INSCRIPTIONS
L'étude de la paléographie ne peut être complète qu’alors qu’on en étudie les monumens. C’est autant pour en faciliter la connaissance que pour conserver des souvenirs , des noms qui SC rattachent presque uniquement à ces marbres, que l’on a rassemblé dans le Musée de Toulouse cette longue série d’inscriptions. Elle peut, sans doute , s’accroître encore; on a même ajouté depuis peu à son importance alors que la Société Archéologique a fait mouler, sous nos yeux, presmie toutes celles qui existent à Saint-Bertrand de Comminges. En examinant ces archétypes, exécutés en terre blanche , et qui reproduisent entièrement les originaux , on pourra se convaincre qu’ils complètent plu.sieurs de nos séries *. Les douzième , treizième, quatorzième siècles, nous ont fourni les plus nombreux monumens : il y en a aussi, peut-être, quel-
i Les «rchctypfs sont imliqnés ici par un aslénit|ue.
«jues-iins qui sont anterieurs au 1 1 ; mais on n’oserait l’affirmer. J’ai d’alxird indiqué celles de ces inscriptions sur lesquelles on ne trouve d'autres dates que celles du jour des ides, des kalendcs et des nones; mais il est assuré que plusieurs appartiennent à des époques moins reculées que celles que l’on peut assigner au plus petit nombre. Les inscriptions remarquables de notre collection ont été copiées avec une fidélité scrupuleuse, lues et expliquées par IM. le Marquis de Castellane, qui doit nous donner, dans les Mémoires de la Société ^rchéolo^quc , la Paléographie méridionale , dont il rassemble les élénicns. Je rapporterai ici quelques-unes de scs explications.
585. Le cloître de la petite ville de Saint-Gaudens était par son ancienneté , par scs formes , l’un des plus intéressans monumens de nos contrées. Je l’ai vu en ruines, mais il y existait encore quelques colonnes debout , quelques arcs à plein cintre décorés de sculptures délicates, des tombeaux et des inscriptions ; il n’en existe aujourd'hui d'autres restes que deux pierres inscrites que le Musée possède.
Celle qui est placée sous ce numéro, a, dans sa partie supérieure, le monogramme du Christ formé d’un X Clii, d’un P Âho , et d’un s Sigma. Les lettres A Alpha et à Oméga que nous avons aussi retrouvées sur les monumens des premiers I siècles, paraissent suspendues à l’extrémité des deux branches supérieures du X. On ne lit pas facilement l’inscription gravée au-dessous. La voici :
VI halnulas junii.
dauditur hoc tumulo Bcniardi corpus in antro Ipsius et anima drerat superna per astra Parcat parcenda , qui parce! crimina dira ,
Omnipolens pastor ne rapiat torlor.
586. C’est du village de Saint-Christaii, dans le déjiartement du Gers, que prorient cette inscription qui a été déposée dans le Musée par les descendans de celui qui la fit graver. Elle est en langue romane :
Peire de Monlaur fc far aquest pilar per Parme de sie , de so paire e de sa maire et per daquelns de tôt so linadge e peis nads e peus a neise.
587. Monument d’Ademard de Argelers, mort le i.*’’’ jour des ides de jaayier.
588. Epitaphe de Pons , chapelain , cainérier cl chanoine de Saint-Saturnin , mort le j des kalendes de mars.
589. Inscription sépulcrale de Raimond de Pena chanoine de Saint-Etienne, mort le lo des kalendes d’avril.
590. Souvenir nécrolotpque de Bertrand de Bigot, chanoine de Saint-Etienne , i o des kalendes d’avril.
591. Autre placé sur le tombeau de Galbertus, mort le 4 des ides de juin.
592. Epitaphe de Guillaume de Saint-Félix, chanoine et archidiacre de Saint-Etienne , mort le a des ides de juin.