la Gaule fournissent des figures anti-
3 lies en terre cuite. On en découvre beaucoup dans le royaume e Naples et dans la Sicile. La ville de Pompéia en a offert un
C nd nombre. C'est dans cette cité infortunée , ou dans les IX voisins , que M. Bibent ' avait acheté le torse placé sous ce numéro ; la tète est jointe à ce morceau qui a évidemmentété moulé dans un creux, destinéà fournir nn grand nombre d’épreuves. Ce petit monument a été peint ; il en est de même de l’autre qui se trouve indk|ué sous le numéro i'36.
137. On découvre très-souvent en France , non-seulement des poteries et des statuettes en terre cuite , mais aussi des moules qui étaient destinés à reproduire un grand nombre de fois les mêmes sculptures. Je piîblierai dans l’y/rc/ieo/o^ic Pyrénéenne , plusieurs moules trouvés dans la Province romaine et dans la Novempopulanie. On recueille fréquemment à Auch et à Toulouse des figurines moulées en argile. Celle que l’on voit ici provient de cette dernière ville.
«En 1779 , en creusant dans une salle baise du collège Mirepoix pour établir une presse pour la manufacture aü * Sieur Liotard, les ouvriers découvrirent, à la profondeur de vingt pieds, une figure en terre cuite de sept pouces de proportion et qui paraît moulée. Elle représente une femme nue, dont les cheveux se lient en partie et sont partagés vers le milieu du front , les autres forment deux tresses , qui accompagnent les deux côtés du visage. Cette femme a la main droite posée sur la tète d’un enfant égalemeat nu, dont la main gauche, appuyée sur la poitrine, tient une espèce de coussinet de forme carrée; le bras gauche est caché par une draperie qui part, dtf l’épaule et descend jusqu’aux genoux. La femme est entièrement enveloppée par derriète d’une mante qui entoure sa tète et descend jusqu’aux pieds; elle en retient le bord avec
1 M. Antoine Bibent, erehiteete, né à Toulouse, auteur du beau Plan de Pompéi , en phisieun feuilles , et d'un texte explicatif de ce plan , texte qui «era bientôt publié , avait accompagné en Egypte M. Champollion jeune ; mais sa santé , trop faible pour supporter l’extrême chaleur de cette contrée et les privations auxquelles l’aurait condamné le voyage, le forcèrent d’abandonner l'expédition à l’instant où, du Kaire, elle allait remonter vers la Haute-Egypte . Il revint à Toulouse, où il est mort en i85i : l’administration municipale a aclioté le cabinet d’antiquités de cet estimable artiste.
U main gauche. Cette figure est d’une pâte blanche, molle et très-fine. On trouva tout auprès un fragment de vase de même matière et de couleur rouge , au milieu duquel on lit ces mots
imprimés en reUefavec une tessére ; onc. bilicati La nu-
dite de la figure et l’enfant qui l’accompagne, ajoute M. de Montégut,auquel j’emprunte ces détails peuvent faire présumer qu’on a voulu représenterVénus s’appuyant sur l’Amour.»
Ce petit groupe, où l’on retrouve toutes les indications du moulage , a été offert, en 1 8^4, à la Société Archéologique , par l’un de ses membres, M. Alexandre de Mortarieu, ancien magistrat, auteur de plusieurs opuscules historiques et d’un important Mémoire sur l’état de la Gaule sous la domination romaine, Mémoire qui a été couronné par l’Académie royale des Sciences, Inscriptions et Belles-Lettres de Toulouse.