‹ Description du Musée des Antiques de ToulouseChapitre 70 sur 102 · Ce marbre était placé à gauche de la pdrte qui, de la · texte numérisé non relu

Ce marbre était placé à gauche de la pdrte qui, de la

S rande nef conduit dans le cloître. Elle est commémorative e la mort de Raimond de Sellis , prêtre , prieur de Saverdun , chanoine de Saint-Saturnin , mort en 1235. Après cette date, on lit : Jacet ( R. de Sellis ) , in prima cisternha. Sic.

61 9. Ce jietit marbre contient la note nécrologique de Bertrand de Toulouse, chanoine, mort en 1246.

620. Pierre de Prulhac,* chanoine laïque , mort en i25o, avait au-dessus de son tombeau le petit moniteur funéraire indiqué ici.

021.* C’est dans le cloître de Saint-Bertrand de Commingesque

fut enseveli Simon Je Argenos , archidiacre et sacristain , dont cct archétype retrace l’épitaphe. 11 mourut le i6 des kalendcs d'octobre , l'an i .5 1 .

622. Pierre de Thola ou de Tholosa , chanoine et ouvrier ( operarius ) du chapitre de Saint-Etienne , mourut aussi en 1.5 1 , selon l'épitaphe conservée sous ce numéro.

623. Le prieur td’Artigat , François de Monts, chanoine» cessa de vivre aussi en ia5i. Son épitaphe est placée sous ce numéro.

624. Un chanoine du chapitre de Saint-Saturnin , qui , ainsi que Pierre de Thola , est désigné par la qualité operarius , mourut <le même en i.5i, aux kalendcs de mars. On le nommait Arnaud Rufus ou le Jîos. Le marbre placé sous ce numéro contient son épitaphe.

625. Dans cette même année qui nous fournit tant de moniteurs funéraires, Bertrand do Villeneuve, l’un des membres de l’illustre famille de ce nom , mourut à Toulouse. Son épitaphe , tirée du cloître de Saint-Etienne , dit qu'il était Jamiliarius istiiis loci.

626. Epitaphe de Raimond Caniger , prêtre et chanoine de Saint-Etienne , décédé en ia55.

627. * J’ai déjà fait connaître toute l’importance de l’abbaye de Saint-Victor ; c’est du cloître de celle-ci que provient ce monument. La partie inférieure est dirisée en trois portions. Dans celle du centre est une croix entre deux candélabres. La lurfe et le soleil paraissent dans le haut du bas-relief. La portion de droite représente un autel qui supporte un calice au-dessus duquel est une croix. Un prêtre en costume sacerdotal se retourne vers le peuple. Dans la partie correspondante à gauche , on voit le portail de l’abbaye surmonté de son clocher. L’inscription nous apprend que ce monument fut consacré au sacristain Hugues :

Hugo sarnsta , quem pe/ra tegit brevis ista ,

Congaudet relis sanrtis soc tus Michaehs.

Sic Vnô'ersorum fias , et drrus monaroram.

r.tiUor sanr/orum , merito srpetitur , rorum Templo quod pnmo quasi Mum fecit abynv).

- Diomiai h'i' éioOQ lc

IJeposllis membris ociaoa lure noucmbris.

M si jung»Uxt C hls , post L quinque srquihxr ,

Annus monstrdXlK in quo super astrn loqusXut.

G28. * Cet archétype d'un monument du cloître de Saint- Bertrand de Comminçes offre un souvenir de Pierre de Fita, mort le \\ des kalcndcs de décembre de l’an laSy. Il était chanoine , sacristain et archidiacre. *

629. Le chanoine dont cette modeste inscription conserve le souvenir, portait le nom de Roîfer de Comminges. Appartenait-il aux Comtes de cette petite province ? C’est ce qu’on ne peut affirmer ; mais , à cette époque , on voyait beaucoup de membres des races les plus puissantes , entrer dans les ordres sacrés , et même vivre obscurément dans la paix du cloître et dans la retraite la plus profonde. Celui dont l’épitaphe est placée sous ce numéro , mourut en i a58.

630. Ce petit monument est aussi consacré à un chanoine , mort la même année que le précédent. Il se nommait Âmelius de Sanars.

631 . Ce monument a été placé par Roger Bernard , Comte de Foix, sur la tombe de Raimond de Foix, qui fut prieur du couvent de la Daurade , et qui mourut le 6 des kalcndes d’août, l’an du Seigneur ia58. Voici l’inscription gravée sur ce marbre :

Dominus Rogerius Bernardi , Cornes Fuxi , posait istum lapident super JratremRaiinundum de Fttxo, avunculum suum , qui fuit Prior hujus domus sexdecim annis et hobiit (sic) anno Domini i a58 , halendas augusti.-

Lc Comte nommé ici est Roger IV, fils de Roger Bernard II. n succéda à son père en ia4i, et mourut en ia65. Son oncle , frère de Roger Bernard II , avait d’abord été destiné à mendre l’habit religieux à Bolbonne. On voit qu’il mourut à Toulouse étant prieur du couvent de la Daurade.

632. Ce monument singulier ne nous donne pas le nom de celui à qui il fut érigé. On^e le trouve qu’en abréviation. Le mar-

i bre porte la date de a des ides de juin de l’an ta6o.

633. Epitaphe de B. dcSucco, prêtre, chanoine et ouvrier (qpc-

rarius ') de Suint-Saturnin de Toulouse , mort le j des ides de noveiuLre de l’an 1261.

634 . Inseription tmnulairc de B. de Pont, chanoine, décédé le le 6 des noncs d’octobre 1262.

635 . * Epitaphe de II. de Gourdan, chanoine, sacristain et archidiacre d’Aurç, mort l’an du Seigneur laGi , le 2 (les ides du mois de juillet.

636 . * Monument sépulcral de Vital de Vaxosion, chanoine, archiprêtre et sacristain de l’église de Comminges et de celle de .Saint-Gaudens, mort le 2 des nones de novembre de l’an du Seigneur 1264.

637 . Bernard de Crozilles, précenteur et prieur claustral, mort le 8 des ides de septembre de l’an 1 260 , était enseveli dans un tombeau au-dessus duquel on avait placé cette inscription.

638 . Voici encore un membre de la famille de Villeneuve ; il se nommait Bertrand, comme celui du n." 624, et était chanoine de Saint-Etienne. Il mourut en 1268.

639 . Souvent dans le désordre des guerres civiles, les monumens tombent sous les efl’orts de la haine et de l’ignorance. Rien n’est sacré pour des sectaires fanatiques , et les sépulcres des bienfaiteurs de l’humanité n’obtiennent pas même les respects du pauvre. ^C’est ainsi que les religionnaircs de Castres renversèrent le tombeau de Pierre Dert, fondateur de l’hospice de cette ville. Un heureux hasard déroba l’épitaphe de cet homme de bien à la destruction qui l’avait menacée, et apres plus de deux siècles d’abandon et d’oubli, elle a été recueillie pour le Musée de Toulouse. Elle porte la date de l’an 1269, et est ainsi conçue :

Anno incamationis Dominiit. cc. lxviiii , hic rcquicscit corpus PctriDcrt, qui hedificavit (sic ) et construxit islud hospitalc , ad honorent Del et bealœ Mariœ malris cjus , et bcali Jacobi Apostoli.

640 . * Epitaphe d’Atariolus de Saint-Paul, chanoine de l’église de Comminges, mort le 3 des kalendtt de mars de l’an 1271.

641 . Ce marbre est chargé de trois écus blasonnés, parmi lesquels on voit celui des Roulfiac. i\.u centre est un espace \ide

où sans doute on devait , selon la mode du temps , graver une figure. Il contient deux épitaphes : la première est consacrée à la dame Raimondc, femme de Guillaume de RouflTiac, morte le 5 des nones de juillet l’an 1275. La seconde est celle de Guillaume de RouUiac, qui décéda le 5 des ides de septembre l’an 1279.

642 . Pi*rre sépulcrale d’Aymeric, chanoine ^ chancclièr et ouvrier, ou maitre de l’œuvre, de l'Eglise de Toulouse, mort le 1 6 des kalcndes d’août 1 282. On a sculpté sur ce monument le Christ dans une gloire et tenant le globe du monde ; à sa gauche, Aymeric présenté par son ange gardien ; à droite, l’ànie d’Aymeric, sous la forme d’un enfant, est offerte au Seigneur par un ange; dans la partie inférieure du monument Aymcric est étendu dans l’attitude de la mort.

643 . *Le tombeau de Pierre deSolario, chanoine, sacristain et chantre de l’église de Coinminges, mort le 1 1 des kalendcsde novembre de l’an 1 283 , est dans le cloître de Saint-Bertrand ; au-dessus est cette inscription.

644 . * On lit sur cet archétype : Anno Domini Mcctxxxr. xx. halendas marlii obiit Bernardus de Baledsa. Orale pro eo. Pater noster.

645 . * J’ai déjà rapporté l’un de nos monumens sépulcraux où le nom de celui auquel il fut consacré n’est indiqué que par des sigles : dans celui qui est placé sous cc numéro , il y a une abréviation dans le nom. On peut lire peut-être Arnaldus de Deusdedit , ou de Desdcit.Ce personnage était prêtre, chanoine, chantre et aumônier de l’église de Comminges ; il mourut l’année du Christ ( anno Ùliiisti ) 1292, le second jour des ides d’avril.

646 . Epitaphe de Arnaud Ruppé ou de la Roche , chanoine , décédé le 3 des kalendcs de septembre 1 290.

647 . L’inscription gravée sur ce marbre est élégante dans sa forme , et scs ornemens paraîtraient plutôt du 1 S."'*' que du I S."'" siècle. Il y a quelque chose d’insolite dans les mots ; ainsi à la troisième ligne on lit ic jhacet, pour hic jacet ; à la cinquième on trouve le mot mensis, écrit mcncis. Ce monument était au-dessus de la sépulture de Bernard de Caze-

neuve et de Mascarosa sa fille; il porte la date du mois de mars de l’an du Seigneur i

C48. * Cette épitaphe, qui ferme la série de nos inscriptions du I S."*' siècle , conserve la mémoire de vénérable homme M. Guillaume de Aset, diacre et chanoine de l’église de Comminges, et archidiacre de Aran * , qui mourut le 4 des kalendes d’avril de l’sn i ag 8 . ^

G49. * Le quatorzième siècle nous a laissé , particidièrement â Saint-Bertrand de Comminges, une longue suite de ces moniteurs nécrologiques , de ces inscriptions, en général si courtes, qui nous apprennent seulement la date du' décès d’un ecclésiastique ou d’un paroissien. Mais ces monumens, où nous retrouvons les élémens de la paléographie de cette époque , ont d’ailleurs l’avantage de former une chaîne entre les temps antiques et les temps modernes, et de fournir quelques documens à l’histoire ecclésiastique. L’inscription placée sous cc numéro , apprend que le lieu de Garin , dans la vallée de Larboust , lieu où j’ai retrouvé des autels votifs et des inscriptions sépulcrales, avait en i3oo un chapelain, qui était prêtre de l’église de Comminges. On le nommait Sancius de oolicr.

650. * On remarque sur ce marhre que le nom de celui auquel il fut consacré, n’est pas inscrit en entier; il y a, comme sur d’autres , un signe d’abréviation au-dessus de ce nom. Cet ecclésiastique était sous-diacre, chanoine et archidiacre d’Aurc. Il mourut aux kalendes de novembre de l’an i3o5.

651. * Epitaphe de Jean Maurice, châtelain de Sauveterre, mort, le 19 des kalendes de février, l’an i3io.

652. Cette inscription était autrefois dans le cloître des Franciscains de Valcabrère ; elle est consacrée à Dominique de Orda, mort le g des kalendes de septembre i3ii. Il paraît pour lui , comme pour liien d’autres , que le nom palronimique était pris du lieu d’où le personnage qui le portait était originaire. Celui-ci tirait sans doute son nom de Ourde , village de la vallée de Baroussc, situé .i quelques lieues de Valcahrère. fin de cette inscription est presqu’entièrement

I SaiLs tioule delà Talléc d*Aniii, qui faisait alors partie du cHocc.se de Comniingcs.

formée Je sigles ou de mots abrégés. M. de Castel lane la rétablit ainsi :

Si tu srnlires quo tendis et unde venires ,

Nunquam rideres sed in omni tempore fleres.

65.3. ’ Pierre de Bemet, objet de cette épitaphe , n’était point engagé dans les ordres sacrés , ainsi que le plus grand nombre de ceux dont on retrouve à Saint-Bertrand et ailleurs la mention nécrologique gravée sur des marbres. Il mourut le 9 des kalendcs li’octobre de l’an 1 3 1 1 .

654. * Ce fut le i8 des kalendcs d’août que mourut Jean Fabre,

t irèlre et habitué de l’église de Sainl-Just de Valcabrère. On it à la fin de son épitaphe, qui est placée près du portail si remarquable de cette église antique, ces deux lignes rimées, l)icn connues par d’autres monumens , et que nous retrouverons dans l’église même de Saint-Bertrand:

Çu: tumulum remis me non mortaiia .v/jcrnis,

Tali namijue doaio claïulilur omnis homo.

655. * Cette épitaphe de Géraud de Bagcran , .sacristain et chanoine , est dans l’église de Saint-Bertrand. Après la dévote mention de la prière à adresser à Dieu pour le défunt, on trouve ces vers, dont les deux premiers sont les mêmes que ceux de l’inscription de Jean Fabre :

Qui tumulum remis , rue non mortaiia spernis ,

Tali namque :/oino rlaudilur omuis homo,

Cum fex , cum /imiis , rui res vitissima simus Unde. superL\ta\ls ad stalum turpe reJimus.

Cette inscription porte la date du 8 des kalendcs d’avril de l’année i3i4*

656. Cette inscription a été retirée du couvent des Frères Prêcheurs ou Dominicains de Saint-Gaudens ; elle porte la date du 4 novembre iBso, et est relative à de pieuses fondations faites par la dame IVLlela Asnaba.

657. Epitaphe d’Arnaud Cavalier , chanoine, mort eu loao. Il est représenté sur ce petit monument.

658. * C’est à Bernard de Bise, chevalier eX familier de l'é:;lise de Comniinges, mort le 6 des noues d’octobre que

ce monument fut élevé. Un village éloigné d’environ trois lieues de Saint-Bertrand, porte îe nom de Bise.

659. * Epitaphe de maître Jean de Arro , docteur , mort le 6 des kalendes d’octobre i3a4*

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