Epitaphe de B. de Gradac , mort aux kalendes d’octobre
598. Autre d’Arnaud de Samatan , qui cessa de vivre aux ides de décembre.
599. Celle-ci est très- remarquable par la beauté des caractères, mais n’est pas aussi ancienne que beaucoup d’autres que j’ai déjà indiquées ; elle prévient du cloître de Saint-Etienne et doit être lue de cette manière :
IVKalcndas decembris obiitGuillelmus Pétri, prœpositus istius loci.
600. Inscription placée autrefois sur la tombe d'un Adalbert de Saint-Daunin et de Bernard son iils.
I Elle est gravée sur une bri<tue.
GOl . Epitaphe de Pierre , Gha[>elain cl Chanoine de Saint-Etienne
C02. Cette inscription constate qnc la chapelle de Saint-Jacques dans l’église des Cordeliers de la grande observance à Toulouse , a été construite aux frais d’un marchand nonuni Arnaud Martin.
603. Ce marbre indique aussi que la chapelle de Saint-Barthelemi , de la même église , lut construite aux dépens d’ui autre marchand nommé Guillaume ou Garcie Pons.
Ces deux dernières inscriptions sont apparemment di 1 3.™' siècle.
604. On voyait au-dessus de la porte de l’église de Saint-Jeai à Toulouse , cette plaque en marbre sur laquelle est sculpté avec beaucoup de soin , le monogramme de Jésus-Christ formé d’un X chi, d’un P rho , d’un O omicron et d’un - sigma Dans les branches du X chi sont les lettres A alpha e n oméga. L’inscription gravée dans la partie supérieure di monument a été lue ainsi par M. de Castellane.
Jlic Deus orat Jomus ejus et ista l’ocat, lltic ergo veniaX quem consciu culpa faligaX.
M. de Castellane fait remarquer que la première ligne n’of frant aucun sens et n’étant pas un vers, il faut peut-être lire
llii Deus orutm , Jomus ejus et ista vorotur.
Ce qui parait d’autant plus convenable que la rime existe ansi dans ce vers.
605. Le monument précédent provient d’une église qui appai tenait aux Chevaliers hospitaliers de Saint-Jean de Jérusaleu Celui-ci , où l’on voit aussi le monogramme du Christ, était su la porte de l’église des Templiers à Valcabrère ; il en ava été retiré et placé dans le mur du cimetière de Saint-Just.
606. Le monument placé sous ce numéro est plus moderne dans les trois cens figurés au bas de l'inscription , on voit I .“ un p.ilmier , a." imc tète armée , 3.® une clef et ur cuirasse. Cependant, celui pour lequel on a gravé l’inscrif tion était un fabricant de couvertures. Son inscription , c langue romane, que je crois être du i4.“' siècle, est aio
conçue : Esta sepultura es den Bernat At , de Gardoîi , flessadier.
607. Sur ce petit monument , Pierre Ga/cies , a fait sculpter, dans un enfoncement en forme d'éeu , un sfcai , nomme , en lanifiie romane ç'ài^ une enclume et un marteau. L’inscription indi({ue la profi'ssion du mort ; Peyrre Gayeies , saralhc.
Ce monument est aussi de la lin du ou de la pre-
mière, moitié du siècle.
608. Ce has-rclief indiijuc déjà une amélioration dans les arts
du dessin ; il doit dater do la fin du i5.‘“' ou même du commencement du siècle. Il représente le voile sur lequel ,
suivant une tradition pieuse , la face de jN'. S. fut imprimée. Ce voile est soutenu par deux anges. Au-dessus , on lit , aussi en langue romane toulousaine, Aqela {^yowx A(iucsta') sepultura CS de d/. ( Mossen ) Ph. Pitei. Dans le bas sont ces mots en abrégé : Jcsus-Chrislus. ^
609. Ces deux inscriptions, placées sous le même ntiméro , sont peu importantes; on y retrouve, seulement à la fin du i5.““ siècle , l’usage de la langue romane toulousaine , employée comme langue nationale.
610. JVous commencerons par ce monument la série des inscriptions sépulcrales qui portent la <lalc de l’année où mourut chacun des individus auxquels elles furent consacrées. Celle-ci a soulfert dans quelques-unes de ses parties. Elle a été lue par M. de Castellanc, et nous rapporterons ici son explication.
Anno ab Incarnatiouc Domini millesimo ccnlcsimo decimo seplimo , y idus septembris luna vigesima * /jrima, obilt Bernardus Sacrista , Canonicus Sancti Slcphani.
Jllr. sunt in fossa IirrnarJi rorporis, ossa ,
Sk Qui prriit lilc eelrstis pnrmia vitœ ,
Quiil fuerim , quomlam , non quid sim si bene ceriiis , T'allitis , O hrtor , qui Chrislo vhere spernis ,
Est iihi murs Imrum si moriendo socicris,
• Frlicittr vk-es ilerum
1 Crs mots huna xx, peu apparens sur le marbre, ont été restitués par M. de Castellaue.
6)1. G7mme toutes les autres maisons religieuses , l'abbaye de Saint-Paul Je Narbonne a renfermé de grandes vertus qui , bien connues dans son enceinte claustrale , sont demeurées ignorées au-debors ; fleurs dont le parfum suave n’a pas été répandu au loin. Telles furent celles de Bernard , grand Sacristain de cette maison , mort en l’an i o5 1 . Gravé sur un marbre fpii a plus de deux mètres de long , son éloge fut rejeté parmi des matériaux informes ; il a été reeneilu par nous en iS33. Ce monument, placé sous ce numéro, contient im édifiant récit de la mort du saint religieux.
Cum BemarJus iste vir honestæ vitœ et malice religtonis mortem sibi instare cemeret tanquam obitus sui prescius die martis qua decessus ejus futurus erat de illo eodem proprio, quod haberat omnibus suis confratribus ac pauperibus pro eufationem fieri instituit ut fcliciam qua divinitus diffundebatur cisdem, solita benignitate impertiret qui cum per omnia beatum Gcraldum Biterrensem Episcopum quem longo tcmporc doctoràn habuerat immitari satageret décima die in pane et aqua jejunans : non paucis suppliciis corpus suum macérons ita jrcquens in oratione permanebat ut cum valerct à divino dite nulla tenus abduci posset. Cum autem jam dicta dics advenisset presbiteratum ad se vocans ante ejus prœscntiam se prostrayit, et licct in gravia peccata minime incidisset, se tamen omnium reum magna aninii compunctione , arguebat qui a conjessione surgens, cuiddm locato innitens eccksiam petiit flexisque ante venerabile altare beati Joannis genibus, ai eo qui missam celcbrabat dominicum corpus accepit , sicque missa cxîeirata , spem Domino reddidit.
Ilunc ^rbona virum meruU sibi post Cacianum Et Mai ut suum Paulo sociavU alumpnum. (Sic.)
Kalendas maii obiit Bernardus , Sacrista major Sancti Pauli , anno Domini M. C. L. Primo. A + û.
612. Epitaphe de Guillaume de Saint-Hilaire, chanoine de Saint- Paul et de Saint-Just, mort le 8 des ides de février (û/«s bis quarto februi'), l'an 1 1 j4-
613- Ce marbre, retiré du cloître de Saint-Etienne à Toulouse ,
'L/njii-Ct-;
C iiu'
n'est pas entier. H contient trois épitaphes on trois indications nécrologiques.
La première est celle de Jean-Baptiste Curtasola, chanoine laïque , mort aux kalendcs d’avril i ig8.
La seconde annonce que Bruno de Garrigiis , autre chanoine laïque , mourut l’an i igg.
Enfin, la troisième est consacrée à un autre Bruno de Garrigiis , mort en 1207.
61 4. Cette épitaphe d’Alamanda , femme de Guillaume de Chateau-Neuf ( de Castro novo ) , est très-remarquable en ce qu’elle prouve que les chanoinesses de la métropole existaient à une époque bien antérieure à celle qu'on assigne pour leur fondation , et aussi, parce qu’Alamanda portait sur son écu la croix de Toulouse. Ainsi on peut présumer qu’elle appartenait à la famille des Comtes de cette ville. Cette noble dame mourut le 6 des kalendes de janvier de l’an 1 223.
61 5. Aux nones de septembre 1 204 , Géraud Dieucapins ( Diocapinio ) , l’un des officiers ( prœpositus ) du monastère de Saint-Paul , à Narbonne , fit une fondation pieuse pour le repos de son âme et pour celles des siens. Cette fondation fut ifravée sur ce marbre qui a 0,5^' de haut, sur o,54 de large, iille est terminée par deux vers léonins ou rimés.
616. Epitaphe de Calvcn, chanoine de Saint-Saturnin, décédé en I a3o.
61 7. Monument de Raymond de Barthe, grand chapelain , Capellanus major , décédé le 6 des ides i’avril 12Î3.