‹ Description du Musée des Antiques de ToulouseChapitre 23 sur 102 · BUSTES, TÊTES, MÉDAILLONS ET BAS-RELIEFS · texte numérisé non relu

BUSTES, TÊTES, MÉDAILLONS ET BAS-RELIEFS

HEPRÉSESTANT DES DIVIiaTÉS OU DES SCÈNES MYTHOLOGIQUES.

1 38. Ce petit buste à'Ifis est évidemment romain; il paratt qu’il était destiné à être porté comme une amulette. L’universalité du culte de cette Déesse a fait multiplier et répandre ses monumens dans toutes les parties de l’empire romain. Celui-ci provient du village de Tredos , dans la Vallée d' Aran , petit canton qui, bien que situé sur le revers septentrioi»al des Pyrénées, fait cependant partie de l’Elspagne, mais qui, autrefois , était enclavc^ans le territoire des Convenœ , nommé plus tard le Comminges.

Nos recherches ont produit la découverte de quelques marbres qui prouvent les honneurs rendus à Jfis par les habitans de la Gaule Narbdnnaise et de l’Aquitaine. On a vu plus haut un autel votif sur lequel on lit ces inscriptions :

ISIDI ISIDI

Vicxaici. REGINÆ.

I Histoire et Mémoires de- V Académie royale des Sciences » InscriptUtns et Belles’Lettres de Toulouse » toxn. i , première série : Radserches sur U» antiquités de Toulouse , pag, 107) 108 1 pi. \ll> i*

Dans d’antres inscriptions antiques, Isis a aussi le titre de WictricU Apulée * nous apprend que les Egyptiens donnaient le nom de Reine à isis. Ihins le discours que cette Déesse adresse à Lucius , elle dit : « Je suis la Nature , mère des choses , maîtresse des élémens , le commencement des siècles, la souveraine des Dieux, la reine ÿes Mânes , la première des Natures célestes , la face imifonne des Dieux et des Déesses;*^ domine la sublimité lumineuse des cieux, les vents salutaires des mers, le silence lugubre des enfers'; ma Tlivinité unique eSt honorée dans tout l’univers , mais sous différentes formes, sous plusieurs noms et par des cérémonies diverses. Les Phrygiens, les premiers nés des hommes, m’appellent la Pessinuntienne , Mère des dieux ; les Athéniens , Minerve Cècropienne ; ceux de (\pré, F^énus de Paphos ; les’Crétois, Diane Dictynne; les Siciliens, qui parlent trois langues. Proserpine Stjgienne; les hahitans d’Eleusis, l’oncicnne Déesse , Cerés f d’autres, Junon; d’autres, Bellone; quelques-uns, Hécate} quelques autres , Rhamnusie; Mais les E^ptiens, qui sont instruits de l’antique doctrine, m’honorent avec des cérémonies qui me sont propres et convenables, et m’appellent, de mon vrai nom, la Reine Isis.» '

139. Quatre Déites, suivant Cioéron portèrent le nom de Fénus ; la première était fille du Ciel et du Jour ; la seconde était née de Coelus et de l’écume des mers, et fut nommée Aphrodite , du mot aphros qui signifie écume; la troisième était fille de Tyrius et de Syria , et la quatrième de Jupiter et de Diane. Bien avant Apulée , le poète Lucrèce 4 regardait Vénus comme la première des causes. « O volupté des hommes et des Dieux , lui disait-il ; douce Vénus, toi qui fais lever sur la mer les signes célestes qui la rendent navigable, et qui couvres la terre de fruits; c’est par toi que tout ce qui respire est engendré et voit l'éclatante lumière du soleil; tu donnes seule des lois à la nature : »

1 Gnitt^r, i.xxxiv, s.

Du Mègc, Mémoires de la Société royale des Antiquaires de France, 1 1 » 76-82.

a Metamorph. lib. XI*

5 "De ÎJaturà Deorum , Itb. lU*

‘i De reruin Nat- Itl). I.

= = . i ; GiïOglc

, llominum Divumque voluptas

Alma f^enus , cieli super lahentia signa Qiiæ mare navigerum , quœ terras frugiferenles Concélébras. Per te quoniam eenus omne animanlum Concipitur , visiti/ue exortuni lumina sotis

Quœ quoniqm rerum naturam sola gubemas.

Les ]>abilans de la partie méridionale des Gaules rendirent de solennels liommages à la Déesse de la beauté ; le temple de f'’’ènus Pyrciicennc, bâti sur les borfls de la Méditerranée, était célèbre , et révéré par les navigateurs. Des monumens nombreux attestent le culte rendu à Cytherèe dans la Novem-

{ >opulanic et dans la région possédée par les Tolosates *. Le- )ret ’ a parlé d'une tète de F^enus trouvée à Martres , vers le milieu du siècle, et qui, après avoir été conservée

pendant long-temps dans le Palais épiscopal de Piieux , a, d’après notre demande , été déposée dans le Musée par M. Pa- Icnc, ancien Maire de cette petite ville. «Nous vîmes, dit Lebret, dans une des salles de l’Evèché , des restes de sculpture qui ne cèdent point à ceux que l’on va tous les jours et en foule admirer en Italie. Ce sont huit tètes de marbre, dont l’une est de Bacchus une autre d’un vieillard que je crois Silène, son père nourricier, celle d’im Satyre, trois autres de Bacchantes, comme je le jugeai à leurs cheveux entortillés de lierre la septième d’une femme qui pourrait bien être ./^/•wdHC , maîtresse de Bacchus, ou plutôt Cérès qui est souvent invoquée avec ce Dieu, et la huitième celle d’une femme que GervaiS habile sculpteur de Toulouse, croit être de Fénus , parce qu’elle a beaucoup de rapport avec le tronc de la statue de cette Déesse, qui est chez M. de Frezals, Conseiller au psrrlement , à qui on l’apporta , il y a quelques années, du même lieu où l’on vient de trouver tout cela. » Cette tète, en marbre de Luni , a souffert anciennement quelques mutilations ; l’extrémité du nez a été brisée ainsi qu’une partie de la bouche. Il ne serait pas impossible peut-être de retrouver dans ce monument une impératrice déifiée plutôt qu’une image de Cypris.

1 Honumena religieux , 367 et suit.

a heures diverses.

3 F.llc est maintenant dans le Musée.

Grrvai» Drouet.

140. Bien supérieiire à ce nu>rceau, et nu'nie à tout ce qui a été découvert dans les champs de Martres, la tête que l’on voit sous ce numéro , doit être considérée comme l’un des chefs-d’œuvre de l’art statuaire. a pu conjecturer que le monument indiqué ci-dessus représentait Vénus; mais ici il n'y a point de doute. L’imitation de la nature dans ce qu’elle a produit de plus parfait, et le l>eau idéal dans ses plus heureuses inspirations, n’auraient pu représenter sous de plus admirables formes, cette Déesse que Lucrèce a nommée la Volupté des hommes et des Dieux. Une bandelette presse et s’enroule deux fois autour de la chevelure. On retrouve dans les traits ce contour délicat, pur et gracieux qui forme la véritable ligne de beauté. Nous ne croyons point que l’art ait enfanté chez les Grecs une plus agréable image. Cette tète, en marbre de Parus,, et qui , «'après les indications de la partie inférieure du cou , doit avoir été ajustée sur une statue * de plus de cinq pieds de hauteur, est d’une conservation pre.scju’cntière. L’extrémité du nez avait seule un peu souflért. Les cheveux sont faits avec cette facilité, ce laiiseraller, que l’on remarque quelquefois dans le travail des mêmes objets lorsqu’ils sont l’ouvrage des plus célèbres artistes de l’antiquité.

141. En lisant les lettres de Lcbrct, on voit que l'on avait cru retrouver , i Martres , pendant le dix-septième siècle , une tête A' Ariadnc , mais que cette tète pouvait aus.si être celle de Cérbs. Cette incertitude provenait sans doute de ce qu’aucun attribut particulier ne déterminait d’une manière précise quelle était la déesse que l’on avait représentée. On ne saurait élever de doutes semblables jjour le monument njis sous ce numéro. La tète, en marbre blanc veiné de rouge vers la partie inférieure, est bien celle d'Ariadnc, Ce n’est plus l’amante de Thésée, abandonnée sur les rochers de Naxos , c’est l’épouse du fils de Jupiter et de Semclé , datis tout l’éclat de sa beauté. La couronne bacchique , formée de feuilibs de lierre et de grappes de corymbe, presse ses cheveux ajustés avec grâce et relevés en noeud derrière la tète. Le vêtement qui couvre le buste , sans déguiser Ics" formes

1 On a retrouvé de?» portions tir hras qni paraissent avoir fait partir dr cellr statue.

les pins heureuses; est rouge; c’est un nouvel exemple de la sculpture poUchrôme. Ce moniunent , cpii n’a exi^ que peu de restaurations, est dû à un artiste grec du plus rare mérite. La grâce et la pureté des contours , la légèreté du travail , mettent ce buste au rang des morceaux les plus précieux que possède le Musée. Il est placé, ainsi que la tète de Vénus , sur un cippe en marbre vert de Campan.

142. Ce petit buste en marbre jaune antique * , est encore nne

i )récieuse représentation éüA riadne. La conservation est parâite , et plus de vingt siècles ont passé sur ce monument sans en aflcrcr les formes enchanteresses. Les cheveux sont ceints d’une couronne de feuilles de lierre , de corjmbes et de grappes de raisins ; quelques-unes retombent avec grâce autour du cou et sur le haut de la poitrine. On a placé ce buste sur un cippe en marbre noir antique.

143. Les anciens ont multiplié presqu’à l’infini les tètes de Bacclius Pogon, ou Barbu, nommé vulgairement //»-

dien ; mais les collections connues en offrent peu d’une aussi grande perfection de travail , et d’un volume aussi petit que celui-ci. Cette tête ’ est à peu près de la même proportion que celle ÿ Anadnc que nous venons de décrire, et l’on pourrait croire d’abord, le marbre étant à peu près le même, que ' ces deux objets ont formé autrefois tin hennés à deux têtes. Mais la partie inférieure de ce petit monument n’ayant pas été retrouvée, et le travail étant encore plus digne d’attirer l’attention que celui du buste A' A riadne , on ne peut rien affirmer à ce sujet. Les cheveux de Bacchus, environnés d’un diadème, sont artislement arrangés. Sa longue barbe est coupée d’une manière uniforme. Les yeux ont été creusés pour y rapporter des prunelles en émail ou en pierres précieuses.

141’. Ce Bacchus jeune, est, quoique d’un travail grec , bien inférieur aux deux monumens qui viennent d’être décrits. Une couronne de lierre entremêlée de grappes de coijrmbes , presse ses cheveux. Cette tête antique a été placée sur une naissance de buste en stuc.

1 II n*a que ai centîmètrefl de hauteur, a r.llf n*a que iC ccntîoiôtrcs de haut.

1 45. On a reconnu celte tète du Soleil , en rouge antique , plutôt aux cavités destinées à recevoir des rayons, qu'à l’agrémenl ou à la majesté de ses traits. Ce morceau est cependant précieux, sur-tout à cause de la matière dont il est formé. Les carrières de ce marbre étaient, à ce que l’on croit, en Egypte, et il est rare d’en trouver aujourd’hui de grands morceaux. J’en ai déjà parlé en décrivant les monnniens égyptiens que possède le Musée.

146. Cette tète de Déesse est diadéméc et en rouge antique. Sa conservation est parfaite. Le buste noir sur lequel elle est ajustée , est bien celui qui lui appartenait. C’est sur un buste pareil qu’on a placé la tète antique trouvée à Martres en> 1634, et décrite par Lebrct. Suprù, n." i 3g.

147. Un diadème orne la tête de celte Déesse. Le menton et le nez ont été restaurés. Je ne sais si nn partagera mes doutes sur l’antiquité de ce moniinienl.

148. Celle tète diadéméc, mise, comme les précédentes, sur un buste en stuc, n’est pas un portrait; elle a peut-être fait partie

, de la stattie d’une Décs.se.

149. Aune époque peu éloignée de nous, on a placé un diadème sur cette tète ; l’antiquité de ce morceau ne peut faire oublier qu’il est d’un a.ssez mauvais travail.

150. Autre tète de Déesse, présumée antique, et placée sur un busle moderne.

151. On ne saurait fonner aucun doute sur l’antiquité de cette tête de Déesse. Elle est en marbre noir ; une bandelette presse ses cheveux enroidés avec grâce. Ou a figuré le blanc des yeux par des morceaiLx d’agallic, où l'on a ménage des cavités qui devaient recevoir des prunelles en métal, ou en pierres brillantes. Les oreilles sont percées, et durent posséder autrefois des pendans en or, décorés aussi de pierres précieuses, ou de perles, toffrande de boucles ainsi ornées pour les images des déesses, était un acte de dévotion. L’iuie des plus belles statues du Musée de Paris , la y énus Gcnitric, a les oreilles percées, et nous pourrions citer ioi un grand nombie de inonumens où l’on remarque, soit le percement pratiqué

jK)iir rc(',evüircles|i<'rulaiis,soitlcs pcjulans mv-mèmes sculplô dans l<< inarhi'e. a üii Kiit, ilit M. Monj'rz ' , ([iic la V«'nns <lt PraxiU'lt! poiiait «U'.s Ixmi'los «roreillcs. l^es filles de IViobé, la A'éiiiis »lc Médieis, la Leiieolliüé de la Villa Albani et une belle lêU; ifléale de basalle vert, conservée au même endroit, ont les oreilles percées. >»

Rien ne stmrait iuieu\ démontrer la riebessc monnmenfalt de la <|iii faisait partie de C ulagorris des Convenœ ,

<|ue le nombre et la gramleur des morceaux de .sculpture <pii étaient encastrés dans ses jmirs. Sans doute, ces seiilpturef arebitceturalcs , la plupart exécutées en marbre de Luni et en marbre des Pyrénées, n’ont, ni la pureté des formes, ni * le style pracieux on sévère des monuinens délaelié.s, trouvés dans le même lieu, et tpie j’ai décrits, ou tpii bientôt vont être iiuliipiés; mais on y reconnaît cependant des produelioiit estimables de l’art anli<juc , et le fini rpii leur man<|uc (piel- «piefois ne doit être allribiié (ju'à la position élevée tpi’ils devaient oceiipcr dans l’édiliee, p<j.sition cpii exigeait jilulôl l’emploi du pr.nnliose, «pie la reeherebc «les «létails et la pràce de rensemblc. Ces laaiianpies nous ont paru devoir précéder la «leseription «les mé«laillons et des gran«ls bas-reliefs de la Villa «pie n«)us avauis retrouvée.

1 52. Médaillon circulaire «jui «contient le buste de Jupiter. La tête du Dieu est ceinte «lu Stropliiiim, large bandeau «ju’il

f )orte souvent T.ai barlie «lixscend «-n tors*eles parallèles sur

e devant. Les cheveux sont de même arrangés d’une manière uniforme des deux cotés. lA'paule droite «le ce buste, qui est en très-grand relief, a été restaurée. Le masrpie avait peu soufl’ert.

153. Alédaillon un jicu jdus grand et qui contient le buste «:olossal «le Cyh'clc. Cette «lées.se e.st parfaitement caractérisée parla eouronne murale ou ornée «le tours, «pii est placée sur sa tète , et «pic ri?eouvre jiar «lerrièrc une large «Iraperit «pii s’étend ju.sipie sur les épaules. Suivant Lucrèce , le froiil

1 Üicl. iVAntiq* 1 .

1 Ce medainon a 64 crntimctrrs de diamptrr.

3 11 a 82 centimètre.^ de haut sur Go de largo,

4 De rerum Naturd.

A-.pigitizec4by Coogle

de Cybèle était orné d’une couronne murale , parce que la terre est couverte de villes et de forteresses.

Muralique caput summum cinxere corona ,

Exlmüs mumta lacis quia sustinet urbes.

454. Le buste SHAttes , Attis , Attys , Attin ou Atys ne pouvait être mieux plaeé que dans l’enceinte déeorée par celui de CybHe. On connaît l’amour que la Déesse conçut pour ce jeune pasteur. Suivant plusieurs écrivains , il eut pour mère Nana , fille du roi Sarganus ; quelques mythologues loi donnent pour père Calaiis, roi de Phrygie. Epris des attraits de la nymphe Sangaris , il se déroba aux empressemens de Cybcle; celle-ci fit mourir Sangaris en coupant un arbre auquel scs jours étaient attachés, et Atys , dans sa douleur , pratiqua sur lui une mutilation à laquelle les Galles , ou prêtres de la grande Déesse , furent soumis dans la suite. Mais Cybhle rendit à celui qu’elle aimait ce que , dans son désespoir, il avait perdu. Les monumens représentent quelquefois Atys et CybHe , et des inscriptions leur sont consacrées en commun. Ainsi sur un marbre rapporté par Gruter, et où les deux personnages mythologiques paraissent ‘ , on lit en abrégé une consécration à la M'ere des Dieux , Grande Idéenne , et à Atys :

M. D. M. I. ET arriNis.

La tête à' Atys est ici couverte du Corna ou bonnet Phrygien. Ses cheveux tombent en longues boucles des deux côtés. Il a fallu restaurer l’épaule droite et la poitrine.

1 55. Les images de tous les Dieirx de la première classe servaient à la décoration du vaste édifice dont nous avons retrouvé les ruines , et le médaillon que l’on voit sous ce numéro offre , selon toute apparence , la figure de Junon , épouse et ^ur de Jupiter, Ses traits ont de la grandeur, dç la majesté. Un diadème ceint sa tète : les cheveux sont disposes avec art.

1 Cybele sit>e Ideœ Deoram Mater turrita t in cursu sedens , à leonihtis l'ehitur, dextrà »picas miliumque, sinistrà tympanum tenens.

Stai contra Alti$ puer pinni innixus , mithralus bracchntuque dexfra^ ftterito subjecta , sinistrà etiam tympanum tenens , et pedum illi à ternit» *tstat,

^ 56. Ce médaillou a été presqu’entièremeni rétabli à l’aide des fragmen.s épars que l’on a retrouvés dans les fouilles j la face seule a dû être restaurée. Minerve est la déité représentée par ce marbre : elle porte l’éj^ide et un casque, sur lequel des griffons sont sculptés. Suivant Ilom'cre, la tête de la Gorgone était gravée sur la redoutable égide de Minerve ; Virgile ajoute qu’elle l’était aussi sur sa cuirasse, à l’endroit qui couvrait la poitrine de la Déesse. L’artiste auquel on doit ce médaillon s’est conformé à la tradition conservée par le poète latin, et le devant de la cuirasse est orné de la tête de Méduse , èt des serpens qui s’enlaçaient dans scs cheveux. Le plus grand des lyriques grecs, Pindare, dit que Minerve, qui secondait Persce lorsqu’il combattait contre Méduse ’ , fut étonnée de la mélodie que formaient les gémissemens des Gorgones et les sifilemens de leurs serpens , et que , trouvant un certain charme dans le mélange de ces accens lugubres , elle voulut en retracer l’idée, en inventant une flûte qui les imitait, et, qu’en faisant allusion à ce qui en avait été le premier modèle, ^le appela les divers sons que l’on en tirait, une harmonie à plusieurs tètes.

^57. Les divers médaillons qui décoraient la Killa découverte à Martres, n’ont p.as tous été retrouvés ; de nombreux fragmens recueillis dans les fouilles n’ont pu être ajustés de nouveau ; mais les principaux sont disposés de manière âne point

F river le public de leur vue. Ainsi une belle tète qui, par ajustement des cheveux et l'agrément répandu dans les traits, pourrait être prise pour cc lie de f' énus , a été unie à un buste moulé sur celui de Juiion. Un diadème orne cette tète qui , sous le rapport de l’art, parait préférable à celle des autres médaillons dont on a déjà parlé.

^58. Cet autre médaillon n’ofl're d’antirpic ([uc la tète de Déesse qui y a été adaptée.

Page 1