En démolissant im mur dans la grande église des Augus
1 Les historiens du Languedoc, qui, à la fin du tome 5 de leur ouvrage, ont donné les sceaux des évêques de la Province , n’ont point rapporté ceoz d’Audebrand et de Vayroles.
3 Dictionnaire ginialogique el héraldique , I. 577-378.
tins pour les appropriations du Musée , on a trouvé , il y a deux ans , cette statue sépulcrale. Elle est en pierre, et représente une femme dans le costume généralement adopté par toutes les dames , dans le Languedoc , vers la fin du siècle.
583. Statue sépulcrale de Denis de Beauvoir ou deBelveze, d'une ancienne famille de Toulouse.
Denis de Beauvoir mourut pendant le i5.“' siècle. Bienfaiteur du monastère des Cordeliers de la grande observance, il fut inhumé dans le clueur de leur église, et la statue placée ici ornait son tombeau. Les religieux Bénédictins, auteurs du Voyage littéraire, ont dit, 2.' partie, piage 4^, que l’on voyait le tombeau d’un Comte de Toulouse dans le clurur de l’église des Cordeliers; mais ils n'y ont vu que celui de Denis de Beauvoir, monument élevé près de deux siècles .après l'cxtinction de la famille des Comtes.
584. Statue sépidcrale , en marbre blanc , de Roger de Sarrieu , mestre de camp général des bandes de l’Infanterie française, décédé dans son cbàtcau de Martres, en 1676.
Roger de Sarrieu, que quelques écrivains du iG.®' siècle nomment Sarrioii et Sarrion, se distingua par une grande bravoure et par des talons militaires j)cu communs. Brantôme le vit capitaine des gardes du Roi , avec le titue de nicstre de camp. « Ceste charge estoit si lionor'able, dit cet auteur, que » venant à commander à une autre |dus grande, ou ne vouloit » jamais s’en démettre. » Lorsque RI. de Strozzi partit pour aller au secours de Malte menacée d’un siège par les Turcs , ce colonel des gardes , « après avoir rassemblé tous scs capi- )) taines, et leur avoir dit l'inlcnlion de .son voyage cl sa vo- » lonté pour commander en son absence, il avisa , tant par sa )) nomination que par l’élection et par le consentement de )) tous scs capitaines, que le cajûtaine Sarrion , le plus vieux )) etpluspratic de tous, conuuanilcroit en son absence, et non » sans raison , car il estoit tel cl fort lioinme de bien et d lion- )) neur appartenant à M. le mare.scbal de Termes. » Dans un autre passage, Brantôme, après avoir vanté la bravoure de du Gouas, ajoute: «Feu ^I. de Guise l’astimoit fort, comme )) M. de Sarrion, autre mestre de camp, lequel, pour estre » parent de M. de Termes, le suivit enCorsegue, et là servit » son roi et son général. A le voir, on l'cust pris pour un
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» homme fort rustaud ; mais estant en guerre, il sçavoit aussi- » bien commander, conseiller et exécuter que pas un de ses » compgnons que j’ai dit ci-dessus, et estoit un très-homme n de bien et d’bonneur. »
Zélé catholique, Roger de Sarrieu fut chargé, pendant plusieurs années, de la défense de cette partie du Ck>mmingcs dont ses terres étaient voisines, et il en repoussa toujours les protestans. Sa famille subsiste encore , et l’un de ses descen- (lans est olEcier dans le corps de l’artillerie.
Cette statue décorait le mausolée des Sarrieu dans l’église de Martres. Renversée pendant la révolution , elle avait été recueillie et placée près de l’une des portes du château. Feu M. Thebé, propriétaire du domaine possédé autrefois par Roger de Sarrieu, a fait don de ce monument au Musée de Toulouse, voulant conserver ainsi un monument historique, et consacrer en quelque sorte , dans un lieu public, le souvenir d’une famille qui a mérité par ses services militaires une juste illustration.
Ce monument n’ayant pu trouver place dans la Galerie de la Renaissance , a été placé dans celle des tombeaux, et avec toutes les autres statues sépulcrales que le Musée possède.