‹ Description du Musée des Antiques de ToulouseChapitre 80 sur 102 · Sainte Catherine. — Autre bas-relicf moulé à Saint-Ber · texte numérisé non relu

Sainte Catherine. — Autre bas-relicf moulé à Saint-Ber

trand; la grâce de la pose et la finesse des détails font oublier facilement les légères incorrections que présente cet archétype, jdacé aussi sur un de ces admirables supports des grandes ligures de la boiserie d’Auch. %

710. Ris-relicf qui était placé au-dessus de l’arc ogive de la porte de Matabiau. Ce monument , qui date de l’éjioque de la Renaissance , représente deux Anges supportant un médaillon rayonnant , surmcÿité de la couronne d’épines du Sauveur , et ayant au milieu le monogramme de Jésus- Christ ; les pilastres qui soutiennent l’entablement sont ornés des instrumens de la passion , figurés en bas-relief. On voyait des inonumens semblables au-dessus des portes de Saint-Slichel et de Saint-Etienne. Ils furent tous placés vers l’an i5iy.

711. Débris des'ornemens d’une porte de l’hôtel de ville. Ces scnlptures sont du célèbre ISieolas Bachelier. Des Génies tiennent itne guirlande. Ces deux médaillons indiquent le talent facile de cet élève de Michel-Ange.

712. Statue en albâtre de Guillaume Briçonnet, cardinal, ministre d’état et archevêque de Narbonne.

Ce monument est d'un très-bon travail. Arraché, pendant la révolution, de l’église catliédrale, bâtie sous l’invocation de saint Just, il a été acquis pour la ville de Toulouse en iSaa, et transporté peu de temps après dans le Musée.

Guillaume Briçonnet naquit à Tours de Jean Briçonnet et de Jeanne Berthelot. Il se maria, étant encore très-jeune, à Raou- Ictte de Rcaune, et en eut deux fils. Après la mort de sa femme , il entra dans les ordres sacrés, et fut d’abord évêque de Saint- Malo , puis de Nîmes et archevêque de Reims. Ses talens l’appelèrent à la cour; et ayant acquis la confiance entière de Charles VIH, il engagea ce monarque à entreprendre la-con- <piêtc du royaume de Naples, expédition glorieuse sans doute, mais imprudente jiciit-être. Elevé à la dignité de cardinal , sous le titre de Sainte-Pudentiane, il parut avec éclat dans le concile de Pise , et se montra fort opposé aux prétentions de Jules 11. Aussi fut-il cité à Rome et privé de la pourpre; mais

Leon X lui rendit celle haute dij^nilé. Il sacra Louis XII à Reims, et fut dans la suite placé sur le siège de Narbonne. Zélé pour la gloire de la France, ami des gens de lettres et des artistes , il fut loué par tous ceux qui surent apprécier son mérite et ses grandes qualités. Le Feron l’appelle, Oraculum regis , regni columna. Il mourut le 4 décembre 1 5 1 4, et fut inhumé dans le chœur de l'église de Saiut-Just, à Narbonne, où sa famille lui fit élever un tombeau décoré de bas-reliefs en albâtre. La peine que lui causa le triomphe des consuls de Narbonne qui étaient en procès avec lui, et les démonstrations de la joie publique précipitèrent ses derniers instans. Les auteurs remarquent que ses deux bis , qui parvinrent dans la suite, l’im à être évêque de Meaux, l’autre de Lodève, lui servirent , à la messe , l’un de diacre , l’autre de sous-diacre. Le cardinal Briçonnet avait, selon la mode du temps, plusieurs devises. La première, en français, n’avait que trois mots : L’humilité m’a exalté. La seconde , aussi courte , était en latin : Ditat servata fides.

713. Petite statue en pied du cardinal Briçonnet. Elle provient aussi de l’église de oaint-Just de Narbonne.

En arrière du mausolée s’élève un monument en pierre , ayant trois ouvertures; c’est une partie de la façade de l’hôtel blaynier, nommé plus tard de Lasbordes, qui de toutes parts est couvert de sculptures dues au ciseau de Nicolas Bachelier.

Dans la partie supérieure des arcs , sont des tètes moulées sur celles qui décorent les travées extérieures de la boiserie de Saint-Bertrand.

714. Ce monument en albâtre est l'un des plus précieux objets

S ue renferme la Galerie de la Reuaissancc. Dans une niche cmi-circulaire , la sainte Vierge tient le Clirist mort sur scs genoux. Dans des nuages les Esprits célestes contemplent cette scène de douleur. A droite et à gauche , sont deux magistrats à genoux. Ce bas-relief était placé dans le chœur de l’église des Carmes de Carcassonne , au-dessus du caveau de la famille de Saint-jVndré. Celui pour lequel ce monument a été érigé est Pierre, premier Président du Parlement de Toulouse, Conseiller du Roi et Président à la Cour de Gènes , sous le Roi Louis Xn. Une inscription gravée en très-petits caractères remplit le svubassemcül uu tombeau :

Hic est canella cl sepul." Nobi."™ parcniiim & major clari simi viri dô l’clri D. Sco. Andrea lcj;û Doc.", Con."" Rrgii fie priin. Prsidf'tis Parlamrlo Thlë ac Psidf-t laniie lî , Xpia."‘" Do* n.''" Frâcor. Ucf;e Ludovico xn""* Do* ianvc & Mcdiolaul duce Quoh. aie Rcqicscüt i pace. Amen.

7 1 5. Cet autre monument provient aussi du choeur de réj*lise des Carmes de Carcassonne. Dans une niche dont l’arc est supporté par des pilastres décorés par de gracieuses arabesques , est représenté, à genoux, un guerrier armé; dans le haut de la niche et dans une masse de nuages, apparait la sainte Face du Sauveur. Au-dessous du guerrier , dans un cartouche , est gravée l’inscription suivante :

Lan mil ctcc xtv et Ir ïïü îre ^nirié au qurl iar fut la batallje bauant pauu morut a laîtirtr bataUjc nablf 3fl)an br Sainrt Slnbrc l)ammc b’arrafs bf la compagnie bc iUona. bc ^ornon, !Dim por $a grâce lui face merci.

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