‹ Description du Musée des Antiques de ToulouseChapitre 8 sur 102 · Stèle en calcaire. Hauteur o,5y*, largeur o,3g · texte numérisé non relu

Stèle en calcaire. Hauteur o,5y*, largeur o,3g

Elle se divise en trois tableaux ou registres.

Le premier représente une de ces scènes que l’on retrouve souvent dans les rituels ou manuscrits funéraires. Une femme, en attitude d’adorante , a devant elle des ofirandes qu'elle présente aux Dieux qui sont en regard. On voit d’abord Osiris, seigneur de rAmcnthi , de la région de stabilité ; il tient un sceptre à tète de coucoupha , et posé comme une statue sur une plinthe. Derrière la femme adorante est une ligne d’hié* roglyphes contenant la prière qu’elle adresse au Dieu des morts. Dans la partie supérieure , sont quatre colonnes d’hiéroglyphes; derrière Osiris, ou le Dieu qui tient la première place , est Haras Arstèsi , à tète d’épervier , coilfé du Psebent, orné du Lituus; il tient dans la main droite la croix ansée , le signe de la vie divine. Quelques caractères hiéroglyphiques sont gravés près de sa tète. La déesse qui vient ensuite est Isis, caractérisée par un globe entouré de deux cornes. '

Le second tableau contient l'image d'une femme accroupie , dont la tète ne paraît plus , la stèle ayant été brisée en cet endroit. Deux autres femmes dans la même attitude tiennent chacune une fleur de lotus ; enfin , un homme , de très-petite taille , est debout et ses mains sont pendantes. Douze colonnes d’hiéroglyphes sont gravée» audessus de ces personnages.

Le troisième tableau montn- aussi trois femmes accroupies, tenant chacune une fleur de lotus , et à l’extrémité du registre , une femme debout , d’une très-petite taille.

29 . Stèle. Hauteur, o, 46 ', largeur, 0,79'; autre monument sépulcral ou psycologique. Un homme placé à droite , invoque ,

‘ en leur faisant des offrandes, quatre divinités qui semblent le recevoir. La première, coidee du Pschent, tient le sceptre et le fléau ; on peut y reconnaître Osiris , seigneur de l’Enfer on de l’Amenthi ; le Dieu qui suit, à tète d'épervier est Horusj il lient un sceptre. La Déesse placée derrière lui est Tafné ou ^ Tafnel ; elle a une tète de lionne , et on la retrouve quelquefois dans les tableaux funéraires^ vient ensuite Anubis, à tète de scliakal , élevant la main gauche et tenant de la droite la croix ansée , signe de la vie divine. Entre chaque figure ou au-dessus, se trouve une inscription* en caractères hiéroglyphiques. Le second tableau offre un homme et une femme assis ; devant eux sont des offrandes : ce sont deux ■ morts parvenus au bonheur de la vie future , ou , comme on disait, ce qu’exprimaitde mot égyptien T’Ameut,

que nous trouvons gravé sur plusieurs de nos monumens chargésd’inscri plions. Une fleur de lotus est parmi les présens offerts aux deux défunts. Devant eux est un homme jeune qui fait une libation. La femme assise a un cône sur la tète ; il en est de même des trois autres qui accompagnent ou suivent celui > qui fait la libation : elles ont de plus une fleur de lotus sur ' la tète. Le cône est , selon Champollion jeune , un signe que la personne qui le porte est morte , et l’on trouve en effet sur la télé de beaucoup de momies , des cônes de diverses matières ; mais comme dans les bas-reliefs et les peintures on retrouve aussi cet emblème sur la tète des personnes qui assistent aux cérémonies funèbres , aux offrandes adressées aux défunts, 011 peut croire, avec M. Rosellini *, que c’était pour les personnes vivantes un emblème de douleur , un signe de deuil.

30 . Stèle en pierre calcaire. Hauteur , o, 5 o' , largeur , 0,28'. Globe ailé. Au-dessoiLs la Bari mvstique dans laquelle paraît le Dieu Phré le Soleil ), tenant le sceptre comme modéra-

I Di un Uussi' ril/erv B^ytiano , vtc. , ï 5 , 26.

leur monde. Sa tête est coiffée du Pschent ht appendices relevées. Derrière lui est gravée une barque ou vaisseau , caractère figuratif. Devant lui , sur un cippe élevé est un schakal.

Le second tableau ressemble à foutes les autres stèles ; on y remarque qu’il y a deux femmes adorantes , séparées du premier tableau par deux lignes horizontales d'écriture hiéroglyphique ; il y a dans ce dernier registre quatre colonnes de caractères.

Page 1